13/06/2005

Libération

 

Ainsi donc, pensa Sabrina, toutes les vies des Henri’s sont mouvementées, on y raconte plus d’action que de détails psychologiques, les Henri’s ne sont pas « mode », encore moins tendance, ils ont même tendance à se poser des questions aussi absurdes que :

Ciel ! mon mari ou encore, tiens, comme c’est étrange, un Non ferme et massif entraîne la libération d’otages et remets un Jacques en place du héros batmanisant...

 

Le peuple applaudit, il adore les vieux sur le retour, ça lui fait oublier les futurs qui n’enchantent pas.

 

Rien ne m’empêchera d’écrire tout ce que je découvre annonce-t-elle avec candeur sans remarquer derrière sa mobylette pétrolante rue de Rome une grosse Hyundai aux vitres teintées.


05:51 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

12/06/2005

Un dimanche de tout repos !

La cata ! Il y a un bonhomme fendeur de pipe qui passe, il donne un truc, elle l’essaye, nous sommes inondés !

 

 

Les disques durs ont bouffé la choucroute, les Henri’s se déballonnent, Henri Troyes est revenu, on dit qu’il est à Bruxelles, Henri du 349 est sur la route de Memphis,...

La Suisse est entrée par Schengen, localité du Grand duc et des banques, esprit de famille,  tout est donc parfait, Kim de la Corée a la bombe atomique.

 

 

— Les revoilà, dit Hélène d’une voix plate.

Un halo de lumière blanche s’étalait sur l’horizon, derrière eux. Les phares de la seconde Mercedes apparurent.

— On n’y arrivera pas ! on se traîne, dit Henri Sim.

Dans le rétroviseur, les deux phares se rapprochaient comme deux balles traçantes survolant le macadam. Deux phares. Une seule voiture ! Il restait un espoir, un espoir absurde, irrationnel. Un contre un. Le détective liégeois freina, pila.

— On se sauve dans la campagne, chacun de son côté. Je t’en prie, fais-le. L’un de nous doit s’en tirer.

Hélène, très pâle, hocha la tête en ouvrant la portière. La lumière inonda l’intérieur du break.

— Saute ! hurla Henri. Mais saute donc conasse ! Elle saisit la poignée et la tira avec une telle violence qu’elle cassa net. Sim plongea, ouvrit la portière en poussant de toutes ses forces puis il projeta Hélène sur la chaussée. Elle roula sur les gravillons, s’écorchant les mains et les genoux, puis, hoquetante de terreur, se faufila sous la glissière d’aluminium et se mit à escalader le talus.

L’herbe était glissante de rosée. Elle s’étala sur de la terre grasse, heurtant durement une pierre. Elle entendit des freins, des portières qui s’ouvraient et le rugissement du moteur de la voiture quand le patron de l’Ara tenta de redémarrer. Presque aussitôt, il y eut un bruit de tôles et de vitres fracassées. Et deux coups de feu. Ils l’ont tué ! Ils l’ont tué ! se répétait-elle en sanglotant. Aveuglée par les larmes, les doigts en sang, elle arriva en haut du talus et se glissa entre des sapins.

Au dernier moment, tandis qu’elle allait s’enfoncer dans le taillis, elle jeta un coup d’œil en arrière et vit la troisième voiture.

La Porsche noire qu’elle avait vue derrière elle à Pont Saint Esprit était arrivée comme un fantôme et s’était arrêtée net à la hauteur des deux voitures. Les portes étaient ouvertes et deux hommes avaient mis pied à terre, le bras tendu et appuyé sur le rebord de la fenêtre.

Ils ouvrirent le feu avec des gros pistolets, par courtes rafales. Un homme sortit de la grosse Mercedes sombre et courut sur la route en zigzag, tenant un pistolet-mitrailleur à la main.

 


07:59 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/06/2005

ça me dit

 

Henri, ce matin a annoncé à Martine, la newave forem sdiplomate secretary que la carte mère de son ordinateur chauffait, elle a décroché le thermomètre mural et l’a posé sur son unité centrale pour vérifier si c'est vrai que ça chauffe...

Sûr, elle va faire long feu !

 


16:46 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10/06/2005

Du pain sur la planche

 

En place, en place, c’est vite dit, cela ressemble à un commandement de professeur de gymnastique, mais sandieu, nous ne sommes pas aux pièces ! Sabrina avait fait annoncer : Dès la semaine prochaine, sur les traces de la « Vérité » dans les aventures d’Henri.... tous les liens dans Henri débloque. C’était s’avancer promptement dans une impasse, les vacances judiciaires approchant à grand pas, tout autant que celles que s’octroient les édiles, les politiques et les gens de l’« assemblée ». Le site Xian débloque se retrouvera donc gréviste d’ici deux ou trois jours et ce jusqu’en septembre au moins, et pas trop tôt, il ne faudrait pas que d’autres jumelles s’écroulent.

 

D’autant plus que l’ami Roro avait écrit à propos de certain départ : J’ai toujours bien compris que le but de la colonisation n’était pas d’apporter le bonheur à ces populations mais à créer chez eux les besoins « artificiels » pour pouvoir y vendre les produits superflus de nos productions qui, pour rester « vendables » doivent être produits en masse et en quantités invraisemblables.       
L’hypocrisie est à la base de notre société « économo-politique ». Et l’arrogance des élise romane, juive et islamique y jouent un grand mauvais rôle.

 

Mais les informations se suivent, se succèdent, sans discontinuer. Celle-ci aiguille-t-elle Sabrina dans ses recherches : MAFIA ET DECHETS TOXIQUES [Amnistia 06.06.05] Combien des navires, transportant des déchets hautement toxiques ont été, volontairement, coule en plein méditerranée ? Un mafieux "repenti" témoigne: L'opération a été menée par la la 'ndrangheta, la puissante mafia calabraise. Mais qui étaient les vrais commanditaires ?

http://www.amnistia.net/news/articles/planete/mafdeche/mafdeche_404.htm

 

Sabrina continue à sillonner les routes et les bibliothèques, quoi qu’on en dise, les aventures vraies d’Henri seront prêtes, clame-t-elle, pour le feuilleton de la rentrée !

 

Qu'ont-elles toutes à se coucher sur le dos, attendant le labour, offrant leur profondeur, leur impudeur. La Colo chapitre neuf en ligne dans la rubrique « la Colo », là aussi des informations étonnantes, le massacre des Tutsi annoncé quatre ans avant les faits ...

 

D’ailleurs, Sabrina se prépare à mieux sinon plus, elle raconte à qui veut l’entendre qu’elle oserait narrer l’histoire de Xian, rien à voir avec la ville de la pharmacie Janssens à laquelle Dolce Paola a rendu visite (disent les journaleux qui racontent même qu’on a découvert ce patelin avec son régiment en 1985 bien que Xian y pris pseudonyme en 84 à la vue du soldat surgissant de sa tranchée). Il aurait dit à une amie que Sabrina, qui passait un matin, avait entendu que cela avait commencé à l'école un jour de fâcherie avec le surveillant et quatre heures de "colle",... que ce fut le départ de l'aventure non encore terminée de l'écriture... Sabrina n’hésitera-t-elle donc pas non plus à dévoiler des secrets bien cachés depuis les années cinquante ?

 

Mais ne s’embarque-t-elle pas dans des klûtera comme dit Ketje Henri

 

La mobylette et la réflexion associées ont conduit Sabrina sur la piste de deux Ernest qui habitent des villas voisines.

 

Ernest Grosjean est relieur, sa femme Mariette est rigolote. Ce n’est pas le cas de Soude, ce n’est pas non plus celui de Ernest Auguste de Hanovre

 

Ernest Soude est le fondateur de la multinationale Soude. Au milieu du XIXème siècle, un grand-père Soude découvre un procédé bon marché pour produire de la soude, matière de base entrant dans différents processus industriels. A la fin du siècle, l’homme dirige déjà une “petite” multinationale avec des usines en Angleterre, France, Allemagne, Autriche et Russie. Soude est, avec Delhaize, la seule entreprise belge cotée en Bourse qui n’annonce pas ses participations. Autrement dit personne ne peut déterminer avec précision ce que contrôle Soude. Les familles “Soude” recoupent en fait une vingtaine de noms dont les Poële et les Janssens, sans compter les petits Grosjean et les grands de Hanovre.

 

Chez les Soude, on donne volontiers des gages aux états, sous forme de châteaux et parcs pour recevoir en échange de solides bons du trésor et des avantages pratiques et légaux incontestables permettant le contrôle social du populo qui comme on le sait depuis le référendum français est parfaitement idiot. Chez Soude on pousse à la diversion vers des savons de luxe et des concepts amaigrissants pour détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes sinon sidérantes, n’a-t-on pas pu lire il y a quelques jours que l’on allait faire un site gendre Disney Walibi, bibi, autour de Chambord.

 

La stratégie de la diversion est indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines primordiaux : science, économie, cybernétique.

Principe de base fort bien appliqué un peu partout, exemple rigolo récent avec le passage libéral socialiste à Madrid lorsque les « Brigades Abou Hafs al-Masri-Al-Qaida » (après celle-là tumeur !) impliquées (sic) dans les attentats contre deux synagogues à Istamboul, du coup, quand un train a sauté en gare, plutôt que d’y voir la colère des usagers toujours pris en otages par les conducteurs grévistes, on cria à l’Eta puis un plus malin se lança dans le remake de Charles Martel.

 

«L'escadron de la mort a réussi à pénétrer au coeur des Croisés européens et à infliger un coup douloureux à l'un des piliers de l'alliance croisée, l'Espagne», affirmait le texte signé des «Brigades Abou Hafs al-Masri-Al-Qaida...

 

Ketje Henri de rire en son soi-même, pour la zwanze, les Espagnols venaient de renverser Tyl Uilenspiegel et Lamme Goedzak, le soci-populo pleura un peu quelques morts, les impôts furent augmentés pour réparer la station de chemin de fer et les Espagnols votèrent oui à l’Europe !

 

J’ai du pain sur la planche pensa Sabrina, sans comprendre, peut-être, elle-même, qu’il fallait aussi faire connaissance avec le boulanger et le menuisier.

 


05:43 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

09/06/2005

Suisse ou Turquie ?

Vélomotorisée et casquée, Sabrina traverse la banlieue pour aller rejoindre un coquin qui enquête pour elle sur la Crespel Limitée, elle porte un short en levis jean javellisé avec des trous sur les fesses.

 

 

La Crespel Ltd est une société financière s’occupant autrefois de théâtre et de cinéma ayant absorbé la Cie d’assurances Cotona en 1979. Le groupe Crespel, ce sont aussi des studios à Hong Kong et des banques diverses en Allemagne de l’Est, ce qui a multiplié le profit par deux voir trente depuis l’invention ferrugineuse de la parité du Deutche Mark suivie de la conversion or en euro. (Pour mémoire, un sous de l’est qui valait 5 francs belges est devenu plus d’un demi euro actuel par l’opération du Saint Esprit et de Schroeder réunis, le même Schroeder qui affirmait haut et fort que la France n’existe même pas ! – discours proposant les cinq objectifs de la politique extérieure de Bonn, 3 juillet 1963). Les Crespel, par alliance, sont entrelacés aux Van Mulder, actionnaires minoritaires chez Carrelet (les fameux restoroutes), spécialisés dans l’embouteillage d’une boisson pharmaceutique gazeuse brune. Ces gens-là ont débuté dans la finance par le petit goulot de la bouteille célèbre, ils ont rempli sans discontinuer des bouteilles de Coca Cola.

L’autre actionnaire important de la compagnie des restoroutes Carrelet est Youssouf Ben Moulfrid qui a apporté un certain savoir-faire dans l’activité de catering. Il faut ici remercier Madame Carambole pour ses précisions concernant les Turcs, gens de bonne compagnie, ils ne peuvent être qu’Européens de Stamboul Nord, vu les constats effectués. La compagnie Crespel possède également la franchise de sept hôtels Holiday Inn et Jean van Mulder a été durant de longues années le président du club de football « La Gantoise ». Malgré son grand âge, Jean Van Mulder aime les techniques modernes et répète souvent à son gendre et collaborateur :

 

— Nous refusons de marcher avec notre temps, nous sommes bizarres, nous préférons piloter nous-mêmes ou faire des choses nous-mêmes. Attention, Georges, un de ces jours vous serez disparu et derrière cette table sera un robot plein de fils et de transistors qui ne demandera pas de promotion s'il fait le boulot correctement.

 

Van Mulder junior, dit Jojo pinteur, se le tint ainsi et se contenta de choisir des vacances dans le catalogue de Thomas Cook. Rentrant chez lui, il annona à Godelieve que cette année, ils feraient la Floride, cela changerait de ces voyages semestriels sur la côte d'Azur et des Nice et Cannes qui font rêver jusqu'au menton.

 

Godelieve n’eut pas l’air de trouver cela génial, Flair et Gala lui proposaient la Nouvelle Zélande moins cher et une plage super avec boîtes de nuit pour jet society. Le ménage ne sortit pas conforté de la décision importante prise par Mulder junior qui pourtant apportait là une bonne nouvelle européenne, la croissance était de retour, sa femme et lui étaient des consommateurs de chocs, il avait réservé pour eux deux une chambre avec plus que tout le confort et même deux chasses d’eau par toilette.

Junior n’était chagriné que par un détail, on venait de lui apprendre que la commission "Copie privée", à l'initiative des ayants droit de la musique et du cinéma, avait décidé d'appliquer une redevance aux clés USB et aux disques durs externes haute capacité.

Il se demanda s’il emporterait son portable.

 

Changeons-nous les idées se dit-il, dans sa langue maternelle.

Il commença par polir sa queue pour qu’elle glisse bien entre ses doigts. Ensuite, il la glissa dans son étui.

Grand snookiste devant l’éternel, Monsieur Georges sortit, comme il était rentré chez lui, par la porte et précipitamment, il se rendit à son club pour l'entraînement quotidien. Il salua ses compagnons de jeu et enchaîna partie sur partie. Concentré sur ses coups de queue, il ne remarque pas cette fille qui le regarde attentivement.

 

Lui, il manie sa queue avec dextérité, ses coups sont fins, adroits et les boules s’entrechoquent.

 

Enchaînant les points à une vitesse fulgurante, les boules entrent dans les trous et il gagne ses parties. Une pause, il se commande un Op Ale. En savourant sa boisson, il regarde les gens dans la salle, c’est alors qu’il aperçoit le couple, une jeune rital et un clampin blondasse, des inhabitués, des inhabituels.

 

Est-ce vrai, pense Sabrina que la Crespel Ltd a rachete l’American export film company, et peut-être Universal ? puis pour se donner une contenance, sans être obligée d’embrasser Lucien, elle ramasse une gazette qui traîne, elle lit ce fait divers dans la « Dépêche » de Lausanne :

LE JUGE PROTÉGEAIT UN «HONNÊTE HOMME D’AFFAIRES» ASSOCIÉ AU PARRAIN DE LA SACRA COTONA.

L’affaire Cuomo, qui a éclaté en Suisse au printemps dernier, n’a guère fait de bruit dans le reste de l’Europe. Et pourtant, elle est symptomatique de l’ampleur qu’a prise le trafic de cigarettes sur l’ensemble du continent. Le 10 mai de l’année passée, la justice Suisse arrêtait un «honnête homme d’affaires» d’origine napolitaine; Gerardo Cuomo. Il résidait au Tessin depuis 1993, où il avait d’ailleurs obtenu un permis de séjour renouvelable d’année en année. Le problème, c’est qu’il était alors sous le coup d’un mandat d’arrêt international délivré par la justice italienne, qui le soupçonnait de trafic de cigarettes, d’armes et de drogue dans le cadre d’une instruction sur le holding Crespel.

 

Un magistrat Insoupçonnable

À Lugano, Gerardo Cuomo avait réussi à tisser un réseau de relations toujours utiles; il fréquentait ainsi le président du tribunal pénal cantonal, Franco Verda. Âgé de 59 ans, ce magistrat suisse est loin d’être un inconnu. C’est lui qui avait présidé le tribunal qui avait jugé Licio Gelli, le grand maître de la loge secrète maçonnique P2. C’est lui également qui avait mené le procès des frères Magharian, les deux principaux protagonistes de la «Lebanon connection», une affaire de blanchiment d’argent. Comme avocat, Cuomo avait pris Désirée Rinaldi, compagne puis épouse du juge Verda. Séduit le couple ne pourra résister aux largesses de Cuomo; un prêt de plusieurs millions pour une mystérieuse société de production d’eau et des vacances sur son yacht somptueux, Pendant ce temps, Cuomo continue d’organiser son trafic de cigarettes au départ du Tessin, où ce genre d’activité n’est pas un délit !

 

Le grain de la Sacra Coma

Ses cigarettes de contrebande passent par le Monténégro, l’Italie, la Belgique et l’Allemagne. Il a pour associé Saverio Prudentino, parrain présumé de la Sacra Corona, la mafia des Pouilles. Bizarrement le juge Verda avait, en juin 99, débloqué un million et demi de francs suisses, appartenant à Prudentino, et saisis par la justice tessinoise. Un simple hasard ? Pas pour la justice italienne, qui possède l’enregistrement d’une conversation de Cuomo se vantant d’avoir personnellement obtenu cette faveur auprès de Franco Verda. Un Verda qui préviendra d’ailleurs Cuomo, peu avant son arrestation, de ce que ses comptes bancaires allaient être gelés.Toujours est-il que, début août, le juge et son épouse seront inculpés et placés sous mandat d’arrêt. Deux arrestations qui provoqueront un certain émoi en Suisse. Une Suisse où l’on préfère généralement ne pas connaître les véritables activités des «honnêtes hommes d’affaires» venus placer leur fortune dans des banques bien hermétiques.

 

Les moyens mis en oeuvre sont donc importants et tout tend à démontrer que le trafic de cigarettes est désormais entièrement aux mains du crime organisé. On est loin des agissements du chômeur anglais qui va charger son break au Luxembourg afin d’arrondir ses fins de mois difficiles. Comme le dit le rapport Lasso:

«L’implication du crime organisé dans ce type de fraude est manifeste. Des organisations criminelles aux réseaux étendus pratiquent la contrebande de cigarettes, parallèlement à leurs activités dans d’autres secteurs criminels, comme le trafic de drogue <..) On note un usage accru de la violence dans ce type de fraude. En Allemagne, par exemple, la mafia vietnamienne, qui contrôle la vente illégale de cigarettes, pratique le chantage au racket et fait entrer en action des commandos de tueurs pou ser faire respecter».

 

La question que se pose Sabrina avant d’écrire un livre sur Henri est : mais donc le pire est vrai ?

 

A des lieues de là, Céline observe un ballet étrange d’hommes, elle s’en ira dans un quart d’heure, sans avoir trouvé de trèfle à quatre feuilles dans le gazon, à vrai dire en Turquie, il n’y a pas de gazon.

 

Tout se met donc en place, les sources se définissent, les gens parlent ... Cet Henri-là devrait donc bien être avec nous dès septembre...


05:17 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08/06/2005

Mercredi 8

 

La question est - comme aurait dit Marchais ou André Renard devant les cheminots et leurs saucissons - "civilisationnelle". Non, cela n'est pas de la démagogie. C'est pure vérité. Maigrir, grossir, montrer son string, proposer ses seins à l'étalage, bronzer, s'épiler, se vendre, se proposer, se refaire une virginité, c'est le monde actuel, c'est la civilisation mondiale. De Moscou à Pékin, de Varsovie à Vancouver, il faut maigrir au printemps, et se reproduire sans succès jusqu'à l'été d'après. Il faut bien leur donner un os à ronger, à ces femelles que l’on ne gestapote plus.

Pourtant, Céline qui marche d’un pas ferme sur le trottoir de Gulück, petit faubourg byzantin a d’autres préoccupations.

Istanbul (anciennement Byzance, puis Constantinople) est la principale ville de Turquie, elle s’allonge de part et d’autre de la Corne d’Or (baie de la ville européenne) et du Bosphore. On se baigne en mer de Marmara. On distingue : sur la rive européenne, au nord de la Corne d’Or, l’ancienne ville franque, avec les faubourgs de Galata et de Péra, au sud, la ville turque (ancienne Byzance); sur la rive asiatique, Üsküdar (Scutari), ville turque musulmane. La cité est un centre commercial et industriel qui s’enorgueillit de plusieurs universités et de quelques monuments comme la basilique Sainte-Sophie construite vers 535, la mosquée du sultan Bayazid (1501), la mosquée Süleymaniye qui date de 1550, le palais Topkapi.

Conquise par les Turcs en 1453, l’ancienne Constantinople fut, sous le nom d’Istanbul, la capitale de l’Empire ottoman jusqu’en 1923. S’y côtoient aujourd’hui près de neuf millions d’habitants.

De nombreux aventuriers s’y égarèrent, à commencer par le fameux prince autrichien, Rex, non, celui-là est allemand, Malko. Bob Morane s’y égara et Hubert Bonniseur de la Bath faillit y perdre son sang-froid.

 

D’autres nom sans doute peuvent être rattachés à l’histoire souterraine de la cité, le monde est petit, n’y vit-on pas Drouviotis qui sera poursuivi dans l’Irangate, Moeris lié au Front national, le gendarme qui enquêta sur le nommé Van Mullen et qui fut, lui-même, arrêté par la police dans le cadre de l'affaire Bauloye menée par le commissaire Marnette, lequel tombera sur la maffia des hélicoptères di Rupette.

Au bord du Bosphore, en passèrent des amis et des ennemis d’Henri, un Belmondo avec de la barbe et pas de la trop bien taillée un peu hirsute, et là, un bonhomme qui embrasse sa promise les pieds dans l'eau, Céline ne les reconnaît pas, elle a un regard qui ressemble à celui de Stéphanie de Monaco.

 

Elle se posa la question terrible, à la de Villiers, sont-ils européens, elle y répondit en forme de maxime à la Montesquieu — Le grand avantage des représentants, c’est qu’ils sont capables de discuter les affaires. Le peuple n’y est point du tout propre. Les hommes au large menton et les blondes se doivent-ils d’être inquiets d’une question qui ne vaut pas vingt sous ? En tous cas, on a pu lire chez Xian débloque que Paul-Henri Spaak envisageait bel et bien des Turcs européens. Sacrée tête de turc ! Va-t-on devenir Persans ?

De toutes façons, ce sera sans plus d’effet qu’autre chose, le monde est une Société anonyme, un trust dont les financiers occultes possèdent toutes les actions. Trust à filiales : Socialiste, la plus englobante, Communiste la plus populaire, Royaliste à la Belgo-espagnole avec frites sauce mexicaine et choucroute saucisse, Démocratique la plus courtisée, celle qui ne se laisse jamais voir et peut-être bien Fasciste partout où l’économie du bien du peuple a foutu une merdouille inextricable. 

Ah ! voici la petite maison — sans prairie, où Céline devait se rendre. Ici par d’obscurs chemins aboutiraient des pouvoirs décisionnaires. Céline, bien qu’ancienne dans le métier, se pose encore toujours la bonne question, est-il nécessaire que l’histoire naisse sans fin dans les cabinets noirs, les alcôves, les fosses d’aisance, les ateliers de dentisterie, les laboratoires pour yeux de lapins shampooinés.

 


05:51 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

07/06/2005

Monde cruel

Pour éviter les soucis, genre l’Olonais, Henri – Etienne a conseillé à Sabrina de redire aux lectrices en mal d’amour et aux lecteurs politico-inspirés, un vrai mensonge : tous les personnages qui apparaissent dans ce feuilleton sont fictifs, y compris ceux qui occupent un poste officiel, et c'est bien fait pour eux, ah ah ah ! D’autant plus qu’il est constant que les emplois fictifs occupent une partie du temps des zélus. Car qu’iraient-ils, sinon, faire, en cette galère ?

 

Quant à la femme, héroïne perpétuelle du feuilleton de base, elle a pris corps dans les caractères d'imprimerie puis dans les photos glacées. En a-t-il rêvé, Henri, de ces héroïnes de romans, Milady bien sûr mais bien plus encore Constance, et la blanche Aline, seule fille vêtue de Tryphème, l'adolescent solitaire s'est complu des bouleversements et des émotions suscitées par ces filles là. Il n'y a donc rien d'exceptionnel à ce qu’il tâche encore émouvoir les filles ou les sœurs de ces dames de l'imaginaire, aujourd’hui Céline, demain ou hier Claudine, Nadine, Blandine, Emeline, Popeline et autres Vaseline.

D’ailleurs suffit d’une ritournelle pour mettre le feu aux poudres ... Et partout dans la rue J'veux qu'on parle de moi Que les filles qu’elles soient nues Qu'elles se jettent sur moi Qu'elles m'admirent, qu'elles me tuent -u Qu'elles s'arrachent ma vertu u... et tous les loups hurlent et les moutons bêlent.

 

Le monde est cruel sous des dehors chansonniers, Céline a accepté depuis longtemps de vivre dans ce monde-là. Elle a décidé une fois pour toutes qu’elle appartenait à la caste des malins, de ceux qui survivent. Henri aussi. Si le colonel Dubois (devenu, je crois général en retraite honoraire) lui avait réglé une avance sur sa redevance et l’avait accompagné à l’hélicoptère qui devait le ramener vers la civilisation, Fabius ou Bové, Bond (à moins que ce soit Drommard, Malko ou un autre, ils sont tellement nombreux !) n’aurait pas eu d’états d’âme. De même, Céline aurait vidé quatre amants d’un coup de leur substance sans aucun remords. Mais voilà, tout ne se passe pas comme dans les livres, encore moins comme dans les sitcoms et les remords, les états d’âme, ça vous prend seulement quand les choses tournent mal. Quand on risque de passer du camp des gagnants dans celui des perdants. Alors, on se dit qu’il n’y a pas beaucoup d’humanité dans tout ça, que c’est cruel, brutal, immoral, tellement injuste. Oui, le monde est injuste.

 


06:28 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |