29/04/2008

Ici et là

Ce matin, je prends le café là-bas en lisant un poème de Vlaj Wladislas.   
Un oiseau venu



Un oiseau venu d'au-delà des océans, m'apporte une
lettre où il est question d'un pays s'embrasant par le
feu et l'épée et de tant et tant d'autres choses malsaines
qui au ciel bleu de mon Île font injures.

La lettre m'apprend...

Là-bas, la grande houle de guerre déchire le tissu d'une
unité.
Là-bas, les vents en grand désordre affolent les corps
comme les âmes.
Là-bas, l'alouette hier haute perchée au ciel bleu de
l'aurore ne grisolle plus. Son chant est dominé par celui
"ferraillé" des armes.
Là-bas, des hommes, des femmes, des enfants, sont
séparés, selon qu'ils sont du signe de la croix ou du
croissant. Leurs yeux vides implorent le ciel dans le
trouble d'une prière.
Là-bas, un pays se gangrène au gré de la houle de
guerre, s'enfonce dans la boue, ne laisse pour garde
que ruines dans l'immensité d'un abandon, et les
vivants de ce monde oublié se meurent en silence.
Là-bas, la houle de guerre cache en son sein sec, le
prélude à une mentalité primitive lié à un atavisme des
hommes qui appliquent la loi du retour.

Là-bas, le bleu de mon ciel est-il le même ?

 Toi vouloir zimages ? Toi jete coup d’œil ici et là ... : http://cdreze.ibelgique.com/Prefix-WEB-Dir/Europe/?d=Adam(autres endroits insolites)(Visages de France)

 

De la réalité à la fiction  Vestiaire et des tas de liens qui vous enroulent, se déroulent et se profilent, dans des endroits insolites et même banalement ici et là, avec vous ...  

C’est ici aussi.

Et  caractériellement(stiquement) ici

 

06:30 Écrit par Xian dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/04/2008

Les révolutions populaires changent quoi ?

 De la réalité à la fiction  Vestiaire et des tas de liens qui vous enroulent, se déroulent et se profilent, dans des endroits insolites et même banalement ici et là, avec vous ...  

C’est ici aussi.

08:17 Écrit par Xian dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/04/2008

L'étranger

 

Les fantasmes dont l'homme est à la fois l'artisan et la victime ne sont-ils pas l'antidote inconscient aux valeurs superficielles que nous offrent les civilisations techniques ? Peut-on s'empêcher de fantasmer sur la vertigineuse chute de reins d'une mère de famille qui attend l'autobus, patiemment dans la file des employés têtes baissées ?

 

On peut dire que Sidonie Duval ne passa pas inaperçue ce matin-là au marché bihebdomadaire de Saint Germain l'écluse. La vieille dame, mais qui savait son âge ?- arriva comme d'habitude Place du Général de Gaulle à neuf heures précise. Emmitouflée dans un manteau pur poil de chameau, brun passé, acheté aux Trois Suisses un peu avant la grande crise, elle trottinait dans de jolies bottines vernies noires. Son caddie roulait derrière elle, comme à l'ordinaire... sauf que ce n'était pas elle qui le tirait, mais bien le plus exotique des êtres jamais vus dans la petite ville de Saint Germain l'écluse.

 

Malgré la fraîcheur du printemps, l'homme ne portait qu'un curieux pantalon bouffant de couleur rouge, retenu par une large ceinture dorée en tissu. Ses babouches bleues claquaient sur le bitume. Il marchait torse nu, révélant ainsi le ton mat de sa peau et la puissance de sa musculature. Des enfants le prirent pour un célèbre catcheur américain, d'autres pour un basketteur à cause de sa taille, près ou plus de deux mètres !

 

Les adultes, eux, ne s'y trompèrent pas, et reconnurent en lui ce qu'il était réellement : un étranger au crâne rasé. Un grand anneau de cuivre à son oreille droite apportait une ultime touche exotique à l'extraordinaire accoutrement de cet individu non moins spécial. Le marché de Saint-Germain résonnait habituellement sous les clameurs des marchands, les conversations des ménagères, et les piaillements des enfants qui couraient de l'étal copieusement achalandé du poissonnier au véritable jardin luxuriant que constituait le stand du fleuriste, pour toujours revenir à l'antre merveilleux du confiseur. Mais lorsqu'ils virent Sidonie Duval et son étrange porteur, tous, petits et grands, baissèrent la voix, ralentirent ou s'immobilisèrent, louchant sur l'improbable couple. La vieille dame ne s'aperçut pas que tous les regards se braquaient sur eux, que dès qu'ils s'éloignaient un peu ils devenaient l'unique sujet de conversation. Toujours suivie de son porteur, elle fit le tour des commerçants dans l'ordre immuable qu'elle respectait depuis 30 ans. Seul le fleuriste, à la fin de sa tournée, prit l'initiative de lui demander l'identité de l'étrange acolyte : " Mais où avez-vous donc pêché ce grand escogriffe ? ", demanda-t-il en enveloppant ses fleurs. " Vous ne me croirez jamais " répondit la vieille dame en tendant un billet de cinquante francs. " Dans une lampe. ". Le fleuriste haussa les épaules et rendit la monnaie en grommelant des paroles inintelligibles.  Et pourtant, Sidonie Duval n'avait dit que la stricte vérité : elle avait réellement trouvé son porteur de caddie dans une lampe. Quant à la lampe, vous vous en doutez, elle l'avait dénichée sur les étagères poussiéreuses de « Rome Inde et Pakistan Antiques furnitures » disait la devanture, rue Royale, près de la gare.

 

 

Suite : http://xianhenri.be/complets/Courtes%20nouvelles.htm#_L'&...

07:00 Écrit par Xian dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/04/2008

Gibraltar

 

J’ai prolongé ma tasse de thé et fermé les yeux, comment suis-je passé de Bouillon à Gibraltar, seuls les djinns peuvent le dire, eux qui ensorcelèrent le rocher de Jabal Tariq devenu territoire de l’empire britannique depuis 1704.

  

Surprise, je n’étais pas dans ce fourbi touristique de fin de monde blanchâtre mais dans l’étonnant coin que l’Espagne revendique depuis 1967, sans succès, il faut le dire et créant mille emmerdes à sa gracieuse et vieillotte majesté. Faut le savoir, les successeurs de Franco déclarent violation de leur espace aérien pour chaque appareil atterrissant sur la piste de Gibraltar même.

 2007 1907 Je n’étais pas là ...

 

06:30 Écrit par Xian dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/04/2008

Scandaleux ! Lettre à Julie !

« Je viens, sous le coup de l’indignation qui m’agite, protester, avec une violence dont je ne me serais jamais cru capable, contre le reportage ordurier que l’émission “Ce soir en France” nous a fait entendre hier soir vers 21 h 15.Je rougis, Madame Julie, d’avoir à vous répéter le couplet braillé par des étudiants ivres, et lancé dans le monde entier par les antennes de la Radiodiffusion nationale :Un jour la sœur CharlotteS’asticotait la motteAvec une carotteGrosse comme le brasAh! ah!Vous décrire la confusion de mon épouse est impossible, (elle m’avoua, plus tard, que le couplet immonde avait réveillé dans son âme apaisée des souvenirs de longues séances d’horticulture entre pensionnaires aux « oiseaux », pensionnat pour jeunes filles de bonnes familles).Et l’étonnement de mes cinq enfants, les pauvres innocents, qui m’ont demandé, dans l’ingénuité de leur âge tendre : « Qu’est-ce que la motte, dis, papa ? »Que pouvais-je leur répondre, Chère Julie, qui puisse les renseigner sans les scandaliser ?Enfin, ces ah! ah! pleins de sous-entendus ont amené dans mon âme des perturbations profondes et je ne sais quel démon inconnu a pris possession de mon être depuis que j’ai entendu cette chanson de perdition. Je suis pourtant un homme de sens rassis et mon scapulaire ne me quitte pas. Les voies du Malin sont vraiment impénétrables, ce sont maintenant les voies radiophoniques... »

09:43 Écrit par Xian dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/04/2008

Merdalors

Le réchauffement continue ... lis-je dans une gazette bien informée...

 

La Chine du Sud a connu l’hiver le plus rigoureux jamais enregistré depuis 50 ans et, dans certaines provinces, depuis un siècle. Les tempêtes de neige et le froid sibérien ont plongé ces régions dans un chaos glacé : une centaine de morts, plus de cinq millions de voyageurs coincés dans des trains surpeuplés pendant plusieurs jours, ni chauffage ni éléctricité dans les foyers. Ces intempéries hivernales auraient coûté à l’économie chinoise environ 15 milliards de dollars.

 

et d'autre part vive le sauvetage de la planète, je roule au carburant le plus propre (gaz lpg) donc j'ai reçu l'aimable invitation de payer une taxe de roulage supplémentaire de 150 € . Merci les sauveteurs de la planète !

06:58 Écrit par Xian dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/04/2008

 

Là, il faut que je vous dise, le sujet Gary a été l’objet de remarques usuelles de la part des féministes et autres suffragettes. Pourquoi n’y aurait-il que les hommes qui s’ôtent la vie.Je n’ai pas voulu répondre par les méchancetés masculines du genre et parler des Bardot ratées aux Dalida réussies, je me suis souvenu d’un autre texte commis (oui, on peut commettre un texte !) dans les Érotiques et sataniques en 1987 ...Mon ami HG ...Le professeur HG (nous le nommerons ainsi pour préserver son anonymat menacé par les groupes de pressions et les chanteurs populaires) a présenté récemment une machine qui permettra peut-être de découvrir enfin la vérité, non seulement sur notre ami Philippe mais aussi sur Lady X et Charles et Louis Alfort, sans compter l’explication que l’on pourra donner quant aux fameuses portes.  — La voici donc, mon cher H., la merveilleuse mécanique dont vous avez annoncé la venue lors du au symposium de Varsovie. Je détaillai de la machine haute d’environ deux mètres puis j’en fis le tour lentement, passant la main sur le splendide tableau de bord en noyer, m'attardant sur le guidon en cuivre poli.Il n’y a pas de siège ?— C’est inutile, compte tenu de la durée de l’expérience, n’est-ce pas.— Le voyageur adopte la station debout, il effleure des touches et des « digit » puis en un tournemain, il fixe à la manette principale la date, lui-même. Ainsi explique le professeur H, le sujet est transformé par le translateur supertonique de la même manière que Lambique dans l’outil de Barabas mais avec toutes garanties de satisfaction, remboursement en cas de problème, bien sûr.Le voyage commence par une transformation en lumière électronique du voyageur qui est expédié dans l’éther par cette antenne d’orichalque pur.Ainsi donc, le voyageur va faire le tour du globe, rencontrer la princesse Amandine, il parlera avec le capitaine intemporel, découvrira l’hôtesse et la professeur de natation intergalactique. Tout cela se passe à la vitesse de l’éclair avant d’être capturé par un jeu de miroirs sur lesquels le programmeur a écrit la date fixée et le lieu choisi avec la manette. Le miroir concave reproduit alors au milieu du foyer le sujet dans sa configuration de départ, à l’endroit fixé, à la date dite.Tout ceci se passe en quelques nanosecondes.Et tout fonctionnera très exactement si les producteurs de la batterie au cadmium ont livré correctement ce qui leur a été commandé et que les géomètres de la circonférence de la Terre ne se sont pas trompés. Cette aventure qui arrive est plus intéressante que les travaux de Pierre et de Marie et plus amusante que les exploits d’Houdini. Je me suis méfié de l’exaltation de H à partir de ce moment-là ! Mon cher Magellan me dit-il, qui d’autre que vous pourrait inaugurer cette belle machine ? Avec mon invention, vous passerez à la postérité. Je passai une main souple et dubitative sur la carrosserie en émail vert de l’engin et je posai la question qui me trottait en tête : Et donc, si votre rayon électronique de translation magnéto vaporisante rencontrait sur son chemin un obstacle, que deviendrai-je ? Ne doit-on pas craindre les parasites chers à Messieurs Franklin et Marconi ?— Non, non non, mon cher H, je ne participerai pas à cette aventure-là. Ce n’est pas demain que l’homme voyagera ainsi et sur le champ, je repris mon vieux fantacoptère pour aller faire mes achats chez Macisdas.A l’entrée du grand magasin, je rencontrai mon vieil ami Adrien le Polonais qui me parla de la petite salope qui montre sa culotte et puis son cul, et qui ne sait pas encore que son appartement nouillorquais est complètement trafiqué, piégé, bourré de tout ce que la miniaturisation électronique a inventé pour voir et écouter les autres.— J’étais occupé à essayer d’ouvrir cette foutue malle, me dit-il ensuite, lorsqu’en sortit par un trou que je n’avais pas remarqué une souris, j’ai alors tâté les papiers du bout de ma chaussure pour n’avoir pas à plonger la main dans une famille de rongeurs, mais la famille en question était partie sous d’autres cieux laissant dans la malle plus de confetti que le carnaval de Venise.— J’aurai dû regarder plutôt, j’ai espéré que ces sales bêtes n’avaient pas décortiqué toutes mes archives familiales.C’est ainsi que j’ai vu que la fameuse Dominique et vous-même, me dit Adrien, étiez dans l’arbre généalogique, rattaché d’une manière certaine à nos ancêtres non seulement Polonais mais aussi de Vovoïdine et de Syldavie.— Dominique, lui dis-je, vous voulez parler de cette nonne ? — Oui, oui, bien entendu. Née en 1933 à GelukstadiIterville, au nord de Bruxelles, Sœur Sourire, de son vrai nom Jeanne Deckers, a grandi, me raconte-t-il alors avec fougue, au couvent vaudou de Plancenoit les burnes.Dans le calme du cloître, sa mère Sœur Anne Polydor, engrossée par un certain Jean-Paul, de Cracovie, lui-aussi, comme moi, l’avait mise au monde dans les choux amoureusement soignés par le jardinier du couvent.Cette sordide affaire avait commencé alors que Sœur Anne ne voyant rien venir avait décidé de collecter pour les petit chanteurs à la queue de bois et s’était égarée dans un parc entourant le somptueux château de la confrérie des Vicaires de dieu.Ce fut un drame qu’elle porta en elle pendant neuf long mois, allant jusqu’à demander au Pape de l’époque Pie 3,14 de faire une bulle pour lui pardonner. Le Saint-Père restera dur comme marbre et par un soir d’orage, Sœur Anne a donc mis au monde la petite Jeanne Deckers. Contrairement à ce qu’on a pu lire dans la presse à cette époque, Deckers n’est pas le nom de famille de Jeanne, mais son second prénom, noté par l’employé communal bilingue. Six ans plus tard glisse sur le pays une terreur brune à croix gammée, c’est la goutte qui fait déborder le vase au couvent de Plancenoit les burnes. Les pratiques vaudou deviennent monnaies courantes et l’enfant transformée en zombie prédira la chute de Stalingrad et la transformation du couvent par l’ordre dominicain.Ainsi la petite Jeanne se lance du haut de la table de communion aux vêpres du 14 juin 1950 et lance son cri de ralliement, Dominique nique nique, elle a dix-sept ans ! C’est un tel succès (treize rappels, trois évanouissements) que la sœur supérieure de l’époque, la mère Belabbès décide de la laisser aussitôt enregistrer un disque. Elle se rend donc en trolleybus à la maison bleue, succursale de Barclay, le roi du microsillon qui lui mitonne un juteux contrat de cinquante ans renouvelable et qui lance avec ses amis la danse nouvelle : Nique la bien fort .

Le succès est immense et de Hollywood à Genval on chantera Dominique, Véronique, Gueuze Lambik, et l’enthousiasmante Lapine lapine qui hélàs amènera Sœur Sourire au suicide le premier avril 1985, elle avala un poisson cru psychédélique de la nouvelle maison de disque, Comebak.

Vous tournez en rond dans le labyrinthe de Xian ?

Il est temps d’aller : là bas

06:49 Écrit par Xian dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |