07/04/2008

 

Là, il faut que je vous dise, le sujet Gary a été l’objet de remarques usuelles de la part des féministes et autres suffragettes. Pourquoi n’y aurait-il que les hommes qui s’ôtent la vie.Je n’ai pas voulu répondre par les méchancetés masculines du genre et parler des Bardot ratées aux Dalida réussies, je me suis souvenu d’un autre texte commis (oui, on peut commettre un texte !) dans les Érotiques et sataniques en 1987 ...Mon ami HG ...Le professeur HG (nous le nommerons ainsi pour préserver son anonymat menacé par les groupes de pressions et les chanteurs populaires) a présenté récemment une machine qui permettra peut-être de découvrir enfin la vérité, non seulement sur notre ami Philippe mais aussi sur Lady X et Charles et Louis Alfort, sans compter l’explication que l’on pourra donner quant aux fameuses portes.  — La voici donc, mon cher H., la merveilleuse mécanique dont vous avez annoncé la venue lors du au symposium de Varsovie. Je détaillai de la machine haute d’environ deux mètres puis j’en fis le tour lentement, passant la main sur le splendide tableau de bord en noyer, m'attardant sur le guidon en cuivre poli.Il n’y a pas de siège ?— C’est inutile, compte tenu de la durée de l’expérience, n’est-ce pas.— Le voyageur adopte la station debout, il effleure des touches et des « digit » puis en un tournemain, il fixe à la manette principale la date, lui-même. Ainsi explique le professeur H, le sujet est transformé par le translateur supertonique de la même manière que Lambique dans l’outil de Barabas mais avec toutes garanties de satisfaction, remboursement en cas de problème, bien sûr.Le voyage commence par une transformation en lumière électronique du voyageur qui est expédié dans l’éther par cette antenne d’orichalque pur.Ainsi donc, le voyageur va faire le tour du globe, rencontrer la princesse Amandine, il parlera avec le capitaine intemporel, découvrira l’hôtesse et la professeur de natation intergalactique. Tout cela se passe à la vitesse de l’éclair avant d’être capturé par un jeu de miroirs sur lesquels le programmeur a écrit la date fixée et le lieu choisi avec la manette. Le miroir concave reproduit alors au milieu du foyer le sujet dans sa configuration de départ, à l’endroit fixé, à la date dite.Tout ceci se passe en quelques nanosecondes.Et tout fonctionnera très exactement si les producteurs de la batterie au cadmium ont livré correctement ce qui leur a été commandé et que les géomètres de la circonférence de la Terre ne se sont pas trompés. Cette aventure qui arrive est plus intéressante que les travaux de Pierre et de Marie et plus amusante que les exploits d’Houdini. Je me suis méfié de l’exaltation de H à partir de ce moment-là ! Mon cher Magellan me dit-il, qui d’autre que vous pourrait inaugurer cette belle machine ? Avec mon invention, vous passerez à la postérité. Je passai une main souple et dubitative sur la carrosserie en émail vert de l’engin et je posai la question qui me trottait en tête : Et donc, si votre rayon électronique de translation magnéto vaporisante rencontrait sur son chemin un obstacle, que deviendrai-je ? Ne doit-on pas craindre les parasites chers à Messieurs Franklin et Marconi ?— Non, non non, mon cher H, je ne participerai pas à cette aventure-là. Ce n’est pas demain que l’homme voyagera ainsi et sur le champ, je repris mon vieux fantacoptère pour aller faire mes achats chez Macisdas.A l’entrée du grand magasin, je rencontrai mon vieil ami Adrien le Polonais qui me parla de la petite salope qui montre sa culotte et puis son cul, et qui ne sait pas encore que son appartement nouillorquais est complètement trafiqué, piégé, bourré de tout ce que la miniaturisation électronique a inventé pour voir et écouter les autres.— J’étais occupé à essayer d’ouvrir cette foutue malle, me dit-il ensuite, lorsqu’en sortit par un trou que je n’avais pas remarqué une souris, j’ai alors tâté les papiers du bout de ma chaussure pour n’avoir pas à plonger la main dans une famille de rongeurs, mais la famille en question était partie sous d’autres cieux laissant dans la malle plus de confetti que le carnaval de Venise.— J’aurai dû regarder plutôt, j’ai espéré que ces sales bêtes n’avaient pas décortiqué toutes mes archives familiales.C’est ainsi que j’ai vu que la fameuse Dominique et vous-même, me dit Adrien, étiez dans l’arbre généalogique, rattaché d’une manière certaine à nos ancêtres non seulement Polonais mais aussi de Vovoïdine et de Syldavie.— Dominique, lui dis-je, vous voulez parler de cette nonne ? — Oui, oui, bien entendu. Née en 1933 à GelukstadiIterville, au nord de Bruxelles, Sœur Sourire, de son vrai nom Jeanne Deckers, a grandi, me raconte-t-il alors avec fougue, au couvent vaudou de Plancenoit les burnes.Dans le calme du cloître, sa mère Sœur Anne Polydor, engrossée par un certain Jean-Paul, de Cracovie, lui-aussi, comme moi, l’avait mise au monde dans les choux amoureusement soignés par le jardinier du couvent.Cette sordide affaire avait commencé alors que Sœur Anne ne voyant rien venir avait décidé de collecter pour les petit chanteurs à la queue de bois et s’était égarée dans un parc entourant le somptueux château de la confrérie des Vicaires de dieu.Ce fut un drame qu’elle porta en elle pendant neuf long mois, allant jusqu’à demander au Pape de l’époque Pie 3,14 de faire une bulle pour lui pardonner. Le Saint-Père restera dur comme marbre et par un soir d’orage, Sœur Anne a donc mis au monde la petite Jeanne Deckers. Contrairement à ce qu’on a pu lire dans la presse à cette époque, Deckers n’est pas le nom de famille de Jeanne, mais son second prénom, noté par l’employé communal bilingue. Six ans plus tard glisse sur le pays une terreur brune à croix gammée, c’est la goutte qui fait déborder le vase au couvent de Plancenoit les burnes. Les pratiques vaudou deviennent monnaies courantes et l’enfant transformée en zombie prédira la chute de Stalingrad et la transformation du couvent par l’ordre dominicain.Ainsi la petite Jeanne se lance du haut de la table de communion aux vêpres du 14 juin 1950 et lance son cri de ralliement, Dominique nique nique, elle a dix-sept ans ! C’est un tel succès (treize rappels, trois évanouissements) que la sœur supérieure de l’époque, la mère Belabbès décide de la laisser aussitôt enregistrer un disque. Elle se rend donc en trolleybus à la maison bleue, succursale de Barclay, le roi du microsillon qui lui mitonne un juteux contrat de cinquante ans renouvelable et qui lance avec ses amis la danse nouvelle : Nique la bien fort .

Le succès est immense et de Hollywood à Genval on chantera Dominique, Véronique, Gueuze Lambik, et l’enthousiasmante Lapine lapine qui hélàs amènera Sœur Sourire au suicide le premier avril 1985, elle avala un poisson cru psychédélique de la nouvelle maison de disque, Comebak.

Vous tournez en rond dans le labyrinthe de Xian ?

Il est temps d’aller : là bas

06:49 Écrit par Xian dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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