01/04/2008

(extrait de Cdécritures 301- septembre 1998)

 

- Vous êtes cinglé Schwartzkopf, fit Conroy, rien qu'un foutu malade. Vous me dégoûtez. Maintenant que vous en avez fini avec tout votre blabla, la plaisanterie a assez duré. Rangez votre arme. Vous ferez un aveu officiel au Pentagone et j'oublierai tout de cette conversation.

- Vous ne comprenez rien, avez-vous un jour compris quoi que ce soit ? Je pense que jamais vous n'avez rien compris, Conroy, rien à rien Conroy. Ma confession est assortie d'un prix à payer et le moment est venu de balancer les comptes mon colonel. Vous ne vous appelez pas Conroy, vous n'êtes pas la fille du sénateur Michigan, vous êtes un pilote hors pair, ça c'est vrai mais vous êtes une foutue salope, regardez ce que je viens de trouver dans le rapport de notre espion chez Saddam Hussein !

Schwartzkopf fit feu au moment ou Conroy tournait la tête en direction de la porte du bureau, l'atteignant à la tempe. Le corps de Conroy s'affaissa lourdement au sol. Il lui balança un coup de pied dans les reins. Conroy ne réagit pas. Elle était morte. A l'aide de son mouchoir de poche, il glissa son arme dans la main droite de Conroy.

Schwartzkopf souleva le combiné de l'appareil posé sur le secrétaire en acajou de la petite pièce.

Allo ? Enseigne Tuckson, le colonel Conroy vient de se donner la mort avec mon arme de service. Faites venir immédiatement la sécurité et le médecin légiste au mess de la 64ème.

Schwartzkopf déposa le combiné sur son socle, puis tira un long cigare de la pochette de son veston. Il en coupa le bout avec ses dents, le mouilla en le roulant sur sa langue et l'alluma, inhala la fumée qu'il rejeta vers le plafond bas de la pièce, un sourire de satisfaction sur les lèvres. Un énorme champignon nucléaire s'éleva à l'horizon. Puis une forte lumière se répandit dans le soir naissant, tel un raz de marrée. Bientôt toute cette poussière radioactive se déposerait telle une fine neige. Un spectacle d'une beauté sidérante.

Les fusées Patriote pouvaient être mises en service, les Skud soviétiques allaient trouver à qui parler.

 

suite et autres histoires : Xian

16:05 Écrit par Xian dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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