31/03/2008

Café chaud

 

Dar es salam

 

L'autre jour j'étais à Dar es Salam, un temps capitale du Tanganyika, port sur la côte de Zanzibar, une petite ville de 30.000 habitants ...

 

Et puis j'y suis retourné un matin, le lendemain s'y tenait une conférence en suite des discours qui furent présentés devant la Commission thématique d'Istanbul peu de temps auparavant. Ces discours s'intéressaient éclectiquement à des opérations de réhabilitation et d'assainissement menées à Dar Es-Salaam en République-Unie de Tanzanie et à Chengdu en Chine ainsi que la stratégie de développement urbain de Stockholm en Suède et le réaménagement industriel de la région de Katowice en Pologne.

 

Il y a cinq ans les habitants de Dar es-Salam vivaient dans une cité au réseau routier endommagé et à la collecte des ordures pratiquement inexistante. Parce qu'il faut dire que bourgade paisible et 30.000 habitants, cela correspondait à mon premier séjour ici, mes lunettes m'avaient empêché de constater qu'aujourd'hui, ici à 39°E et 5°S de coordonnées Dar es Salam (arabe : دار السلام, Dār As-Salām, « Maison de la Paix »), autrefois Mzizima, était devenue une de ces villes africaines surpeuplées (voir l'avis de Stéphane Bern) de 3 millions d'habitants, centre économique de la Tanzanie, par où transitent les exportations de café, de coton, et de sisal. De nombreuses industries (produits alimentaires, textiles, ciment, produits pharmaceutiques) assurent la richesse locale tout autant que la pollution urbaine.

 

 

À Dar Es-Salaam, sur les bords de l'Océan indien, des terrains sont disponibles à la construction et des plages peuvent être utilisées dans une optique touristique. Dar Es-Saalam ce sont malheureusement aussi des zones inondables, l'érosion des plages, la déforestation, les quartiers surpeuplés. C'est cette dernière caractéristique qui a été le point de départ du programme national de promotion d'un développement urbain écologiquement durable. Soixante-dix pour cent des 3 millions de personnes vivant à Dar Es-Salaam vivent dans des installations dont ils n'ont pas le droit réel économique ou social d'occupation,  il ne s'agit pas seulement de populations pauvres, certaines catégories aisées connaissent le même problème. On dirait que l'Afrique copie l'Europe avec la découverte des squats, des sans-papiers et sans portefeuilles. Les services : routes, assainissement... y sont devenus inadéquats, le commerce sousterrain poese  un gros problème, les services d'éducation et de santé se détériorent.

 

Bon sang, on dirait que je parle de n'importe quel coin de boulevard de Paris Marseille, Lausanne ou Liège. Il y a même presque autant de noirs.

 

Le café est encore fumant, je touille avec la cuiller fabriquée à Shanghai, je porte mes lèvres à la porcelaine, le café est délicieux, je vous souhaite une bonne journée.

 

 

 

 

 

 

 

 

(Techniquement certains liens sont « hs », cela devrait bientôt redevenir normal, mais est-ce possible dans l'univers de Xian ?)

Vous pouvez aussi aller à Aboudhabi ,Amsterdam, Bâle

et ailleurs par exemple chez trésors de France

 

07:21 Écrit par Xian dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/03/2008

Perdre ses racines

Je pense que pour vivre, il faut s'y prendre très jeune, parce qu'après on perd de sa valeur et personne ne vous fera de cadeaux, disait, paraît-il, Romain Gary. Il avait raison, d'ailleurs son suicide prouve sa hantise de vieillir, il avait peur de ne plus bander, cet innocent, il avait juste oublié que ce qu'il avait perdu en fraîcheur, il l'avait gagné en retenue, lui si bien éduqué, façonné par sa multiculture inhumaine ; Romain Gary, d'origine juive et slave, français par choix, moitié américain, mi-européen, est un exemple de la non-finalité de ce brassage qui ne débouche ni sur la diversité ni sur l'uniformité mais sur la perte de toute substance individuelle.  Pourquoi suis en train de citer Romain Gary ce matin, je n'en ai aucune idée, peut-être le regret de n’avoir su en lire que quelques lignes éparses, j’ai toujours refermé ses livres de quête à l’inaccessible espoir qui ne sont quetomne alors que je veux vivre intensement mille printemps.J'ai reçu une éducation judéo-chrétienne européenne, je déplore que le consensus politique ait submergé ma culture et je pense que la perte de ses racines conduira le peuple de mes régions à l’oubli.Mourir, c’est cela, c’est être oublié.(aller chez Xian)

05:45 Écrit par Xian dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

25/03/2008

Très mode ...

Ce matin, je prends le café à ...  

Canton.

(aussi dénommé Guangzou par ceux qui ne parlent pas comme tout le monde)

    Ce week-end j'étais à Canton, pour faire la fête donc, j’en ai gardé quelque mal au crâne, l’alcool chinois est encore plus traître que les autres. De toutes façons, même sans alcool, Canton donne mal à la tête, essayez d’y trouver l’adresse du bar que votre ami Polonais vous a remise lors de votre dernier séjour à Varsovie.Sans compter que des bars, il y en a plus que partout ailleurs, incroyable, il y a plus de 180000 hôtels et autres maisons d’accueil ici... heureusement il y a les taxis et je paye en dollars, sacré vieux dollars que les Européens rejettent comme de la monnaie de singe et qui ici vous donne accès à tous les plaisirs : thé sucré, thé au lait, crevettes grises, crevettes roses ... Le taxi, eux, sont couleur citron encore un peu vert. Leurs chauffeurs veulent sans cesse vous montrer la cathédrale du Sacré-cœur, un granit gothique catholique de 1860, fermée en 1946, réouverte après la révolution culturelle, enfin une révolution qui n’a pas simplement fait décapiter ses opposants...  

Vous pouvez aussi aller à Aboudhabi ,Amsterdam, Bâle

et ailleurs par exemple chez trésors de France

  (images d’Amsterdam)(autres villes et villages)(trésors de France)(retour chez Xian)

09:30 Écrit par Xian dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/03/2008

Banalement

Joyeuses Pâques.

Xian

09:16 Écrit par Xian dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

17/03/2008

Ce matin, je prends le café à ...

   

Canton.

(aussi dénommé Guangzou par ceux qui ne parlent pas comme tout le monde)

    Ce week-end j'étais à Canton, pour faire la fête donc, j’en ai gardé quelque mal au crâne, l’alcool chinois est encore plus traître que les autres. De toutes façons, même sans alcool, Canton donne mal à la tête, essayez d’y trouver l’adresse du bar que votre ami Polonais vous a remise lors de votre dernier séjour à Varsovie.Sans compter que des bars, il y en a plus que partout ailleurs, incroyable, il y a plus de 180000 hôtels et autres maisons d’accueil ici... heureusement il y a les taxis et je paye en dollars, sacré vieux dollars que les Européens rejettent comme de la monnaie de singe et qui ici vous donne accès à tous les plaisirs : thé sucré, thé au lait, crevettes grises, crevettes roses ... Le taxi, eux, sont couleur citron encore un peu vert. Leurs chauffeurs veut sans cesse vous montrer la cathédrale du Sacré-cœur, un granit gotique catholique de 1860, fermée en 1946, réouverte après la révolution culturelle, enfin une révolution qui n’a pas simplement fait décapiter ses opposants...  

Vous pouvez aussi aller à Aboudhabi ,Amsterdam, Bâle

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06:30 Écrit par Xian dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/03/2008

Gudrun

 

Troisième gauche, au 293 habite Gudrun, c'est la fille d'un (ex)-militaire allemand, elle a un petit ami qui vient squatter régulièrement chez elle, il y laisse un fourbi, un barda, invraisemblable. C'est un de ces collectionneur qui ne semble avoir d'autre passion que ses collections hormis, momentanément, Marcel Modeste, c'est son nom, il ne l'aime pas, il pense que c'est moche de s'appeler Marcel et plus encore Modeste, Modes est son prénom, moi, je trouve que cela lui va, il est un peu effacé, il aime faire des maquettes de bateaux, les collectionner ; les dessiner aussi, de grands bateaux à voiles, très élancés, aériens, des oiseaux, des envols de focs et de perroquets, des rêves de vent, des serments de liberté, de rectitude et d'évidence. Et il est heureux, cela semble parfaitement convenir à Gudrun, quelquefois même, il se met à penser qu'elle aurait pu être un amiral de la Werhmacht, enfin, de leur Navy, oui, la marine quoi. Il la voit bien au volant d'un torpilleur ou quelque chose de ce genre.

Moi pas.

Je la regarde souvent, elle marche nue dans son appartement, fenêtres grandes ouvertes, c'est vrai, cela fait très militaire, discipline spartiate et tout. Elle a le corps souple, la démarche féline, sa féminité ne se remarque pas à son sexe qui est très caché mais par l'ombre de petits seins à peine émergés.

 

D'après les ragots, elle serait secrétaire de direction dans une petite société depuis deux ans. Une de ces amies disait l'autre jour chez la boulangère :

 

- Gudrun a un patron formidable.

 

Je le connais, je ne sais pas s'il est formidable, mais physiquement, il ne gagnerait pas le concours de Monsieur Univers, il se fait un bide, porte cent dix kilos sans chaussures et a le crâne dégarni. C'est vrai que je lui crois un grand sens de l'humour et surtout une propension à s'en foutre de tout, il a annoncé qu'il prenait sa retraite à la fin de l'année.

 

Lui aussi a un air d'ancien militaire, je fantasme sur la légion ou quoi ? Je vois Gudrun et je pense petit ami effacé, mais genre caporal doigt sur la couture du pantalon, tonton ou grand'pa colonel et elle genre Sigourney Weaver qui porterait bien la casquette del la Royale, c'est vrai...

 

C'est fou ce à quoi on pense, quel âge a-t-elle ? Comment vit-elle le temps qui passe ? Elle n'a pas eu l'air inquiète quand le concierge lui a dit qu'on avait trouvé un noyé assassiné dans le deuxième sous-sol des garages. En fait, elle n'a jamais l'air inquiète, sereine, quoi ... Je me demande ce qu'en aurait pensé Boma ?

Tout de même elle doit avoir un cadavre dans le placard, trop quiet (lire kwaïte, de l'anglais quiète), j'ai remarqué qu'une sorte de Colombo la guettait le matin quand elle part, je suis certain que c'est un flic, je les repère tous, au nez, au pif, à l'œil, je les sens, les flics, ils puent.

D'ailleurs, depuis quelque temps, je trouve qu'il y en a un peu trop dans le paysage. Au-dessus de chez Canapé 2000, l'appartement était inoccupé, j'ai constaté que des gaillards de type « j'ai vu le dernier film du FBI » était venu s'y loger, je vois bien qu'ils ont une grosse lunette, je parie même que c'est une Asahi 7500.

(ex CD293 à gauche sur cour - bientôt en pdf !) ( autres extraits et histoires d'Henri : chez Xian )

04:15 Écrit par Xian dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/03/2008

 

 Ce matin, je prends le café à ...  

Bâle (47°33 N 7°36E)

 

  

Ici, ils disent Basel, nous venons de descendre de la Maserati  ....

suite >>>>

  (autres villes et villages)(trésors de France)( chez Xian)

06:45 Écrit par Xian dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |