30/03/2007

Pensée intime de Claude

 

Tout à coup, je sus qu’il était là, sa présence dans mon dos, je n’eus pas le courage de me retourner, pas envie de voir l’expression de son visage, son mépris dégoulinant, sa morgue comme un trophée, une nouvelle fois me taire face à un iceberg, je n’ai pas voulu être vaincue d’avance.

(Kolwézi-Mémoires de Henri, dans la dépêche de mercredi prochain, êtes-vous abonné ?)

 

06:31 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/03/2007

En mémoire ...

Inspiré d’une lecture ou souvenir ancré dans la mémoire

 

Philippe est le dernier client, ce soir. Petros et le sommelier luttent contre le sommeil, deux heures et quart et ce péquenot ne s’en va pas. Comment lui dire que la Maserati quattroporte piaffe d’impatience et qu’eux-mêmes seraient heureux de rentrer. Johan aime se glisser contre le corps de Marieke, cela le rassure de sentir sa peau et de s’endormir dans sa chaleur. Elle le quittera vers six heures, ils ne passent guère de nuits complètes, horaire, travail, l’époque est à l’esclavage total du couple.

 

Gemista, Marinet, Samena sec

Aubergine tomate poivron courgette, la Méditerranée au cœur de la grand’ville, sardines fraîches, huile d’olive, pommes à l’anglaise, salade verte, baklava au sirop. Il a laissé le temps s’écouler, est-il seul depuis toujours ou est-ce seulement hier que le monde s’est écroulé ? Anne-Marie baise avec un cochon.

Muscat de Samos suivi d’un arrache-cœur, un tord-boyaux, un Corona dix fumerolle dans le cran d’un cendrier, à cette heure-ci on ne va tout de même pas craindre les archers du Roy ou les spadassins de la légion des finances and tiviée, qu’est ce que cela peut bien leur foutre à ces connards de fonctionnaires que je cancérise mes poumons ? Z’ont vu l’écho , Cata and co, la dégringolade, le White descend en troisième division, les Texaco Petrossian ont perdu quinze points en une soirée, Wall Street parle d’une marée noire, spectre de 29 et guerre du golf.

Plus rien à vendre, même mon contrat d’assurance vie Axa a été racheté vingt fois, les temps sont durs, il va pleuvoir des cordes, ...

 

— Bonsoir, monsieur.

Sursaut, étonnement, stupéfaction, éblouissement, stupeur, Philippe ne l’a pas vue entrer, passer féériquement de tables en tables, vides, elle est ravissante.

 

— Acceptez cette jonquille !

 

Boucles sauvages de cheveux d’or gracieusement dégradés sur une robe parfaite. Une coupe de grand faiseur sur un corps mannequin. Panier d’osier, Jonquilles, tulipes, fuschias, mimosas couleurs, rouge à lèvres, pommettes, bleu des yeux, tes yeux, bleu blanc, blanc blond.

 

Dix euros dans la poche de poitrine d’un veston un peu chiffonné. Je l’accepte, je vous l’offre, il prend la main, il y resserre le billet, il lui rend sa main, il lui garde la main, il ne sait que faire, les yeux partout, cœur chamade. Elle est charmante, elle est bellissime. Le sommelier toussote.

 

Elle ne rougit pas, les jeunes filles ne rougissent plus.

— Si j’osais, Mademoiselle … ?

— Julie, Monsieur.

— Le soleil va se lever, vous êtes le premier rayon de l’aurore, asseyez-vous, commandons à boire !

— C’est que …

— Je ne vous retiendrai pas longtemps : juste une eau pétillante pour souvenir de vous, à moins qu’un café, un thé, un chocolat, si ces messieurs veulent encore bien.

Julie prend place face à Philippe, insouciante du regard sombre de Petros, venu de nulle part à moins que ce ne soit de la cuisine.

 

Le regard dur glisse sur les épaules de la petite vendeuse et du client, une belle note ... la soirée est bonne, qu’importe deux minutes, il faudra bien qu’elle aille finir journée ailleurs, peut-être ensemble vont-ils, ... il sert un Fernet Branca et une bru pétillante.

 

— Buvons à cette rencontre, Julie. Je suis Henri de Saint Germain, annonça-t-il.

— Je m’appelle Julie, de Ellewijt, large sourit-elle, je ne voudrais pas qu’il y ait de malentendu.

— Soyez rassurée, Julie : vous venez d’éclairer cette soirée, je vous en remercie, mes affaires m’attendent, et vos fleurs risquent faner, vous aussi avez à faire n’est ce pas ?.

— Oh, guère passionnantes, Monsieur Henri.

— Henri … Laissons tomber les « monsieur »…

— Je ne peux prendre l’habitude de m’asseoir et converser, les fleurs ont vite soif … Vous êtes dans les affaires ? demande Julie en regardant le Financial Times plié sur la chaise voisine.

— Oui, la communication… répond Philippe, évasivement.

— Ça doit être passionnant.

— Sans doute moins que d’offrir des fleurs qui vont réjouir les gens ...

On entend le volet de la cuisine se baisser doucement, un rideau électrique sans doute, ronron, regards, la petite vendeuse du caniveau et l’homme d’affaires : un mot, un geste peut-être pour que le monde change ?

 

Julie n’a pas goûté l’eau bruissante, elle se lève.

— Pardonnez-moi, Monsieur, mais il me faut vraiment m’en aller. Bonsoir.

— Bonsoir, Julie.

Soupir, porte qui se referme...

Regard, parking, Maserati quattroporte de location, poche intérieure, le demi-billet de la loterie des anciens combattants, voiture de maître, repas chez Petros Tsaminadis.

 

 

 

Dans l’Excalibur Phaéton série IV, Marine Van Dongen éclate de rire en s’écroulant sur les genoux de Paul Van Laack.

 

— Alors ! tu vois que j’ai osé, hein, tu disais que je ne le ferais pas !

La limousine démarre souplement, s’éloigne tandis que Philippe quitte le restaurant gastronomique grec.

Il prend le volant de la voiture qu’il faudra rendre vers huit heures puis prendre le métro, s’en aller retrouver ses collègues du bureau du ministère des pensions. Quand il entrera, Jean-pierre parlera de l’équipe des Parquets Clic qui a fait Nice-Bordeaux, l’intello du coin près de la fenêtre parlera de Gérard Valet. Je ne me souvenais plus de son nom, j'ai juste en mémoire les quelques notes de musique de Point de Mire dira-t-il en revenant sur un roman de Daninos qu’il n’a jamais lu. Georgette rotera et dira que le temps est au beau.

 

06:43 Écrit par Xian dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : restaurant grec, memoire, amour, sentiment |  Facebook |

28/03/2007

Feuilleton

Oui toutes les aventures de Henri se poursuivent ...

extrait de "La dépêche" de ce matin ...

Je traverse un plus grand jardin, il y a un petit étang, je m’allonge sous un bosquet fleuri, Doris m’emmenait dans le jardin derrière chez elle, pour cueillir les narcisses et les muscaris bleus aux senteurs prunelles citron sapin vert jardin d’éden. Nous ne tardions jamais à faire l’amour, étendus là où un creux d’aubépine éloignait définitivement son grand-père ou sa grand’mère. C’est elle qui me prenait les mains, me forçait à m’agenouiller puis à m’étendre tandis qu’elle m’embrassait, pour appeler mon désir qui curieusement n’était pas plus intense que le sien. Les caresses se confinaient à l’essentiel, le déshabillage n’entamait que des nudités très partielles, je finissais sur le dos et elle, découvrant ses fesses, se faisait rebondir sur mon ventre.

08:56 Écrit par Xian dans Amour | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : congo, katanga, terroristes |  Facebook |

27/03/2007

Le domaine de l'étrange

Ils ont cherché Henri, le navigateur, le judoka, l’auteur, le cinglé, le narrateur, le passager de la pluie et celui du vent, le coiffeur voire l’agent secret, ... mais ‘autres ...

Un peu plus de 200.000 visites ,  combien sont repartis la queue entre les jambes ?

La douzaine de mots-clés extraordinaires de ceux qui sont arrivés sur ce site Henriesque ...

« jambes en l’air

« journal intime antique du 20 siècle »
«major vernaillen

» pèche melba

« musique exotique
« aisselles bien rasées d’actrices célèbres

« chatte de fiona gélin

 « audrey hepburn

« voir les petites culottes

 « namur bonbon chocolat

« évelyne thomas nue

« caresser les jambes des femmes ...

 

 

et pour ceux qui cherchent le feuilleton, rappel aimable : votre feuilleton, tous les mercredis, dans la Dépêche, en direct dans votre boîte.

 

05:35 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : etrange |  Facebook |

26/03/2007

Abonnement tout bonnement

On peut s’abonner à n’importe quoi, même à "La Dépêche" qui est une gazette qui ne peut que vous remettre en mémoire les choses agréables de votre monde intérieur...

Les événements réveillent-ils la mémoire, ou serait-ce elle, l’initiatrice inconsciente de l’intérêt que nous leur portons ?

05:12 Écrit par Xian dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/03/2007

Horaire et pollution

Grâce à l'inventeur sympathique de l'heure de Berlin ( je veux dire de l'heure dite d'été ) mon chauffage tourne une heure de plus chaque jour.

C'est merveilleux, cela me permet de constater qu'il fonctionne bien et de penser à ceux qui tomberont un peu plus tôt en panne de mazout, fuel, propane, pellettes, et autres systèmes harmonisant la production globale de ce fameux oxyde de carbone dont nous somme si friands...

24/03/2007

Ce cher Victor ...

Demain dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne

Je reviendrai, je sais que l'on m'attend...

... J'écrirais bien la suite de ce poème excitant

Mais je ne trouve aucune rime au mot campagne...

 

 

Bon eh bien à demain, ...

07:03 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |