30/01/2007

La démocratie parlementaire est essentiellement le multi-marionettisme.

Allô TPC ?

Transports Publics du Choletais (T.P.C) est un établissement public à caractère industriel et commercial ... Allô Choletbus 02 41 62 65 65 Espace Choletbus oui, Monsieur Henri, je vous le dis, il y a parfois du twist lorsque l’on cherche à vous atteindre par Internet, disait Madame Raymonde alorsqu’on ne lui demandais rie, pas même Henri qui était perdu dans ses pensées. Un peu de vague à l’âme, une sorte de nostalgie, le spleen, un Henri troublé par les événements de Lugano ?

 

Henri était troublé à plus d’un chef par ce mois de janvier 2007 qui lui faisait comprendre que désormais, les changements qui s’étaient opérés dans le monde lors des dix dernières années avaient marqués l’histoire de l’humanité. La faillite des grandes révolutions s’estompait dans un feutrage boursier mondial sous températures clémentes, réchauffement de la planète exige.

Après un moment de colonisation qui a duré moins de trois siècles, rien dans la durée, parfois moins que rien, comme au Congo ou en Namibie, l’impérialisme a tenté d’écarter en douceur les hommes qui jouissaient de l’appui de « l’occident » pour commettre aisément leurs multiples crimes. Là où cela ne se passait pas bien, on balança les droitsdelomistes et Greenpeace sur le continent africain qui n’avait qu’à se tenir, les maîtres collaient à leurs valets le mot de dictateur.

 

En réalité, dans la nouvelle conjoncture internationale issue de la chute du mur de Berlin, l’impérialisme comptait imposer désormais sa domination intégrale sous la forme la plus avantageuse pour le grand capital international : la démocratie parlementaire. L’Europe et l’Afrique étaient de merveilleux bouillon s de culture pour cette nouvelle expérience. 

 

L’impérialisme financier préfère l’existence d’un multipartisme où tous rivalisent pour avoir les faveurs du sacro-saint peuple. Ce multipartisme permet, grâce à des élections libres dominées par l’argent, de donner au peuple l’illusion qu’il choisit « ses propres dirigeants ». La démocratie parlementaire est essentiellement le multi-marionettisme.

 

(à suivre)

14:50 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : democratie |  Facebook |

29/01/2007

Redu

(feuilleton en cours, suite)

Bien sûr Madame Fernande, Madame Fernande est la première cliente de la plupart des lundis — nous vous délivrons ici  des prestations haut de gamme en matière de produits de coiffure, matériel de coiffure et conseils de coiffure sans compter le reste, n’est-ce pas. Et Henri de penser au « reste », le non-vu, la vie trépidante de quelques-uns tandis que d’autres descendent chaque matin de l’autobus numéro huit.

 

La grande valise avait été emportée par Dimitri, la petite par Henri. Tout ce monde se retrouva dans la chambre de Mike et Hélène où Henri regroupa ce que l’on trouva dans les valises. Il annonça qu’il y avait de quoi se faire massacrer en sortant mais que l’on pouvait aussi se servir de cela pour bien vivre, paisiblement, heureux et caché. Qui était connu ? Un court brainstorming en arriva à la conclusion que Mike, à cause de la bagarre avec Lucas, Daudet parce qu’il a été identifié par le caissier, Dimitri parce qu’il était impliqué dans l’accident de voiture qui avait tout déclenché, devaient se fondre dans le décor. Restez calmes, je m’occupe de tout déclara Henri. Daudet et Axis s’en allèrent voir si la Namibie était fertile... une génération avait passé, la Namibie était devenue un autre pays, un curieux hasard, le hasard existe-t-il fit venir les trois couples en bord de Meuse.

 

Le premier qui fut dans le collimateur fut Mike. Qui penserait que des avenirs peuvent basculer à la foire du livre à Redu ?

 

 

(à suivre)

06:49 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/01/2007

Cela finit toujours " comme cela ".

Les rituels de soins chez Henri vous permettent de vivre une expérience sensorielle unique grâce au savoir faire des coiffeurs et esthéticiens qui travaillent dans ses salons. Centre de toutes les attentions, les clientes deviennent des amies et vivent un moment de grâce, de sérénité et d'émotions vraies, un moment conçu pour leur bien être.

Souciant, depuis quelques jours , quelques mois peut-être, Henri ...

Il avait pourtant tout fait, Henri, pour ne pas en arriver là et au fond de lui-même, il savait bien que cela finirait plus ou moins comme cela. Cela finit toujours " comme cela ". Tout avait donc commencé par une fusillade, il y a si longtemps, devant la BECA, à Genève. Henri, en ce temps-là, c’était muscles et cerveau en boule de feu, réactions au quart de tour, jugements à l’emporte-pièce, solutions immédiates, chirurgie totale, Mandrake.

Une des valisettes fut perdue par Joseph Levantin qui s’écroula au milieu du couloir étroit qui allait leur permettre de s’échapper. Joseph avait reçu une balle sous l’omoplate juste avant d’entrer. On ne sut rien de ses obsèques. Dans le jardin de la quincaillerie Jonas, une serre abrita un moment les fugitifs que poussait Henri devant lui. Pourquoi tout le monde l’écouta-t-il, pouvait-on ne pas entendre ce que disait Henri lorsque la peur paralysait les uns et faisait trembler les autres ?

05:02 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/01/2007

Beauté des cheveux : Henri, spécialiste produits, matériel et conseils à votre service.

 

Si l'on peut se faire des soins de beauté des cheveux d’une large gamme de produits de coiffure que l’on trouve à peu près partout, de la grande distribution à la vente par correspondance, les petites mains de chez Henri vous affirmeront haut et fort qu’il est quasi le seul à proposer des produits de haute qualité (autoproduits des laboratoires " Crème Sorcière ") associés aux techniques matérielles et humaines les plus modernes. Les services sont personnalisés, en adéquation avec les femmes d'aujourd'hui qui peuvent y suivre de véritables cures de soins capillaires et profiter du salon de thé, des salons de massages et revitalisation, des salons de lectures et de ceux où l’on cause sans compter la salle commune des casques où chacun apporte un peu d’eau au moulin de l’édifice d’un nouveau monde fort différent de celui du café du commerce.

Ce matin, les mots vont bon train de madame Yolande, bouchère, à Mademoiselle Petipas, clerc de notaire, il est question des dopés de la pédale, on se demande les pédales sont-ils dopés ? Chacun émet son idée et ainsi les causes justes du monde en mouvement évoluent vers la grandeur d’âme qui afflige l’humanité .

C’est ici que Henri de Lavallière comprit qu’il aurait pu écrire sans difficulté les discours du maire de Champignac. Liens dans votre feuilleton du mercredi 31 janvier sous rubrique : Politique.

 

Depuis le retour du " Sud ", il était clair qu’un malaise habitait Henri, amplifié par l’onde de choc de l’affaire des six de l’Hulpia et l’invraisemblance d’une campagne électorale où il n’y avait rien à dire, rien à voir, rien à changer, une platitude européenne moutonnante à souhait ...

Rien à dire tant il y avait à dire... on entend des ânes spécialistes de la lucarne enchantée annoncer le retour de la violence dans les écoles, n’y avait pas ça d’not’temps pleurent-ils oubliant les petits matins gestapistes et le vélodrome qui n’était pas destiné à l’olympisme. Verdict 18 mois dont 10 avec sursis. Voilà le prix de la vie de Gauthier pour la justice. Voilà pour reconstruire après le tremblement de terre qui secoua les siens… Voilà ! Oui, voilà, déclare cette décimée définitive, limogée de la société de bienfaisance, elle s’écrit mais j’ai perdu de vue où... Prendre une arme et tuer quelqu’un c’est 30 ans, prendre des amphétamines, une voiture, rouler sans permis comme un fou et tuer quelqu’un c’est 8 mois. Alors avec tout cela que faire ? Quitter la France ? Me tirer une balle dans la tête en signe de protestation ? Passer ma vie à militer dans des associations ? Succomber à la tentation d’une dépression à la hauteur de ma peine ? Je n’ai plus d’énergie, plus d’envie, je n’ai que de la haine pour ce monde et notre société. Ce qui est cassé est irréparable.

06:06 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : violence |  Facebook |

25/01/2007

Logement définitif pour Froidure

 

Madame Titeux s’installa sous le casque quatre et commença à feuilleter l’une de ces revues que l’on ne trouve que chez les coiffeurs et les dentistes. Beauté des cheveux, produits de coiffure, matériel de coiffure, conseils de coiffure : partez à la découverte d'un véritable art du soin développé par Kerastase, était-il écrit face aux fesses de Naomi. Comment fonctionne la pensée ? Les chercheurs publicistes seraient surpris, tant est-il que Madame Titeux dit à Henri :  " C’est vrai qu’on devrait confier à votre salon la tête de de Villepin pour s’y refaire une coiffure potable de candidat président, mais le sera-t-il ?

— Je ne sais pas, répondit Henri, distrait de ses pensées.
C’est le rapport secret top confidentiel de Marotte qui circula le premier dans les services secrets et les chancelleries, il y était clairement indiqué que Tshombe Junior avait déposé des valises dans un coffre de la BECA, ce que démentaient formellement les gérants de la dite banque, en particulier un certain Embusse qui jurait dans les milieux financiers internationaux qu’il avait été roulé par un salopard d’Africain.

 

 

A Lumbumbashi, par contre, un Mobutiste convaincu annonçait la mort d’un grand homme en termes flatteurs : " Je suis profondément attristé par le décès d’un homme d’une rare intégrité morale en cette époque de perversion où néo-marxistes, islamo-fascistes et sodomites conduisent les affaires de ce monde décadent. " Henri se dit que la même épitaphe aurait pu orner la pierre tombale de l’abbé Froidure.

05:57 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/01/2007

Mercredi, fin janvier

La vie est une vraie merde. Aux Gros Tilleuls, la musique est merdique et le whisky aussi. Le punch planteur est potable mais fait vomir en fin de soirée, alors je boirai des vodkas et d’autres alcools durs. Le mercredi, soirée spéciale étudiant. Je me suis procuré une fausse carte dans un portefeuille qui traînait au vestiaire chez Henri. A l’époque, elle était vraie mais j’ai dû changer la photo. Un des plaisirs de l’ivresse, se sentir plonger, nager dans le néant. L’autre plaisir est se réveiller le lendemain en constatant que quelqu’un a eu la bonne idée d’apporter l’aspirine effervescente parfumée à la vitamine C. Et mieux, que ce quelqu’un est dans mon lit, que nous avons baisé à en mourir, je n’en suis pas morte et ce salopard va foutre le camp...

Je me suis réveillée en sueur, je l’ai appelé, je n’en peux plus...

Allô, oui, c’est Hélène ...

 

Les secrets du mercredi dans le feuilleton TPC réservé aux abonnés.

Les secrets d’Hélène dans son blog perso ...

06:45 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/01/2007

Sans vous, ici, il y a comme un manque, ...

Beauty Point, 41.26S 147.08E Le jour devait venir et le diable de Tasmanie y faire des grimaces, mais il pleuvait, il pleuvait ce jour-là comme il a plu tant d’autres fois, il faisait vent. Le vent pleure dans les agrès, grincent et craquent les arbres, le vent cornant novembre que j’en n’ai rien à foutre en janvier hurle vent, assez de courants d’air dans la tête, c’est dingue cette vie, le grand colonel Cody, en haut de l’Hulpia secouait ses branches en ricanant, ce n’est pas encore cette fois-ci que la fontaine serait de jouvence, tromperies, jactances !

Pourquoi se souvient-on d’une nuit de quart, pourquoi y a-t-il un jour où l’on a eu peur, où donc ai-je contracté ce virus qui me fait vieillard cacochyme ? Il y a quelques jours superman à Lugano, amant fougueux, pompier volontaire, financier retors, justicier sans peur, lendemain coiffeur tranquille, café Senseo, apéritif familial, clientèle joufflue enjouée, pas eu le temps de souhaiter bon vent à Pierrot qui fait le rallye de Monte-Carlo, comme un pied de nez aux obstinés du sauvetage de la planète, ambitieux va !

Il vente, il pleut.

La place de la gare est déserte, sauf cette ombre qui accourt, une cliente matinale qui se débarrasse d’un carré de plastique transparent pour montrer son désastre capillaire.

— Comme je vous le dit, M’sieur Henri, je suis bien contente de vous revoir.
Sans vous, ici, il y a comme un manque, n’est ce pas vrai Maureen, conclut l’arrivante en s’adressant à la secrétaire de Dimitri Axis qui mâchonnait la gomme de son crayon puis s’étonnant sans doute des mots de son correspondant au téléphone, croqua réellement le bois tendre, dont la peinture s’écailla, qui garderait pour toujours l’empreinte de canines dévorantes.

Cela fait plaisir à entendre, cela madame Michu, venez donc prendre le café avec moi et racontez-moi les dernières nouvelles du quartier lança Henri en s’avançant plus avant dans la pièce. Derrière eux, la porte vitrée s’ouvrit et se referma sur une shampouineuse qui allait prendre madame Michu tout de suite.

Un petit moment et je suis à vous dit-elle, je passe une blouse.

Henri grimpa à son bureau, il laissa son regard flotter sur les murs pastels, le calendrier 2005 qui n’avait pas été remplacé l’an dernier parce que Winnie y posant seins nus continuait à sourire malgré le temps qu’il fait, le temps qui passe, le temps qui met le temps d’avoir le temps...

Un bruit de chasse d’eau signala la présence de quelqu’un à l’étage.

— Tu as l’air pensif, il se passe encore quelque chose ?

— C’est coincé répondit Henri en désignant la fermeture-éclair du pantalon que Georges ne parvenait pas à refermer. Tu as pris du tissu dans le chemin de la glissière. Tu vas te coincer les roupettes.

— Il ne s’agit pas de cela mais de ta gueule d’enfoiré, c’est pas la peine de venir aujourd’hui si tu n’es pas guéri et de bonne humeur. Qu’est ce que tu reluques à gauche et à droite, on dirait un siamois sournois qui va piquer une croquette Maxidog.

— Je pensais à Winnie, et puis à Moune et puis à Mike.

05:39 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |