31/10/2006

Encore une fois dormir avant l'ouverture

A partir du 1er novembre 2006, le nouveau feuilleton ...

 

Chez Henri, TPC (Tout pour le cheveux)

Hommes, dames, enfants

 

bounsacademy4 (WinCE)

 

04:53 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30/10/2006

Soyons sérieux

Osons nous caricaturer avant que Big "Rose" Brother nous ait complètement paralysé ...

Du dessin sympa et attirant chez H²SO4 (http://h2so4.skynetblogs.be/)

ou des collages violents chez le sorcier carolo ...

m-mafia3 (WinCE)

 

05:40 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : charleroi, henri |  Facebook |

27/10/2006

Simple bonjour aux uns et aux autres

Image1

05:22 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

26/10/2006

Demain, on rase gratis ...

Bonjour vous...toujours en verve, annonça le poète roumain en entrant précipitamment. Était-il lui-aussi poursuivi par les fantômes du Sud ? Peste brune, rage rouge, le temps des institutrices est arrivé, on va changer vos pampers, curer vos ongles de pieds, mais vieux partisan sénile du pluralisme ludique rentrant des catacombes et du Sénégal, que pouvait-il faire face à la beauté, la jeunesse, le monde neuf.

Henri Troyes (à lire chez lui ou chez LU ou chez GDS) est mort, vive le roi ! Je déconne et mes seins durcissent pensa Céline qui n’avait jamais été dans le cas d’être ainsi offerte à tous et surtout à cet ancien groupie des rollers soixante-huitard. Vous retrouverez certainement Henri Kat ou un autre sur vos forums littérogentils, mais à qui m’adresse-je, adresseje, ça s’dit ? Je transpire, j’espoire, va-ton me délivrer ? Moi qui déteste les salles de pas perdus, les salles d'attente, celles des médecins, des dentistes ou des notaires... toutes. Je déteste attendre en général, dans les administrations, devant les théâtres et les stades, surtout culturels et du peuple et même chez les coiffeurs à cause des odeurs de boucs puants en masse et de cosmétiques.

Ai-je rêvé ce Sioran de passage, est-ce même une porte, de secours, de sortie, d’entrée, cochère, casher, karcher, là je suis à la bourre, j'ai failli rater le tram, quelle semaine bon sang ! Grand signe de la main à toi qui monte la chaussée dans l'autre sens, tu crois que je déconne à plein tube, tu crois que c’est plus facile d’habiter Karelkoningstad que d’être allongé à poil au tout venant ?

Un étrange personnage est entré, un de plus dans l’infernale saga de l’Henriade, je vous prépare les truffes, dit-il, passant en coup de vent qui souleva sa jupette. http://www.flnk.org/truffes.htm

Céline sentit un friselis lui parcourir le corps, celui-là allait-il la délivrer ou la peine était-elle encore à venir, être gavée comme une oie ? Le SUV cristallise l’aversion que les autophobes portent à l’automobile. Plus haut, plus volumineux, son look jugé arrogant le voue aux gémonies, déclara-t-il en dérobant la porte de derrière, enfin, Céline le prit ainsi, allongée sur le dos et sanglée, elle ne voyait en fait rien que la rampe des spots, pas d'odeur, l'atmosphère semble totalement vide de senteurs olfactives, de poussières humaines, à quoi aurait-elle contrevenu ? Le réchauffement de la planète par roulage kilométrique est-il désormais puni de mort pour sauver les vivants. Tout est aseptisé. Les murs sont d'un blanc immaculé, on dirait qu’il y a des chaises d'une banalité géométrique dessinées par Franquin en 1950 pour Kroll international, n’y-a-t-il pas une table basse supportant le stock des inévitables revues déchirées et souillées de mille doigts ? Et ce qui devait être, croyait-elle, la porte d’entrée principale de cette pièce, était-ce réellement une entrée ?  

Céline ferma les yeux et se demanda si elle avait bien compris cette démarche vers le Sud qui l’avait poussée sur la route, sur les traces d’un Henri distrait quittant rageusement Bruxelles cosmopolite et multiculturel... ça, il y a vraiment peu de politiciens et autres personnages d’influence qui le comprennent. Si on pense Bruxelles en termes de flamouches et de francophones, on ignore à peu près la moitié de la ville. La culture, ce n’est pas la langue qu’on parle disait Jean-Paul cultivateur de betteraves sur la frontière linguistique entre Landen et Hannut. La culture n’est pas non plus la langue de bois que l’on a jasé durant des dizaines d’années à Karelkoningstad (on peut relire les textes de Xian de 1987 si on les retrouve !) et qui mènent à la démolition programmée des ensembles musicaux et d’habitations latines mélangées.

Céline tenta de s’abstraire, mais était-ce possible ? Une musique douce envahit l’espace aussitôt coupée d’un commentaire nasal : Plus de trois quarts des Britanniques estiment que les immigrés sont trop nombreux chez eux, soit le pourcentage le plus élevé parmi les ressortissants de cinq pays européens interrogés sur la question de l'immigration, indique un sondage, publié il y a dix jours dans le Financial Times. Culotté le rédacteur, hors du temps, il y a quelques minutes encore, celui qui aurait risqué un petit mot contre la grande invasion sudiste, la colonisation des épiceries, des écoles, des mairies et des fesses de vos filles, aurait été puni de matamauresquie foncière, considéré comme pourri culturellement et vidé aux ordures sinon étranglé si net que l'on oublierait en huit heures de journée de travail obligatoire le nom même dont il signait ses articles ! Alors qu’il n’y a plus de travail disponible, le Royaume-Uni a accueilli 427.000 travailleurs d'Europe de l'Est en deux ans. Elle était donc dans un de ces manoirs anglais... John Steed allait la sauver, tout allait finir bien comme dans le trésor de Rackham le rouge, elle allait quitter le rêve et se retrouver propriétaire d’une salle de marine expo, d’un parc jardin avec vue directe sur la Sambre et chambre de retraite réservée à Jamioulx. Il n’y a qu’en Grande Bretagne qu’on pouvait appeler un lord, un élu politique ou un immigré du mot conceptuel complètement forniqué : travailleur.

Je commence à en avoir assez, pense Céline. Depuis combien de temps suis-je ici ? Être allongée sur ce putain de plan d’acier, mi-sarco­phage, mi-fusée froid ne me fait plus sourire. Le son est coupé par une sorte de sonnerie, ben quoi, que puis-je faire ? On sonne à la porte ? Quelqu’un qui tire la chevillette pour voir choir la bobinette ? Qu’il attende que la herse se lève, je ne peux rien faire, je regarde une sorte d’infirmière aide soignante péruvienne arriver, s’agiter, saisir des bitonios, des tuyaux, des prises skart et deux fiches ordinaires. Elle dispose autour de ma jolie calotte crânienne une série d’élec­trodes et de capteurs reliés à la paroi interne d’un casque de cuivre, qui si je visionne dans le miroir chirurgical est déposé sur un meuble à roulettes plastiques pratiques.

Céline remarque alors une batterie de caméras à positrons, accrochée au mur de gauche, est-ce la gauche, de quel côté est la gauche quand on est allongée sur le dos ? Faut que j’pose la question à Laurette, se dit-elle.

 

Céline se prêta sans inquiétude apparente à ce cérémonial impressionnant d’autant plus que la servante du château avait tiré près d’elle une cuve à aimants électromagnétiques. Dans cette cuve en forme d’obus, elle précipita un acide aminé radioactif, la méthionine.

L’infirmière, blouse blanche, pudiquement boutonnée, laissant deviner une poitrine volumineuse et ferme, che­veux noir profond, coiffés en un chignon maintenu par une barrette de velours rouge, souleva le cou­vercle de la cuve et à l’aide d’une seringue, préleva quelques gouttes de l’acide aminé irano-coréen.

La lumière fléchit soudainement et sous l’écran Sony géant s’affiche la bande annonce de l’événement du jour revu par les sbires de STL (Supermédiocreradio télévision libérée) :

Le Président est en prison (mise en examen et camembert compris)

Ah merdalors s’écria Henri, pour une fois que le film n’avait pas l’air intello et que la tarzane de service avait des nibards comme je les aime !

Mais Poney express était lancé, l’information doit faire rouler les têtes. D’accord, toujours amours délices et orgues en fanfare, braillage continu de droite, étouffement du populo par admission directe de donuts simpsonniens, dégonflage subreptice du canot de la méduse par le chef empereur qui annonce un nouveau guide pour une longue marche, explosion vocale des bimbos presque nominées ( tapez un pour sauver Royale, tapez deux pour sauver Marie, tapez trois pour éteindre votre téléviseur ). Attention ! N’allez pas croire que tout est pourri au Danemark, toubib or not toubib, les banquiers ferment l’accès aux coffres, secret provisionnel médical oblige, les juges chassent les dopés, l’ange blanc revient sur le ring ! C'est admirablement bien joué...

Cet articulet clôture gentiment la série Henri « Le Sud ».

Le Sud devient une autre aventure dans laquelle il n’y a que peu de place pour un remuant personnage qui devra écouter son ami Tournesol et s’en aller plutôt un peu plus à l’Ouest...

 

Un coiffeur de Jumet propose 20% de réduction pour tous les journalistes pendant toute la durée des trente-six procès des conseillers communaux.

 

Un coup de mon ami Boule ça ! J'ai rencontré Boule quand il s'appelait encore Boulenkoff, il venait de changer de métier. A ce moment-là, il était coiffeur à Marseille, il avait été déjà agent immobilier, architecte de décoration, patron d'une plantation de cannes à sucre, directeur d'une pêcherie et quoi d'autre encore, je le soupçonnais fort de connaître les dessous de la French connection et d'avoir été acteur dans l'un ou l'autre gang des tractions avant. Je lui ai dit que je cherchais du boulot, il buvait son café en attendant le chaland sans l’espérer, il faillit s’étrangler, se courba, cracha me dit d’aller faire un tour là-haut sur la colline, de regarder au marché s’il y avait des légumes frais pour le potage du midi.

Toi ? Tu cherches du boulot ?    Il en rit encore.

Tiens dit-il, regarde les gazettes, des gens qui cherchent du boulot, c’en est rempli, à croire qu’il n’y a rien d’autre à faire !  En plus, faut être de bonne heure ! Tu sais, pour foutre le tournis, les inventeurs du bien-être ont décidé qu’il fallait avancer et reculer ses horloges de temps en temps, je te rappelle : un truc infaillible :

...en OCTOBRE : se termine par RE donc on recule l'heure

...en AVRIL: Débute par AV donc on avance l'heure ...  

cela s'appliquera dans la nuit du samedi 28 octobre au dimanche 29 octobre 2006.

Année

Passage à l'heure d'été

Passage à l'heure d'hiver

2006

26 mars
(à 2 heures du matin il sera 3 heures)

29 octobre
(à 3 heures du matin il sera 2 heures)

2007

25 mars
(à 2 heures du matin il sera 3 heures)

28 octobre
(à 3 heures du matin il sera 2 heures)

2008

30 mars
(à 2 heures du matin il sera 3 heures)

26 octobre
(à 3 heures du matin il sera 2 heures)

2009

29 mars
(à 2 heures du matin il sera 3 heures)

25 octobre
(à 3 heures du matin il sera 2 heures)

2010

28 mars
(à 2 heures du matin il sera 3 heures)

31 octobre
(à 3 heures du matin il sera 2 heures)

2011

27 mars
(à 2 heures du matin il sera 3 heures)

30 octobre
(à 3 heures du matin il sera 2 heures)

 

Et puisqu’on parle de tout et de rien ... que ça change et repose comme un discours de garçon-coiffeur, de masseuse manucure, de conseiller municipal carolo ... Madame Soleil toute nue demande de passer la bande annonce suivante :

 Époque à recoudre

Rencontre poétique et acoustique

d’Ici l@ Terre,asbl

le

Mercredi 15 novembre 2006, 20h30 à l’Aquilone,

25, Boulevard Saucy, Outremeuse, Liège

 et le vendredi 17 novembre 2006, 19h à la salle du CPAS

Place du Bronze

La Roche

« Je suis la main qui appelle l’écho.

Peur et revient. Pas du loup dans le mien. »

 

Merci à la Maison de la Culture Famenne-Ardenne, au Miroir Vagabond, à Artésis Editions, à l’Aquilone et à la ville de La Roche : entrée 5 euros dit Marianne Bastogne, auteur et comédienne traçant un chemin poétique entre la spiritualité et l’animalité, le féminin et le masculin, le questionnement, parfois inquiet, et l’espoir… Sa rencontre sur scène avec les musiciens créateurs d’ambiance acoustique, Javier Carrasco et David Maréchal permet de mettre de la chair fraîche dans ses mots. Ensemble, ils enivrent l’atmosphère de prières lues, nues et cinglantes avec sobriété dans une humanité presque désarmante.

Ce qui est, il faut bien le dire surprenant en un moment ou l’industrie de l’armement tourne à plein régime ... alors reposement et doucement chez Anita... Ecrits...Vains?
http://www.ecrits-vains.com Littérature et érotisme : L'affleurement, l'écart et la plongée par Tang Loaëc  Cinéma : Le Vent se lève, de Ken Loach par Catherine Raucy  Balades parisiennes : Index des rues mis à jour par Michel Ostertag  Le coin des livres: Cinquante ans passés , de Jean-Marc Roberts par Brigit Bontour Déconstructions , de Henry Parland par Brigit Bontour J'ai épousé un inconnu , de Patricia MacDonald par Brigit Bontour La traversée de l'été , de Truman Capote par Brigit Bontour Le Maudit , de Myrielle Marc par Brigit Bontour Réveille-toi Jules Ferry ils sont devenus fous , de Emmanuel Davidenkoff par Brigit Bontour La Place du Diamant de Mercè Rodoreda par Catherine Raucy  La boîte à images : Casimir Ferrer par Michel Ostertag Sylvain Le Borgne et Jérémie Duprey (peinture à quatre mains) par Anita Beldiman-Moore  Les propos insignifiants de L.P. de Savy : Laure et Cécile par J-P de Savy

 

Hergé aurait eu cent ans le 22 mars prochain, un superbe ouvrage reproduisant des photos inédites de Georges Rémy par André Soupart va paraître dans quelques jours, on en parlera ici et pour ceux qui s’intéressent aux arts martiaux, on en parle ici, et à l’humanisme politique, on en parle ici.

 

Bientôt une nouvelle chance, une nouvelle vie : Henri  Atelier TPC  Place de la gare Entrée du cinéma Plaza.

 

 

 

A partir du 1er novembre 2006, le nouveau feuilleton ...

 

Chez Henri, TPC (Tout pour le cheveux)

Hommes, dames, enfants

 

Henri , c’est Xian, permanentes et brushings mode sévices compris, maux et mots, revirements, chaloupements, angoissante présence de tous les instants, bisous sur la bouche et mains de créateur ...

Tentaculaire plus subtil que le poulpe, (mais tout aussi connaisseur en bières), Xian 2007 vous labyrinthe dans la toile d’histoires où se mêlent poésie, roman, once essentielle de réalité virtuelle entre le forum le plus utile et des blogs désormais chapitrés, aux recettes, bien souvent désarçonnantes...en une écriture décalée et politiquement totalement incorrecte.

 

Pour ceux qui n’auraient pas suivi les péripéties précédentes (texte de base le mercredi émilé, enchaînements quotidiens les autres jours sur bloc-notes) trouveront les détails en remontant le fil de http://jemappellehenri.skynetblogs.be/). Henri est un personnage xianesque tatolement né utopiste en 2003 chez Jorael. Autres personnages et visages multiples : liste non exhaustive...

 

Je ne prends plus le temps depuis longtemps... c'est lui qui me prend, ou peut-être demeure-t-il immobile tandis que je le traverse dans tous les sens, indifférent à la fébrilité ou aux brusques arrêts sur image....disait une Céline qui découvrait cette vérité étonnante : le temps ne passe pas, c’est vous qui passez le temps.

Vous me faites quoi, là, au juste dit Céline  ... et Henri coupa la mèche de travers ... le carillon de la porte du salon avait résonné.

 

05:51 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/10/2006

Nue sur la table de dissection ...

Où suis-je, pensa Céline frissonnante.

 

Comme il est difficile de savoir où l’on se trouve exactement. A croire que la technique n’a rien apporté à l’homme sinon un peu de beurre dans les épinards, lesquels restent bien âpres à avaler – mais ils contiennent du fer et l’on a besoin de cela pour ne pas s’en faire, c’est comme l’eau ferrugineuse.

Vouloir comprendre est un exercice de haute voltige quant à vouloir anticiper pour éviter de recevoir les coups, c’est encore moins simple, la souplesse requise est celle d’un acrobate furieusement volontaire.

En 1950, les prévisionnistes imaginaient l’automobile de l’an 2000 sous la forme de voitures volant entre les gratte-ciel. Quelques dessins de Rob-Vel dans l’hebdomadaire Spirou, pour enfants grandissant, portaient le bonheur dans la liberté de circuler plutôt que dans la liberté d’expression. Nous sommes loin aujourd’hui de ces fantasmes. Beaucoup plus prosaïque, la réalité souligne le péril de l’exercice d’anticipation. Le début du XXIe siècle est marqué d’innovations conceptuelles bien terre à terre : les chaussures Nike, les meubles Praktikéa, le ginseng danois, le miroir persuasif, Bimbo des Charentes, le faux 4x4 qu’on dit que c’est un SUV que Grosse Fatigue et Fulmineur n’aiment pas parce que cela reflète une société néoconne alors que l’on devrait être fiers de n’être pas des vieux cons. Le succès ne se dément pas, chez Porsche, 45% des ventes représentent ce gros balourd de véhicule qui contrairement à la rumeur ne pollue pas plus qu’un autre véhicule de même puissance. Et pourquoi s’en ferait-on de la pollution alors que la compagnie marocaine d’aviation qui fait escale à Bierset, relance ses quadriréacteurs pour un saut de 84 kilomètres pour atterrir à Gosselies : chaque démarrage atterrissage correspondant à la pollution ordinaire et moyenne de 200 voitures faisant le tour de la terre ... ‘Tention gamins ! pas de déjections canines ! pas de canettes vides dans la rigole qui en rit encore.

A quoi on pense, toute nue les jambes écartées sur une table de dissection ! Ai-je une voiture ? Un 4x4 ? Un SUV ? Outre ses remarquables capacités de remorquage, le SUV offre l’habitabilité d’une grande stationwagon, avec en plus une image de modernité branchée. Le SUV répond au besoin de rouler différemment. Toute voiture a sa part de rêve. Celle-là, c’est l’évasion, l’aventure, les voyages vers des contrées exotiques et la découverte du monde, je devais avoir cette bagnole-là, pour m’évader, je me suis évadée, en plein dans le mille. C’est paradoxal et féminin, je pense à ma figue, enfin, l’abricot fendu, la chatte, la foufoune, oui, je pense que la personne qui va entrer dans la pièce, par la porte en face de la table, va voir d’emblée un sexe féminin apeuré. Je me demande si Superman dans la même position aurait bandé ou si ce vieux ringard de James Bond aurait dit un bon mot ?

 

(à suivre)

04:47 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/10/2006

Table de dissection

Céline tente de rassembler ses idées, ce n’est pas si facile. Avez-vous déjà été sanglée sur une table de dissection inoxydable et froide ? La sensation est extrême, surtout lorsque vous êtes nue, bras et jambes écartés, plaquée sur cette surface acier dur. Réfléchir n’est pas commode, les yeux ouverts, c’est vous-même que vous observez dans le miroir géant entouré de lumières crues.

Vous vous rappelez que la présentatrice d’une émission récente de télévision disait : Le téléphone mobile participe d'une dynamique de protection de soi et de ses proches dans un climat de pessimisme. En ce sens, il remplit la fonction d'un "doudou" commun à toute la famille". Et vous souhaitez de toutes vos forces inutiles d’y avoir accès, n’en aviez-vous pas un ? Vous l’a-t-on volé ? Avez-vous eu un accident, est-il écrit le nom de la personne à prévenir en cas d’accident sur le carnet de bord ? Aviez-vous un carnet de bord ? Henri ? Rejoindre Henri qui était en goguette dans le Sud ?

 

(à suivre)

08:06 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/10/2006

Pourquoi suis-je nue ?

Un regard posé sur cette magnifique femelle vous changeait un peu des traintrains et aurère-trains quotidiens.

 

Il l’avait ramassée, prise dans ses bras, elle ne pesait pas lourd, venait-elle du ciel ? Tant de choses tombent du ciel pensa-t-il, se remettant en mémoire le fâcheux acci­dent du Jumbo-Jet sud-coréen abattu dans la nuit du 31 août 1984. Il y avait de quoi. Deux cent soixante-neuf passagers y trouvèrent une mort horrible à l’issue d’une chute interminable, après qu’un Sukkhoï soviétique leur eut balancé un missile air-air ! L’histoire avait fait le tour du monde. L’enquête de l’organisation de l’aviation civile internationale avait finalement conclu que la tragédie venait d’une erreur de navi­gation, laquelle avait amené insensiblement le Boeing 747 au-dessus d’une zone «sensible» où les Russes avaient leurs radars, leurs champs d’aviation et leurs bases de submersibles nucléaires. Bien entendu, cela n’excusait pas la brutalité de la réaction du commandement militaire de la région de Khaba­rovsk qui avait juré ses grands dieux qu’il n’y était pour rien, ce que l’on comprit soixante ans plus tard en déchiffrant les archives volées à Pyongyang par un certain Rizlacroix.

 

Oh, oui ! Elle est magnifique souffla Henri Vésale, qui avait toujours été un peu émotif, en soulevant la forme endormie, évanouie, morte ?

 

Il l’avait déshabillée, soigneusement lavée avec une solution antiseptique et il l’avait passée au scanner, elle ne présentait pas de lésion apparente mais pas non plus de réfidé. Comment avait-elle pu passer la frontière ? Comment était-elle arrivée jusqu’ici ? Elle n’avait vraisemblablement ni bagage ni d’autres objets l’accompagnant que le petit carnet de notes manuscrites qui avait glissé sous elle et dans lequel elle avait écrit avec un système encreur que l’on ne trouvait pas dans le commerce local. Henri n’avait pas pu déterminer la langue dans laquelle elle s’exprimait, des signes discontinus et des chiffres comme on en voyait encore parfois sur d’anciens monuments funéraires. Elle paraissait en bonne santé, elle était dans un coma simple et profond.

 

Il jeta un coup d’œil vers l’écran numéro huit qui montrait la jeune femelle allongée sur la table de dissection, solidement attachée par de fortes lanières de cuir l’empêchant de tomber si elle se réveillait soudainement, cela ne semblait pas être le cas, elle était totalement immobile ! Vraiment immobile. De son fauteuil, il ne voyait pas si elle respirait encore mais le répétiteur du gazomètre indiquait 118 % de Co², ce qui était bon signe.

 

Henri pensa à ce livre qu’il venait de terminer et se plongea dans la lecture de documents et de journaux, notes, revues, d’époque. Un temps de chose écrite que l’on ne reverrait sans doute plus jamais, encore que ... Le souvenir est pour ceux qui ont oublié, lui, depuis la fin de ses études de vétérinaire, s’était passionné pour trois choses qui faisaient désormais son univers, l’histoire de son pays, les femmes de son pays, la civilisation ancienne qui avait modelé les paysages qu’il pouvait encore admirer malgré la bombe, malgré la Corée du Nord, malgré les Iraniens, malgré les Européens redevenus sauvages après avoir envahi les Amériques... Les plaies de l’histoire se cicatrisent et les hommes s’installent bien vite dans le confort moral des après-guerres, mais il n’y avait plus eu de guerre depuis Kim Jung Suprême. « N’ayons peur de rien d’autre que de la peur elle-même » avait murmuré un certain John à l’oreille de Marilyn.

 

Si la Corée du Nord n’avait pas existé, la propagande sud-coréenne l’aurait sûrement inventée. Car toutes les prophéties de Marx s’y étaient miraculeusement réali­sées. Un peu à contre-sens mais magnifiquement, efficacement ! L’abondance promise au nord du dix-huitième parallèle en 1950 était devenue famine permanente à la grande joie des organisateurs de cantines publiques et de la générale de l’armée du salut. La disparition de l’État de droit divin avait été saluée par la transformation cancéreuse du droit des peuples à l’autodérision. Les dirigeants héroïques descendant de Mao le long marcheur étaient devenus des politiciens ordinaires, psychopathes cupides. Lénine avait un jour résumé son régime par le slogan « Les Soviets plus l’électricité ». Kim Bonobo de Pyongyang, descendant direct de Laotsus a retenu la leçon en s’écriant au conseil des ministres où seul son fils et les actrices de la sixième biennale de Starac siégeaient « La famine plus l’arme atomique ». Le risque nord-coréen avait donc été mal apprécié, il n’y avait ni garde-fou ni patron d’asile assez puissant pour mettre fin à l’expansion, il y avait là typiquement un « facteur humain », par­fois incontrôlable, toujours imprévisible.

Depuis la grande lumière qui avait éclairé Washington, il n’y avait eu que des conflits locaux anodins et des modérateurs qui vous faisaient rapidement prendre des vessies pour des lanternes sans occasionner de trouble, plus personne ne s’éclairant à la lanterne. La banalisation irresponsable avait conduit à une société nouvelle et il était amusant de lire comment les hommes d’autrefois avaient tenté ou non d’échapper à leur sort programmé. Le gigantisme des métropoles habitées par des hommes de nulle part et sans avenir avait conduit au pouvoir de la violence animale puis à la mise en coupe réglée des dites cités par les grands prédateurs maîtres de l’information.

 

Après la guerre achevée, les Carthaginois pensèrent périr par le soulèvement de leurs armes, ils ne firent qu’enrichir quelques marchands et se tromper quelques esclaves crédules. En Walbanie, personne n’imagina que le commanditaire de la défaite était le groupe du Sippelberg qui abreuvait pourtant de cannettes taxées les joueurs et les supporters de l’équipe nationale.

C’est bien amusant de sourire de la naïveté de ces gens-là, pensa Henri. Il jeta un coup d’œil sur l’écran huit, la femelle n’avait pas bougé et sur l’écran voisin, les deux dogues allemands étaient passifs au pied du grand hortensia géant. Personne ne passerait cette nuit l’entrée de la propriété sans qu’il en soit averti.

 

Croyances équivoques et erreurs stupides, des journalistes, ainsi que l’on nommait ceux qui écrivaient des textes déjà écrits pour eux par des nègres, s'affairaient surtout à vanter la grandeur des États-Unis d'Amérique ou alors tout au contraire à fustiger le grand Satan. Entre lucidité et cécité, la plupart des textes « d’époque » étaient sans intérêt ou alors légèrement politiquement incorrects entendant dénoncer tout et tout le monde : l’empereur de Walbanie et ses institutrices favorites Laurette, Maria et autres Marie-Claire, les banquiers et les bénévoles écologistes qui se prennent au sérieux, la psychanalyse, ou les femmes égalitaristes tyranniques…Le plus souvent, de l’humour myope. Derrière le nain de jardin occulté par Mélusine personne n’avait anticipé la disparition de la démocratie comme valeur de gouvernance.

 

Croyances bêtifiantes est bien le signe majeur de cette dernière époque que nos historiens ont qualifiée de postindustrielle. On croyait à tout, les ions, les protons, les grenouilles galvanisées, la greffe du cœur et les restaurants, les intentions mauvaises de l’église catholique canalisant le peuple pour qu’il ne regarde pas les tableaux du Louvre ou se mêlent scandaleusement des personnages habillés et des personnages nus. Mais personne n’aurait pensé à chercher à se scandaliser au musée du Louvre si Daniel Brun n’avait incognito dopé Leonardo et annoncé que la Joconde devait être nue sous son habit de parade séculaire. D’ailleurs, elle riait tout le temps, preuve qu’elle se fichait royalement de notre fiole.

 

C’est inouï ce que l’on a pu en faire accroire, la plèbe décidément en ces temps-là gobait tout pensa Henri, même ici dans ce coin, on a longtemps parlé des tumuli et des sabbats.  Tout en fixant l’écran numéro huit, Henri se remémorait ce qu'il avait pu entendre sur les malédictions et rites étranges entre betteraviers et éleveurs de bœufs pour la chaîne écossaise Mac Adam, les  pratiques inavouables des planteurs de patates pour Mac Cain. Ces croyances faisaient parties intégrantes de la région où il habitait désormais, tout cela remontait à plus loin encore, à l'inquisition et à la chasse aux sorcières. On avait même parlé d’un culte satanique du côté de Morlanwez et même aujourd’hui, il n'était pas rare d'entendre du téléphone arabe matinal, au marché de la verdure locale, les pires rumeurs de certains descendants connus de ces sorciers dont faisait partie, dit-on, l’ancien propriétaire du domaine que Henri avait acquis. Le notaire avait même parlé de messes noires et sacrifices datant d'il y a quatre cents ans.

 

Tout a-t-il toujours été faux ? Henri tourne les pages de ce quotidien « d’alors » qui parle des Slovènes, mais il ne trouve nul historien affirmant qu’au sommet de Maastricht, en 1991, le chancelier allemand Kohl est le seul à vouloir faire éclater la Yougoslavie et à reconnaître précipitamment les «indépendances» de la Slovénie et de la Croatie, au mépris du droit international de l’époque et de la constitution yougoslave d’un alors pays souverain. Mais la montée de la puissance allemande régulovingtenaire imposa cette folie à tous ses partenaires. Paris et Londres s’alignent toujours sur les Teutons. Les Walbanais applaudirent, les diables rouges allaient pouvoir faire quatre matches de plus !

 

Oui sans doute, pensa Henri, il était naturel, normal que le monde bascule sous le choc des empires jaunes, la vieille Europe pas encore construite peuplée de gens aux croyances obtuses, incapables de les dépasser ne pouvait qu’exploser dans son pourrissement. Il n'y avait aucune base économique sérieuse pour justifier les principes du système walbanais. Rien que de la propagande, une presse soumise au pouvoir financier occulte et lointain et des moutons qui bêlent sinon, se congratulent, se félicitent, se téléphonent. Ah ! Pour se téléphoner, ils se bigophonent, en dix ans, les compagnies de télécommunication ont multiplié leurs bénéfices par dix, cent, mille, l’asservissement avait été rapide et total.

 

Il avait été d’autant plus féroce que l’avènement de Bimbo des Charente coïncida avec la résolution des nations unies poussées de l’avant par Consolidation des Rizières et bouclée par la banque européenne dont le directeur étaient aux mains de la Gretchen Meknès al Turkish. Beaucoup de femmes alors se sont ruées hors du bureau du quatorzième étage, ont jeté leur culotte à la tête du sous-chef de service et ont chanté libertine ou encore scandé : A nous le pouvoir économique et politique.

Mais elles ne l’ont souhaité que pour tenter d’obtenir de l’argent. Pour beaucoup d’argent. Le loto avait déjà été inventé, l’Euromillion aussi, il n’y avait plus rien à gagner, elles arrivaient un siècle trop tard.

 

Mouvement sur l’écran huit, zoom du bouton trois et sono renforcée, la femelle étendue pousse un soupir. Henri songea qu’il fallait absolument l’examiner à nouveau, il ne voulait pas avoir d’ennui avec la nouvelle cheftaine du village. Tout le monde lui passait bien des aventures et des originalités, mais contrevenir à ce point était dangereux. Depuis le six octobre 2006, date de la fête nationale en Siliconvalley, il était obligatoire de porter, normalement incrustée derrière la carotide gauche, une puce réfidée. Le ministre de l'Industrie de la France européenne pas encore à trente partenaires (ce qui aurait été un fameux gang-bang) avait homologué le jour dit la libéralisation de l'utilisation des tags réfidés dans la bande des 865 à 868 MHz. La France mettait ainsi fin au régime d'autorisations individuelles et rejoignait alors le concert mondial des nations ayant ouvert cette bande de fréquences aux tags UHF. Les forces de l’ordre national sociobancaire pouvaient ainsi lire à distance de plusieurs mètres ces puces qui procurent des débits de transfert de l'ordre de 200 Kbit/s. Promis, promis... avaient annoncé avec candeur les employés des ministères ce ne servira que pour pister les containers et colis perdus dans les aéroports, guider les aveugles par gépéesse, traquer les nazis pédophiles et les barbus voilés, et retrouver nos chères têtes blondes égarées dans les couloirs du métro ou de l’office du tourisme. Les essais avaient été concluants sur les syndiqués de Hitachie. Sitôt élue par la vox populi déterminans, Bimbo I avait téléphoné à Kim II et obtenu livraison immédiate des premiers outils à marquer le bétail aux couleurs de son ranch. Le consortium EPCGlobish and Framatomik limited était devenu milliardaire en monnaie de singe et Laurette dansa de joie dans le bureau où elle avait fait installer un écran pour suivre chaque délinquant sexuel qu’elle pouvait ainsi retrouver chaque nuit.

 

Avant d’aller s’abîmer dans l’océan, le vecteur survolera le Japon ! Plus tard, nous déploierons une version améliorée du Tac o tacat thong II, qui pourra frapper l’Alaska et Hawaï, plus tard ... avaient annoncé les successifs ministres kimiesques mais les radios diffusaient Blunt et Dion ...

 

Henri somnola quelque peu et le temps passa comme il est impossible à maîtriser, le temps vole, volage, envol, paupières lourdes, mouvement dans la salle de dissection paupières lourdes yeux ouverts qui suis-je où suis-je pourquoi suis-je nue ?

07:15 Écrit par Xian dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |