31/05/2006

Filérambot

 

Vous connaissez bien sûr la différence entre être concerné et être impliqué ? La réponse est dans la métaphore des œufs au bacon : dans les œufs au bacon, la poule est concernée, mais le cochon est impliqué.Henri vous l’a déjà dit, ce que vous ne savez pas, c’est que comme le biographe d’Henri est encore une fois sur la route, jusqu’à mardi, je suis encore de la revue ! Je commence à en avoir assez ! C’est bien pour faire plaisir. Mais cette fois-ci, je co-signe Marguerite Duvernois & Xian pour le texte & la mise en page.

S’occuper des affaires d’un toujours en voyage, c’est ionisant... l’action entraîne la formation d’ions dans la substance irradiée. Sans compter que le Sud modifie tout. Dès le 1er juin qu’il avait dit, tout change... surtout le Henri du mercredi qui devient le samedi et qui n’est pas le même texte que le Henri quotidien comme cela a duré un court moment, vachement plus simple pour les dactylographes. Dactylographes ! j’lui en ficherait des dactylographes moi ! Avec sa manie d’employer des néologisme que les ceuxxes de n’importe kwa comprennent pas tout.

‘Tention, la gestation de l’écriture xianesque c’est pas une vie type queen d’Angleterre que tu te promène en carrosse dans la vie en agitant mécaniquement ta main tout en gardant des bonnes manières à montrer au peuple d’en bas.

 

Un rapide coup d’œil à la liste verte, Filérambot, ben, non, Claudie est en Afrique, Céline est en mission de désespérance, Arthur Haulot, bon sang, il faut que je mette mes adresses à jour, Thétya... oui, elle est en ville, je l’ai vue sortir du Sheraton hier matin, belle comme avant, que dis-je, pire que tout, une indécence sur hanches...

http://cderos.skynetblogs.be/?date=20060510&number=387&unit=weeks#3332859

 

Je suis très communication en ce moment se dit en riant Henri qui vient de téléphoner à M par Skype : Ton enquête je m’en bats la queue, je t’ai envoyé un rapport, je me fous de tout ce bazar à la con, d’ailleurs, tu vas rire, en ce qui concerne les manifs d’étudiants, il y avait déjà eu un rapport et pour le reste à la revoyure, moi aussi j’ai droit à une année sabbatique, non mais ! Je vais traîner un peu dans les cybercafés de Mèstrichte qui annonçaient l’Europe des drogués, des travailleurs associés, je vais bombancer un peu chez Skyblog, dans les favinettes, (je suis très blogosphère en ce moment, un peu d’aigreur, sûrement, dois-je mettre en cause les pitas mal cuites.) Le traitement de texte Word 2007 devrait s'enrichir d'une nouvelle fonctionnalité permettant d'alimenter directement son blog. Pour l'instant, seule une version bêta (provisoire) est disponible, mais vous ne devriez bientôt plus avoir à choisir entre rester bêta et devenir blogueur ! C’est la représentante de France Trois qui me l’a dit.      
La Walbanie, finito, classé, juste une fourmilière que tout le monde pisse dessus. Me faut d’autres cieux, Une grande destinée passe par un quotidien extraordinaire, c’est pas entre les fonds de Quarreux et la ruelle qui débouche Breydelstraat que je vais devenir célèbre. Maintenant il est temps que l’on parle de moi, je vais téléphoner à Deubbelyou ou à son nouveau copain Iranium, eux au moins, trouvent toujours le bon numéro à appeler pour que les cameramen déboulent. Marre de l’édition locale de Vers l’Avenir ou de la Gazette de Lausanne, je veux être en couverture du Vogue, interrogé par Moniquet concernant mes relations aux cultes qui s'accompagnent d'une vie spirituelle profonde, avec des croyances ardemment défendues ancestralement originaires de Villiers en bois. Je veux lui dire ce que la petit Kakao me disait en aparté : la politique, c’est de la coca à mâcher pour le peuple.

 

J’ai été dur avec M... L’économie mondiale shit ! que j’lui ai dit, t’as vu mon découvert à la Générale. Il a ironisé, il a dit qu’un colonel qui découvre une générale, c’est comme un potache qui couche avec la femme du dirlo. T’en foutrais des dirlos ! Fallait pas casser la Stratos et deux Porsche en un mois, j’apprends que t’a commandé un 4x4 avec moteur rugissant que c’est indécent au prix du carburant. Y croyait quoi le Mike, que j’allais au charbon à vélo ? Qu’on peut s’asseoir à la table de Pinault ou de Mittal en bras de chemise rayée deux emballées cellophane pour le prix d’une promo jusqu’au 20 mai, après on rentre la collection d’hiver. Politique, écriture dans les gazettes, interviews mise en boîte, Shit à l’américaine, bras d’honneur ! T’as vu les acteurs du moment, les acteurs de notre vie économico politique : la grand parade du cirque de Monte-Carlo : Verhofstad à lunettes sexy, Villepin pâle de la mort, Sarco qui ne sait plus si Jésus est juif ou palestinien, Laurette qui hoche la tête à droite, Ségolène qui montre ses seins aux Charentais, Prodi qui fait élire un communiste que même Peponne va refaire un film avec Bénédikt le nouveau... l’Europe est en marche même que ceux qui ont voté non vont pouvoir revoter oui quand Madame Wal-Mart aura son tour de présidence.     
On annonce une super Europe, la révolution du mental, le super schéma de la concorde, tout est déjà en place y compris les accords pas encore faits mais déjà écrits des trois mers (Caspienne – Noire - Méditerranée) tout cela dans l’ambiance sécuritaire et vidéo-filmée, souriez, chacun de vos gestes est enregistré, quelle protection de la vie privée, mais on vous protège bougre de cornards, on vous entoure, on peut voir votre agresseur et même le voleur de chocolats chez Neuhaus. Magnifique mise en place des droizaquiquirestent et consolidation du couscous qu’est plus le beefsteak des sixties, vous vous croyez où ? bande de nases ! On vous encadre !

 

Rien de plus démonstratif et plus allégrant que de parcourir et examiner d'assez près, les longues listes de personnalités grassement parasitaires dont se recommandent les fougueux partis, pacifistes, libérateurs, interventionnistes, affranchissants, et mondio universels locaux... Les organisateurs de gauche lancent, à tout propos, quotidiennement documents, pamphlets, à travers toute la presse surtout visuelle et les cénacles écolophiles pour démontrer qu’ils tiennent la vérité absolue, le détail du bien-être futur, que même demain encore mieux qu’avant on rase gratos... Bouffons        !
De l’autre côté du peigne-cul de service au nom de Bouygues and Co, les autres, sur le côté droit qu’on en meurt de rire. Tous ou à peu près tous, fonctionnaires, politiciens opulents, faux magistrats, anciens prof d’unif, retraités douillets, francs-maçons et bénis de l’évêché... Tous amplement appointés, je dirai même parfaitement, absolument, effrontément tendance parasite sonnent le rassemblement de la marche silencieuse pour le mort du jour.

 

— Tu parles de Léopoldville là, oùskon vote dans deux mois, demande Céline qui m’appelle au téléphone pour m’inviter à déjeuner.     
Alors, tu viens ? Je t’invite aux senteurs des quais près de ton copain Kasteleyn, au Boerenhof, tu aimeras leurs grillades à la braise de la cheminée ou si tu préfères te cultiver, on ira chez Jan, c’est juste à côté du musée d'Art contemporain. On visitera après.

 

Marguerite Duvernois & Xian pour le texte & la mise en page.

15:41 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30/05/2006

Le lilas résiste mieux que le camélia.

Ah oui !

Encore le poney express :

Courrier des lectrices :

 

 

De Madame Barnacle, en son hôtel de maître : Et la photo de l'auteur qui était annoncée ? J'ai lu tout ça pour rien ? Je ne rigole pas !

NDLR : Nous vous exprimons toute notre sympathie, nous même, à la rédaction avons été contrariés par l’impossibilité de mettre en ligne le portrait annoncé. L’image ayant été publiée par Télébwana en couverture, le mois dernier, n’était pas libre de droits et nous sommes à la recherche d’un nouveau cliché. Nous avons envoyé nos paparazzi sur la brèche et chez madame Claude ou l’auteur passe le plus clair de ses après-midi.

 

On ne retiendra que celle-là, cette semaine, l’occupation de l’espace fâcherait la rédac'chef’chef !

 

Liens utiles

Raccourci vers : http://fr.treklens.com/gallery/North_America/Canada/photo135220.htm

Demain 11 mai, Henri Troyes poursuit son action sur ....

http://grain-de-sel.cultureforum.net/viewtopic.forum?t=183&start=45

ou  http://liensutiles.forumactif.com/viewtopic.forum?t=9227&start=75

 

Depuis la chute du mur de Berlin, nous sommes passés économiquement du marché local au marché mondial. Le monde incluant l’occident selon la terminologie anglo-saxonne.

Jadis, on exploitait, on fabriquait et on vendait d’abord sur place pour ensuite écouler le surplus occasionnel à l’extérieur. Il était impensable qu’un fermier consomme le beurre de son voisin.  Il n’y avait aucune raison humaine valable pour que cela change, les financiers se sont appropriés le monde en cinquante ans, ils se sont organisés en quelques groupes, dont le Sippelberg, pour piller les ressources et rendre les gens esclaves de drogues quelconque, y compris une soumission totale à l’argent papier monnaie pour qu’ils acceptent tous les jougs.

 

Quelquefois, des grains de sable enrayent un peu la machine, c’est le cas dans un ou deux pays de notre connaissance où l’exacerbation des uns et des autres est poussée à son extrême, cela est nuisible au commerce et lorsque les politiciens crachent dans la soupe, ils sont rappelés à l’ordre, c’est ce que pense le juge Maquet en parlant avec de Jolicarmel.

Henri qui suivait le même raisonnement ne semble plus, déjà, sur cette longueur d’onde et se demande s’il a bien approché la vérité et s’il est nécessaire d’intervenir. En plus, la médiatisation rigolote de Clearstream ! Henri a démonté cela à l’automne passé, tout le monde s’en souvient, sans compter ce qui rattache tout cela aux « affaires » anciennes : la Paribas, le Crédit Lyonnais, Ben Tapijt Finance. Et si au lieu de valises et de lingots d’or, on nage dans le virtuel, les effets induits restent les mêmes sur les politiques des nations. Les mots « ministres corrompus », « fichiers occultes », « comptes cachés » sont oubliés depuis longtemps. Quel électeur se préoccupe de ce qui ne peut l’intéresser, lui qui n’est attentif qu’à empois, job partiel, arbitraire sécuritaire, marche pour la paix, marche pour la fin du nucléaire, marche pour les vingt kilomètres de Paris, marche pour mieux vendre des Nike et tout cela.

 

Hier, Henri a rentré son rapport à Gondolfo lequel a immédiatement actionné les leviers P2 en place à Rome qui pourtant a en ce moment bien des soucis avec la bande d’hurluberlus qui imagine « vrai » les biesseries racontées par un aussi culotté que Xian[1].

 

 

Henri est un peu spleen, rancœur, amertume ... il trouve que bien du monde se démène pour rien, pour des résultats décevants. La Walbanie est un beau pays innovant en beaucoup de domaines : premier à avoir lancé un vaste programme de revente de passeports belges aux truands du monde entier, pionnier dans son refus en Blok and Belang limitée d’aller skier en Autriche, organisateur in fine du giro produsconien, apaiseur de consciences en Oklahoma et champion de la réussite scolaire (« Doubler, c’est dépassé ! »). (Sans compter la réussite judiciaire totale : comme il n’y a plus de places dans les centres fermés, maisons d’arrêt et autres geôles, hop, délinquants et malfrats, tout le monde à la campagne ! .... euh ! sauf ceux qui n’ont rien fait mais qui viennent d’ailleurs, les aliens : en centres de transit, Vottem et autres Sangate, faut créer de l’empois.)

 

Son coup de fil à Filérambot n’avait pas débouché sur la grande java prévue, le gaillard avait une étudiante sous la main et des exam’s à terminer. En plus, il avait annoncé « Tout à fait à mon avis, le première chose à faire, c'est de recloisonner les marchés pour éviter les entreprises exotiques envahissantes (une espèce exotique envahissante, est une espèce animale ou végétale qui prolifère hors de son biotope d'origine, en déséquilibrant le biotope cible.) »  
Attention, on pourrait croire que l’ami est parfois enclin à parler ordinairement mais non, c’est un théoricien de l’absolu qui ose affirmer des choses comme : « 
Un calcul exact ne peut être qu'un modèle théorique. L’appréhension de la réalité est toujours liée à l'expérimentation et donc nécessairement une approximation. Rejeter les approches empirique ne peut conduire qu'à l'immobilisme et à la fuite des réalités, voir à la schizophrénie » ou encore « Les chiottes du troisième sont de nouveau bouchées ! » ce qui est plus concis mais tout aussi percutant.

 

Le pire, c’est que Henri sent que lui échappent bien des notions qui semblent d’une importance vitale pour le futur... le travailleur franco-belge n’est pas très mobile, Catherine Zéta-Jones est nulle en cuisine,Tom Cruise serait cruciverbiste, les plombiers polonais ne sont pas une vision de l’esprit. J’ai vu pour vingt francs, une jeune garçon qui a enfoncé une pine énorme dans le cul d’un pêcheur napolitain ... est une phrase surprenante en page 32 (culturelle) d’un journal vespéral dans lequel est inséré un supplément « ados ». C’était superbe est la conclusion de la phrase, conclusion rassurante quand on sait que cela fut écrit par un digne académicien au prestigieux nom d’Anatole France. Au-delà, Ketje Henri s’est avancé beaucoup en annonçant à force moulinets qu’il allait raconter son expo et présenter des photos... la porte du grenier franchie, la montagne de documents semble intraitable dans les conditions physiques actuelles ...

 

Le lilas résiste mieux que le camélia.

 

Étrange petite lucarne, comme ouverte sur un monde qui parle de swa et de U2 qu’est pas un avion espion et d’abrèv. en ok, qui affiche au moment où on s’y attend le moins un message de Londres. L’électronique furète partout et tente même de vous imposer le signal voir l’image sur votre autre portable, le Toshiba qu’on emporte dans le bain, en mission, au restaurant d’entreprise pour montrer qu’un cadre cela travaille, cela travaille jusqu’à être de guingois, une main habile alors l’enlève, pense le dépoussiérer et en définitive le propulse aux encombrants qui passent mardi prochain à Cathelineau me dit-on.

 

 

 

En exclusivité et en avant première, en abonnement, le mercredi : Henri : LE SUD

EMILEZ !

 

 



[1] Et question culottes, paraît que chez Xian, il y en a plein les tiroirs et qu’c’est même pas à lui !

 

05:15 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/05/2006

Emilez

— J'imagine... rêvassa l'inspecteur Dewalle.

Palumbo qui entrait, allait vers la machine à café quand le téléphone se mit à grésiller, il déposa son mégot sur le coin du bureau et le regard inquiet et contrarié, il décrocha.

- FedPol

-Faut venir avec des hommes, l’identité est prévenue, Fichmol ne devra plus défendre personne, il vient d'être abattu de deux balles dans la tête en sortant de chez madame Amitié.

Shit! fut l’oraison funèbre du ministre de la défense.

 

 

- En pleine rue comme ça M’sieu, ça fout un coup, déclarait un Beur à un agent de quartier arrivé promptement sur les lieux du drame qui s’était déroulé il y a une demi-heure. Bang, bang et j’ai vu son visage se couvrir de tâches de sang, il venait d’ouvrir la porte vitrée qui donne sur la rue et il est tombé à la renverse, tué mortellement Msieu!

Le témoin était gris, ce qui faisait ressortir le départ d’une moustache virile sous son nez camus.

Et vous pensez que c’est le bruit de la moto qui passait qui fait que personne ne s’est retourné.

— Oui, répondit l’allochtone d’origine étrangère nationalisé à Saint Gilles, les mains agitées de tremblements nerveux.

— Et vous l’avez aperçu, vous, le motard ...ou une idée de la couleur de la moto déjà ?

Non M’sieu, je n’ai rien vu, je ne sais pas, je ne sais rien des motos, moi les motos j’m’y connaît pas !

 

Une demi heure plus tard la rue était bloquée et l’expert en balistique disait à de Jolicarmel en relisant son petit calepin :

— Deux coups mortels, la première balle dans la tempe et la deuxième qui a déchiqueté le côté du cou en arrachant la carotide.

— Maintenant c’est clair déclara de Jolicarmel en rentrant au bureau,  il faut vraiment accélérer l’enquête et voir dans les magouilles politiquardes, ce n’es tplus possible qu’il y ait là des affaires personnelles... Tout cela est réellement lié et le lien c’est la politique...

— Je l'ai toujours pensé ! opina Lesage.

— On remet les pendules à l’heure et l’enquête fonce dans le tas, tant pis pour les éclaboussures, on phosphore ! dit Lavacherie, un ancien qui était venu en renfort à l’équipe... en se dirigeant vers le couloir.

— Où vas-tu ?

— Pisser ! J’ai besoin de saisir à pleine main une enquête qui démarre vers de nouveaux cieux la vessie vide. 

 

 

Sex Pistol avait rangé sa moto et avait participé à la séance du Club. A observer les participants, on ne pouvait que constater leur état de transe. Hochement de tête, regards vagues, essais de déglutir et de saliver ... Les uns avaient consommé des alcools apéritifs à base de Maxiton les autres avaient fumé du kif dont la fumée bleuissait leurs boucles noires.

Lorsque la séance fut terminée, Sex Pistol reprit le chemin des Ardennes. Il avait pris Mélanie sur son tand-sad. La route était dégagée, à Fairon, ils croisèrent une voiture banalisée de la police, c’était l’inspecteur Massart qui rentrait chez lui. Ils se firent un signe de la main comme les motards font habituellement aux automobilistes courtois.

 

 

La plupart des policiers avaient participé à des manifestations « du souvenir » il y a deux jours, la victoire ou plutôt l’armistice... enfin, un armistice quoi, un gus s’était aplati dans un bunker paraissait-il... halte au feu mon lieutenant ! ... Et si cette nuit ...

Et si cette nuit charmante Elvire ...

Les hommes avaient perdu le goût

De vivre, et se foutaient de tout

Leurs mères, leurs frangins, leurs nanas

Pour eux c'était qu'du cinéma

Le ciel redevenait sauvage,

Le béton bouffait l'paysage... alors

 

Les loups, ououh! ououououh!

Les loups étaient loin de Paris

En Croatie, en Germanie

Les loups étaient loin de Paris

J'aimais ton rire, charmante Elvire

Les loups étaient loin de Paris.

 

Mais ça fait cinquante lieues

Dans une nuit à queue leu leu

Dès que ça flaire une ripaille

De morts sur un champ de bataille

Dès que la peur hante les rues

Les loups s'en viennent la nuit venue... alors

 

Les loups, ououh! ououououh!

Les loups ont regardé vers Paris

De Croatie, de Germanie

Les loups ont regardé vers Paris

Tu peux sourire, charmante Elvire

Les loups regardent vers Paris.

 

Et v'là qu'il fit un rude hiver

Cent congestions en fait divers

Volets clos, on claquait des dents

Même dans les beaux arrondissements

Et personne n'osait plus le soir

Affronter la neige des boulevards... alors

 

Des loups ououh! ououououh!

Des loups sont entrés dans Paris

L'un par Issy, l'autre par Ivry

Deux loups sont entrés dans Paris

Ah tu peux rire, charmante Elvire

Deux loups sont entrés dans Paris.

 

Le premier n'avait plus qu'un œil

C'était un vieux mâle de Krivoï

Il installa ses dix femelles

Dans le maigre square de Grenelle

Et nourrit ses deux cents petits

Avec les enfants de Passy... alors

 

Cent loups, ououh! ououououh!

Cent loups sont entrés dans Paris

Soit par Issy, soit par Ivry

Cent loups sont entrés dans Paris

Cessez de rire, charmante Elvire

Cent loups sont entrés dans Paris.

 

Le deuxième n'avait que trois pattes

C'était un loup gris des Carpates

Qu'on appelait Carêm'-Prenant

Il fit faire gras à ses enfants

Et leur offrit six ministères

Et tous les gardiens des fourrières... alors

 

Les loups ououh! ououououh!

Les loups ont envahi Paris

Soit par Issy, soit par Ivry

Les loups ont envahi Paris

Cessez de rire, charmante Elvire

Les loups ont envahi Paris.

 

Attirés par l'odeur du sang

Il en vint des mille et des cents

Faire carouss', liesse et bombance

Dans ce foutu pays de France

Jusqu'à c'que les hommes aient retrouvé

L'amour et la fraternité.... alors

 

Les loups ououh! ououououh!

Les loups sont sortis de Paris

Soit par Issy, soit par Ivry

Les loups sont sortis de Paris

Tu peux sourire, charmante Elvire

Les loups sont sortis de Paris

J'aime ton rire, charmante Elvire

Les loups sont sortis de Paris...

(paroles de Serge Reggiani)

 

Et si cette nuit charmante Elvire, si cette nuit comme l’autre fois, nos amis, ils sont nos amis charmante Elvire, nos amis à quatre heures du matin sur la Meuse, la Moselle, le Rhin, si cette nuit, une fois de plus une fois encore ...

Si vous détracteur ou admiratrice de Henri, vous constatez une erreur dans les données ou si vous voulez passer un moment dans la voiture de Henri roulant vers le Sud ... n’hésitez pas : émilez tout de suite à Xian@xianhenri.net

 

En exclusivité et en avant première, en abonnement, le mercredi : Henri : LE SUD

EMILEZ !

09:01 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/05/2006

Lulu la berlette, le repos du guerrier, la comtesse Adler de l’agent secret payé au tarif syndical

Massage de qualité au miel chaud, huiles chocolat. Soins ayurvédique + bain aux fleurs est-il écrit quelques lignes plus loin, texte simple précédant un numéro facile à composer 0485.69xx96, vous n’alliez pas croire que je vous donnerais la clé d’un moment de bien-être, je suis égoïste, dans combien de temps la voiture ? Ai-je un laps suffisant pour aller me faire emmieller ? Et puis, je me demande curieusement ce qu’est huile chocolat, vous joue-t-on les dames blanches, ai-je encore des choses à apprendre ?

— Oui, oui, je vois où c’est, je vole une voiture et j’arrive ....

Et c’est précisément au pied de l’immeuble que le nouveau Samsung minikit mainlibre que tu gardes dans l’oreille et sanglé au slip se met à sonner. Toute une gymnastique pour ouvrir la ligne.

— Allôja dis-je sèchement, u spreekt met atomatissetoustelaparaâât van Pope Bédénikt...

— Cesse tes lamentables biesseries, je sais que tu es là, c’est Hélène, de Liège, j’ai besoin de toi.

— Hélène mon amour, je suis ton Paris on ira à l’Hilton

— Plus tard, c’est pour une affaire

— Y a des sous à gagner ?

— Peut-être !

— Faut savoir, s’il n’y a rien à prendre, je reste coi.

— Le gang des œuvres d’art ça te dit ?

—Rien du tout, pour le moment j’électronise et je survole les candidats aux élections prochaines.

— C’est toi qui fait le ménage ?

— Cela m’aurait plu mais non, je suis même plutôt rémunéré pour venir raconter qui est derrière.

— Qui c’est ?

— J’ai une piste, solide mais il faut encore que je vérifie. Tu chausses des lunettes solaires quand tu vas au charbon ?

— Tu rigoles, j’ai encore une vue d’aigle et c’est pour mes beaux yeux que tous les pisseurs de comptoir m’accostent.

— Les yeux ! patate ! S’en foutent de tes yeux, les hommes qui te disent cela, veulent seulement que tu fermes les paupières, comme dans la chanson.

— La chanson ?

— Je m’suis fait tout p’tit devant ...

— Bon tu es sérieux une minute ?

— Comme un pape, ah non...

— T’es pas sérieux ?

— On ne peut pas parler du pape sinon il porte plainte.

—Ben, c’est justement ce que le curé de Saint Pholien ne veut pas faire...    
Écoute un peu nom di djo, et fais moi plaisir, va voir à Grimbergen.

— J’allais me faire masser.

— Tu iras après, Henri, dis moi oui, clique sur Saint Pholien !

...

Saint Pholien, l’église de Grimbergen, y-t-il des souvenirs, des concordances, des coïncidences ? Un recueilleur anonyme en parle-t-il là-bas ?

 

Quelques minutes de réflexion ... on se rappelle, ma dernière mission comportait une directive Célinienne, une contre-offensive Francilienne et un binôme structurel nommé Julie Larousse, que j’avais effeuillée, pages roses comprises au 242 de l’Amigo et puis chez moi, enfin, je veux dire dans le logement de fonction (on me rémunère comme un ministre avec frais de voiture, de repas et trois paquets de clopes) de Henri de Lavallière, écrivain – diplomate – quoique ! pour la diplomatie, cela avait dû s’arrêter à l’école communale du quartier... Qu’avais-je encore à apprendre ? L’idéal dans mes fonctions est que le résultat ne s’obtient pas en compulsant des dossiers ou en assassinant les ennemis de la république, mais en couchant avec ses filles, c’est nettement plus agréable. Mais cela fait des jaloux.

Ainsi, juste comme je décide de passer chez Martine, Filérambot me téléphone. Voilà, je le disais, un jaloux !

A la cité des courses, tu devrais venir voir, il y a une diva qui se prend pour Karl Marx, mais elle a cité ton nom.

Pour les ignorants des choses de ce bas monde, la cité des courses n’est autre que le bâtiment de logement des étudiantes, avenue des courses. Les noms de rues et d’avenues sont attribués mystérieusement par les conseils communaux, il y a tout un débat possible à ce sujet.

Quelle journée ! Le Samsung à clapet est rouge comme un fer que l’on a rebattu.

Il faut ajouter que le fils Dardennais devient maïeur de Herstal (les « rouches » Eh bien !! Des sacrés faux culs à s'en rebattre les couilles ! Le foutage de gueule du populo béat : oh c’est l’fi d’lôt ! la panse pleine de jup et de duvel, l'assiette de l’entartreur joli dans la gueule de ceux qui sont pas comme eux ! De sacrés faux-culs !, que le parlement wallon gouverné par l’empereur rital s’est donné congé pour aller applaudir les pédaliers d’une course cycliste, qu’Eddy Merkx a des cernes de plus en plus grands sous les yeux (où tu passes tes nuits, mfi ?), que des policiers ont chipé le ballon de gamins qui jouaient au foot, que la cocaïne et le Jibi font mauvais ménage, tandis que Gaston pourrait être convaincu d’avoir noyé sa maîtresse dans la Meuse... heureusement cela se calme avec Natacha Saint Pierre qui offre les clés du paradis...

 

Avec Tchatouranga, on investissait de ces territoires de mémoires et de fin d’humanité, avait dit Julie qui avait téléphoné six fois sur le portable que Henri avait volontairement oublié dans sa Beetle. Au bureau sub basilica, on avait suivi les conversations et on avait localise trois interlocuteurs.

 

Je crois que je ne vais pas aller voir quoique ce soit à Grimbergen et orienter mon enquête vers les milieux auvergnats ce qui me permettrait de descendre au moins jusqu’à Tarascon où le climat semble plus agréable. Oui, je pourrais déléguer, cette histoire de Walbanie, le fin mot, je l’aurai d’ici quelques jours ... Tarascon, Sète ou encore un coin caché, creusé dans l’Europe troglodyte ou je serais calfeutré contre la grande médocaine qui sait si bien charmer les pinsons et s’occuper des pelouses, faire avec elle des siestes crapuleuses...Lulu la berlette, le repos du guerrier, la comtesse Adler de l’agent secret payé au tarif syndical.  Lulu la berlette, le repos du guerrier, la comtesse Adler de l’agent secret payé au tarif syndical

 

J’aurais dû fermer ma grande gueule pensa Sex Pistol en rencontrant pour la quatrième fois ce Cheick Deksiabank al Harachid que lui avait présenté Mélanie.

Il venait lui annoncer que Fichmol avait vu son mandat résilié d’office.

 

 

Dans le bureau du nouveau prélat (comment se nomment entre eux les directeurs de la nouvelle police, il n’y a plus que des directeurs...) on convint que de Jolicarmel devait appuyer sur le champignon, que le ministre de l’intérieur aurait aimé être à l’extérieur et que pour avoir plus de moyens, il faudrait un semblant de preuve que le tueur était le même dans chacune de ces affaires. Les affaires devenaient l’affaire et le drame se profilait. On allait avoir une manif écolo pour la paix entre partis politiques, une manif des lycéens pour obtenir des antihistaminiques gratuit.

— C’est le même, c’est évident dit un ancien de la légion mobile.

— En tout cas, cela ne serait pas pour me déplaire, je n'ai jamais chassé de Serial Killer, ce serait une première et puis cela ferait faire un peu d'exercice au peloton qui se la coule douce dans l’ancienne école...

Parle pour toi, moi, j’en fais tous les jours, tu connais Poupette !    
Et encore, faut voir quand nous sommes en vacances, elle vient d’organiser celles à venir, plongée, judo, tir à l’arc, muscu, course à pied, water-polo ... et le soir, le night...tu la verrais sur la piste aux étoiles, des fesses jennifériennes à faire exécuter un triple salto arrière à l’abbé Pierre.

 

 

Lundi on retrouve Xian sur les sites de Xian et c'est pas demai nque je recommence à l'aider, fais ceci fais pas ça ôte tes mains retour à la ligne oh la la !

06:27 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/05/2006

Dédé du jour et demain aussi ... lundi ? Lundi, la route du Sud avec Henri.

J'suis chanteur, je chante pour mes copains

J'veux faire des tubes et que ça tourne bien,

                                   tourne bien ien

On se connaît ?

Non.

Je suis nouveau.

On ne s'est jamais parlé ?

Non.

J'arrive à peine...

On ne s'est pas écrit ?

Non.

Pourtant tes mots dansent comme j'aime

Enfin si depuis quelques jours...

Tu veux m'accompagner ?

Tu veux m'écrire ?

Tu veux me retrouver ?

Que veux tu ?

Un bout de toi

Donc tu me connais

Non je ne te connais pas

Je mens tout le temps

Sauf si je te demande un morceau de toi.

Je joue tout le temps

Sauf si je te vois pour te dessiner

Tu me connais

Non.

Écris moi.

Tu me connais.

Je connais ton bassin contre le mien et les regards

Tu me connais

Non.

Parle moi

J’m’appelle Henri...Je reluque les lignes qui précèdent,... elles disent des choses que vous pouvez aimer si vous aimez ces choses ... (lien appia)

Appelé Henri, je serai bientôt appelé à voter et à choisir ceux qui se moquent de moi (selon vous), mais comme Filérambot le fit, allez-y, fondez votre parti, devenez décideur, vous pourrez alors faire passer votre message (si vous en avez un) ou tenter de vous occuper de la gestion publique si vous en êtes capable... Quelle aventure ... !

L’aventure est toujours un ouvrage de fiction où chacun peut se retrouver. Comme dans la vie des employés de bureau, chez les aventuriers, aussi, les situations peuvent être tendues, horribles ou merveilleuses. Rien de pornographique, que du naturel qu’on chasse au galop.

 

Il y avait eu souvent des soirées enfumées au cours desquelles des paroles avaient été dites. Filérambot avait un soir déclaré avec beaucoup d’audace en ces temps égalitaires :

Si je devais résumer ma vision de la société, je la présenterais comme un moteur dont l'énergie est fournie par les inégalités sociales. Les citoyens sont motivés par le désir d'ascension sociale (et récompensés par cette ascension, que celle ci prenne un aspect financier ou non). Dans cette optique, supprimer ces inégalités reviendrait à bloquer toute possibilité de changer sa situation, et donc, à ne plus alimenter le moteur. Le problème vient de ce qu'actuellement, ces inégalités ont atteint un niveau tel que les plus défavorisés n'ont plus aucun espoir de voir leur situation changer, et les plus favorisés sont en position de tout déséquilibrer. Ce qui fait que notre société ressemble à un moteur qu'on a voulu faire tourner trop vite et qui se grippe. Pris comme ça, la différence fondamentale entre la gauche et la droite se résume au choix du niveau de solidarité ou de redistribution que nous voulons. (Bien sûr, en disant cela, je mets complètement de coté tous les aspects libertés, interventionnisme de l'État, etc.)

 

L’était chouette Filérambot, mais on peut comprendre que passées les dix heures du soir, que déjà, il est minuit, la grande Karine pousse tout le monde dehors, que c’est ainsi que l’on s’aperçoit que la batterie n’a pas pu alimenter les phares restés grands ouverts, yeux de la nuit, sur le parking de la propriété égarée dans les terres profondes.

— Ça ne démarre pas ? demanda une petite voix entre douceur et ironie.

 

Une bouffée de chaleur me monte aux oreilles, suis-je agressé dans l’obscurité, est-ce un dépanneur de Touring Club, y a-t-il des vigiles dans le jardin de Karine ?

— Ma Benz est garée à 50 mètres dans la rue, je vous dépose ? demande Mireille qui quelques instants auparavant était froidement lancée dans un discours écologico-rupestre vengeur envers un vilain.

Elle dégaine comme John Wayne, déverrouille à distance tandis que balbutiant oui ça m’aidera, je verrai demain pour le dépannage, Karine ne m’en voudra pas d’avoir laissé mon tas de ferraille sur sa pelouse, j’espère que je ne gène pas, j’ouvre la portière de gauche, je regarde ma dépanneuse s'asseoir, je découvre ce qu’elle découvre, une jupe qui remonte sur des jambes gainées de bas nylon, une collectionneuse, un élégante, une ... quel âge a-t-elle ? Je referme ma porte et je suis pulvérisé sur le dossier, la navette spatiale ne doit pas avoir une poussée aussi farouche.

Sourire carnivore, c’est une « Kompressor » ! dit-elle.

— Je sens fais-je, je sens ... dis-je en m’asseyant le plus convenablement possible.

 

Je répétai la même phrase vingt minutes plus tard empêtré dans les draps rose et mauve, dans la chambre à coucher, chez Mireille.

 

Que tout serait commode si l’intuition ou le hasard conduisaient sans coup férir à l’exacte formulation d’une pensée qui n’aurait pas à se chercher ! (Extrait de « Mémoires », Jean Monnet,)

 

Mireille, vous l’aurez compris, au dessus de ses jambes, avait un cul étonnant, et beaucoup plus haut des yeux de romance, le regard preneur, le sourire cranibale que tu peux rien voir d’autres que les dents blanches qui vont te bouffer tout cru. Une langue vivante derrière et des lèvres jalousant celles d’Emmanuelle. Elle racontait des histoires, de belles histoires comme les sirènes racontent aux marins qui aiment s’en laisser conter.

Elle a inventé mille choses pour me faire plaisir d'abord et puis pour me nuire ensuite. Ma faiblesse à moi c'est d'écouter les histoires de bonnes femmes, faut qu’elles racontent, toutes, et moi j’écoute. Mireille m’a chambré, elle a fait remorquer ma cage vers le centre George de Monsin pour ferraillage direct que t’as même plus cinq cent balles puisque c’est pour te faire comprendre que tu soignes l’écologie par plaisir qu’on empaquette ta bagnole.

Trois jours ! Que il a eu de la pluie et du vent et des trous d’air qu’un A320 s’est abîmé. Une chatte en folie. Je ne pouvais pas faire mauvaise figure, elle connaissait des tas de gens, particulièrement Fichmol, le ministre de la défense, celui qui devait signer le papier qui m’autoriserait à enquêter à Petit Breughel dans les silos à fusées Polaris sans tête nucléaire, que les tête sont dans le hangar d’à côté, sécurité OTAN NATO oblige.

Y a eu de la violence entre nous pour terminer nos rapports, mais c'est qu'elle avait mille fois mérité la torgnole que j’ai pas pu retenir quand elle m’a dit : Le type qui s’occupe des écrans, chez George, tu le connais ? Elle en a convenu finalement qu’elle, elle le connaissait et que tout le monde se demandait pourquoi j’avais laissé tomber cette branche là de l’enquête et que oui, elle faisait de la politique de salon pour se mettre en rapport avec des têtes et des bras (elle ajouta des queues en me regardant fixement, je ne suis pas sûr d’avoir bien compris), les bras, ok...et la tête, qui tu espionnes ? T’as morflé, je vais continuer le mouvement si tu ne me dis pas ... Elle avoua pour Filérambot et dit que Jean-paul n’était qu’un gros tas. Tout le monde l'a dit... Des gens qui savent... et même que la fiancée d’Uylenspiegel, après Fabienne et Nadine, après Maria et Monique avait couché avec Roldu.

Le téléphone a sonné.

J’ai décroché pour entendre

— Alors poulette, tu l’as chambré le connard ?

 

 

Rictus sardonique, l'homme referma le couvercle de son téléphone portable. C’était « clair » pour son après-midi de congé. Il fixa un instant la grande vitrine à l’entrée du magasin à rayons multiples puis, il observa l’avenue qui ressemblait depuis peu au chemin étroit d’un étrange jeu de l’oie, tu avances de deux cases tu es sur les rails, tu avance d’une case, c’est le couloir des taxis, pas par là, directement en prison sans passer par la case départ, tu as roulé sur un cycliste.

Il se redressa et inspirant profondément, il saisit dans la poche intérieure de son blouson une paire de Ray Ban qu'il déposa avec précaution sur l'arête de son nez. Coup d'œil à sa Mobutu Sese Seiko qui donnait l’heure au dixième de carat près, il s'élança, ignorant les passages pour piétons, en diagonale vers l’hôtel international. Il se projeta dans l’ascenseur qui mène au parking souterrain. Étage trois, splendide moto parfaitement rangée dans le créneau ad-hoc. Des fontes gauches, il tira un objet que l’obscurité ne permit à personne de voir et le sangla le long du réservoir avec un sandow vert fluo judicieusement placé auparavant. A sa place, il rangea son blouson. Des fontes droites, il sortit, soigneusement pliée, une combinaison totale noire qu’il enfila au-dessus de sa tenue sport. Il déclipsa l’antivol du casque et actionna le démarreur.

La moto bondit en rugissant, surgit des ténèbres, les rayons du soleil éclairaient la façade de la banque.

 

C’est Kew qui allait être content, il mâchonnerait son cigarillo, redresserait un peu son béret bleu puis en avertirait Mike qui avalerait sa dent creuse en recevant la facture. Puisque Mireille avait déjanté mes pneus, je suis entré chez mon ami Katkat, gros concessionnaire Land Rover, seul véritable tout terrain traversant aussi bien les boues hesbignonnes que les polders environnant Sluis. Emportez, c’est pesé !

Je l’ai garée dans la petite impasse, devant chez le garage de Toni. Je la reprendrai demain matin, elle sera parfaitement équipée, de ces suppléments d’accastillage que les concessionnaires officiels ne prévoient pas.

En attendant que le véhicule soit apprêté, je me suis assis à la terrasse de cette vieille brasserie, le temps était au beau, un coulis frais relevant une ardeur printanière solaire inhabituelle, on aurait de l’orage avant ce soir que cela ne m’étonnerait pas. Des gazettes qui traînent, des nouvelles : un maillot rose, c’est quoi, une gay parade, des explications confuses de non m’sieu j’ai pas touché de sous d’un Chinois... et le billet de Thierry Fiorilli qui dit ce que Charles Lauter allait écrire pour la gazette de Lausanne, autant faire flèche du mot de ce Thierry qui dit les choses avec le sourire, c’est de plus en plus rare, le sourire : Ah ces mots ! Désormais, on peut tout montrer, dit-il (mais il s’engage sur une pente glissante, c’est que du savon mou, là, A Cide, Kroll et les autres savent bien que l’on ne peut tout montrer, enfin, on peut montrer mais on vous fout le feu au cul) ... mais plus rien dire. (C’est Céline qui doit rigoler !) Il semble cependant d’après le billettiste vespéral que l’on puisse encore couillonner, avoir la patate ou la chanter et se retrouver tolérance zéro mais, interdit verboden les têtes de Turc,liste noire, saoul comme un Polonais (surtout s’il est plombier époux d’une infirmière roumaine), passer la sauce au chinois, parler petit-nègre, en chiffres arabes, bande de moules de Zélande, le charme slave, le sexe faible (n’y a plus que les usagers !), tu ris jaune, nique ta mère, tous en file indienne, (à la queue leu leu par contre est adopté), sérieux comme un pape, mademoiselle,nid-de-poule, capote anglaise, flèche wallonne, vache espagnole, flegme britannique, slip kangourou hé le nouveau ! latin lover, humour juif... sans doute son rédacteur chefl’a encadré, assez de lignes ! la liste aurait pu être interminable, stigmatisante à sa manière, savoureuse, européenne d’aujourd’hui. Nos estons fir d’es one bind’ d’idiots ! 

 

 

 

En exclusivité et en avant première, en abonnement, le mercredi : Henri : LE SUD

EMILEZ !

 

 (Dédé sous X)

 

 

 

09:30 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/05/2006

à quoi pensait Céline ?

18:13 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Our le Sud, faut s'abonner !

— Équipe un ! on y va ! annonce Lesage et prévenez les gunmen, on a un nouveau désossé sur les bras !

 

 

Courrier des lectrices :

 

 

De Madame Rolande, de la plage : Quand t'es tout nu, tu dis te fais prendre en photo. Pour cela, tu m'appelles au 06.84.x.61.29. J'arriverai.

NDLR : Nous avons caviardé le numéro de cette enthousiaste, qu’auraient pu utiliser la bande d’exhibitionnistes qui lit le Henri’s news. Pour le reste, la proposition sera envisagée avec sérieux, il est temps en effet que des illustrations parsèment les nouvelles du mercredi.

 

De Monsieur Phil, ancien mari et au nom de Artordr Erika, suédoise, blonde : .../...(conversation technique) .../...et puis on dit hexadécimal ... ou alors sexagésimal mais alors, ça n'a plus rien à voir avec les ordinateurs - ni avec le cul non plus.../...

NDLR : Nous avons publié cette remarque ici-même bien que ce soit l’ex-mari qui ait pris la plume. Nous souhaitons le rassurer sur l’état convenable des activités sexuelles et électroniques de Henri.

 

De Madame Melba, princesse à la peau de pêche : Ne megaye pas Xian.

NDLR : Nous avons tenté en vain, consultant moultes ouvrages, de déceler le sens exact de l’observation. Nous faisons un appel aux lecteurtrices : Qui peut donner un sens à cela ?

 

De Madame Michu, concierge d’un des immeubles : Parmi les personnages, celui que j’aime le mieux est Sex Pistol. Va-t-il revenir ? En tout cas, toi tu es tueur sans gages d'idées toutes faites !! Jamais en congé de maladie d'idées ordinaires... Une cervelle qui explose à tout moment dans un Xian bien en vie... On n’engage pas à l'Onem des mecs qui assureraient une vision de société à la Xian ? Putain, le monde est mal fait !

a + et bonne semaine

NDLR : Nous avons respiré la satisfaction en écoutant la réponse à votre question toute faite : Non, l’ANPE ne pourrait approuver les idées politiques de Xian, créateur immédiat de plusieurs milliers de chômeurs heureux.

 

De Madame Robert, plasticienne clinique, concierge : Hier, Félicie et moi somme allées à Liège voir la conférence de Michel Dardenne. Compte rendu de la conférence :Tatolement nulle. Après comme on n'avait pas envie d'être descendu en ville pour rien, on a été dire bonjour à Laurence, une copine de Henri. Compte rendu de la réunion avec Laurence : On a dit du mal des autres, surtout de Catherine, de Chantal et de Claudette, des cougnasses...  et on s'est bien poilées. On a parlé de pleins de trucs, mais comme on buvait aussi, je me souviens plus de tout.

 NDLR : Nous avons appris avec plaisir votre visite chez une bonne amie de Henri, elle a déjà recommandé quatre bouteilles de Zizicoincoin dont une pour la rdadc rédacaedx régacdio pour nous ici au bureau. Nous avons insisté pour en recevoir également pour Djozeph et Hendrick qui travaillent dans la cour même en plein hiver.



 De Madame Guie, comme elle se nomme elle–même : Je me nomme Chantale Guie, la fille de feu Chef Zobie Guie, assassiné par les force rebelles. Avant sa mort, mon père était un Homme d'affaire et Directeur de la société de café-cacao. Deux jours avant son assassinat, mon père s'est arrangé pour me remettre des documents concernant une somme d'argent d'une valeur (de 5 millions de dollars Américains) qu'il a dans une Banque ici en cote d'ivoire. Je voulais prendre possession de cet argent qui m'a été destiné comme héritage. Mais pour le faire j'aurais besoin de la collaboration d'un partenaire étranger.

NDLR : Nous avons apprécié votre demande et nous serons heureux de vous proposer l’aide de notre correspondant éditeur américain, il nous a promis de faire un effort financier en votre faveur, se contentant d’un royalties de 1$ par kilo de cacao produit dans les 99 prochaines années par votre société.


 

 

 

Coins de toile émeri :

 

Des photos zinsolites... http://photosjlc.blogspot.com/


La rue de Bosnie, dans la capitale administrative de l’Europe : il y a une petite place avec 4 maisons en retrait et avec des arbres, une haie ... un petit coin de verdure quoi ! Tout y est fait pour qu'on ne s'y arrête pas pour causer mais pour jeter ses ordures et encombrants divers : Deux poubelles publiques, une bulle à verre, une canisette pour chien remplacée par un arbre qui est venu en grue au lieu de pousser en terre... http://1060.skynetblogs.be/

 

Les blocs dans le collectif du logement populaire http://lienssio.skynetblogs.be/ il faut que je sois productif, il est inconvenant de nos jours de dire « je glande ». Il faut que je sois là tous les jours à débiter salades et nichonneries, je ne veux pas que Big brother qui enregistre tout à chaque instant puisse croire que l’un des appart que je squatte est abandonné. Il faut que l’on sache en haut lieu que j’ai des pulsions sexuelles quotidiennes et que je m’intéresse socialement à Mâme Maguy qui porte des culottes roses taille cinquante-six mais qui vient d’acheter un home trainer chez télé-achats, à Dubosc, à Dieudonné Kabongo qui n’est pas Dieudonné, à Flup Moustache, à Patrick qui n’est pas l’amant de Laurette, à Ségolène, Ségolène ? pourquoi pas ?


Je me dois de suivre le mouvement perpétuel sous peine de me scléroser en plaques (je suis social, j'aime qu'on me touche). Mais je veux que l’on sache que ce qu’on me dit, je le tiens pour moi, je me le tiens pour dit, je ne suis pas ici pour critiquer les tyrans, le pape, mon voisin et son chat qui habitent démocratiquement mon quartier.

 

 



Au coin de là

Xian's blogs...(l'est prolifique...) (c’est pas lui qui’l’dit)

· 

Henri...

· 

Perdu son nom...

· 

Du même nom...

· 

Djudjutsou (c'est comme ça qu'on dit)

· 

Une histoire de prise électrique...

Étonnante aventure aux éditions du soleil...

 

 

Post scriptum : Henri est passé par un « vide », quelques chocs frontaux, des accents maudestes, des rumeurs de liaisons, la vision du grand écart de Kim Clijsters, ... Xian n’a pas pu prendre tout en compte en une si petite semaine, il fera mieux mercredi prochain, n’est pas roi du camelot qui veut ! Il y a des leçons à prendre chez le poète roumain qui maîtrise tout cela farpaitement. La ventriloquie sans masseuse reste une performance, cela demande énormément de recul, de sensibilité; c'est très difficile à faire, parce qu'il faut tourner autour.

Autour de quoi ?

Autour de l'émotion.

 

 

Devenez Henri interactif : votre mot par émile ou anonymement en « commentaire » sur le blog ... http://jemappellehenri.skynetblogs.be

 

 

 

 

En exclusivité et en avant première, en abonnement, le mercredi : Henri : LE SUD

EMILEZ !

 

 (Dédé sous X)

08:00 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |