28/02/2006

Bonjour d'Henri

Simple bonjour, à tous ceux qui passent et même aux autres.

14:43 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/02/2006

 

Henri du lundi ...

 

Henri lundi n’est pas celui du mercredi, voilà une grande nouvelle qui ne peut que séduire les lectrices, une sorte de Henri à quatre mains...

Henri lundi pose les jalons, place les personnages, dispense les rôles que le Henri mercredi peaufine, on n’ose plus parler de vendredi, le Mrax et autres compères colorés s’en offusqueraient une fois de plus.

 

 

Henri avait tout écrit dans ses carnets de notes, mais pour les « justes », cela n’étaient que des notes, pas de preuves. Sans preuves, les journalistes n’insisteraient pas et la réputation des pontes publics ou privés resterait sans tache. En bon limier, Henri avait débusqué le gibier sans réaliser qu’il devenait ainsi lui-même gibier.

 

— Départ du vol 724 pour Sidney, annonça une voix flûtée. Embarquement porte 22B

 

Henri se leva du strapontin qui se referma d’un claquement sec.

Comment allait être la vie en grandes vacances ? En ne se faisant pas liquider avec France, il avait créé un « cas non-conforme », ce dont les technocrates avaient horreur. Tôt ou tard, ils n’auraient qu’une idée : pouvoir refermer ce dossier resté étiqueté rouge. Ce qui supposait la mise en congé définitif de Henri.

 

Personne, bien sûr, n’allait en convenir. Il était cou­pable d’avoir survécu.

 

Alors pour se délasser, il écouter l’histoire que lui raconta sa voisine.

Vous connaissez l’origine de la barre du chiffre sept ?

Encore aujourd'hui, de nombreuses personnes, en écrivant le chiffre 7, utilisent une barre supplémentaire horizontale au milieu du chiffre.

La plupart des typographies l'ont fait disparaître aujourd'hui.
Mais savez-vous pourquoi a survécu cette barre jusqu'à nos jours ?

Il faut remonter bien loin, aux temps bibliques :

Lorsque Moïse eut gravi le mont Sinaï, et que les 10 commandements lui furent dictés, il redescendit vers son peuple et leur lut, à haute et forte voix, chaque commandement.

Arrivé au septième commandement, il annonça :"Tu ne désireras pas la femme de ton prochain". Et là... de nombreuses voix s'élevèrent parmi le peuple lui criant :

"Barre le sept, barre le sept !" 

Et voilà... l'origine de la barre du chiffre sept !

 

Henri a besoin de vous ! Pour continuer l’enquête et la mener à bonne fin, il vous demande de participer ...Envoyez 1 mot, votre mot-clé (nom propre ou simple nom commun) et mercredi prochain, Henri le rencontrera dans le fil de sa quête invincible. 

 

 

Devenez Henri interactif : votre mot par émile ou anonymement en « commentaire » sur le blog ... http://jemappellehenri.skynetblogs.be

 

 

PS Spéciale belge élections communales ... La dernière fois, un certain nombre d'électeurs votant par ordinateur ont dû attendre des heures pour remplir leur devoir électoral.
Apparemment, cette machine, censée rendre le vote plus facile et plus rapide avait fait juste le contraire.

Mais, cette fois-ci, tout va s’arranger, les explications Help You need sommebaudy seront réduites à  leur plus simple expression ainsi, c'est sûr qu'on va gagner du temps : vous entrerez dans
l'isoloir, vous n’y comprendrez rien de plus qu’avant, le nombre de candidats dépassant parfois le nombre d’électeurs. Pas d’affolement ! c’est normal, tout est normal : vous voulez voter PC parce que c'est indiqué sur le coin de la machine et vous appuyez le crayon laser n’importe où. Sortez rapidement et tranquille, votre devoir de citoyen est fait et de toute manière ce sont d’autres gugusses qui seront en place, chaque parti ayant veillé soigneusement à la prédistribution des récompenses.

 

 

13:40 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/02/2006

Ca me dit en passant ...

Faut-il craindre mettre le pied chez Henri ? Chez Henri, c’est la vie, les exploités sont battus, ils sont contraints de subir le règne du Mal. Ce règne, champ du roman noir est celui qui acidifie la quotidienneté. La vie est noire et les représentants sur terre des dieux veillent. Pas mal non plus cela, comme boulot, en ces temps de chômage intensif. Devenez serviteurs de nos dieux ! Beaucoup d’appelés peu d’élus à la jolie fonction de prêtre, les plus malins seulement... Les prêtres tirent leur hégémonie du chaos social et de la misère. Ils ont besoin de ce grouillement prolétaire ou sub-africain où la survie prolifère aux dépens de la vraie vie pour s’arroger le privilège d’opérer, au nom d’un mandat céleste, quelques sélections naturelles. Ils légalisent, ils supplicient, ils sacrifient, ils éliminent, ils hécatombent au nom du Tout puissant. Ils prônent le salut du clan, de la tribu, de la communauté, de l’espèce par le nivelage de la mort souveraine. Ils ouvrent sur l’au-delà et sur le paradis merveilleux, vierges offertes, appartements de 600m², repas pantagruéliques, porto vieux.

 

Porto vieux, qu’est-ce que je raconte à cette France au lieu de lui rosir les joues de compliments affolants ?

 

— Il faut donc une clé spéciale pour sortir de la cabine, dit-elle.

Qu’est ce qu’elle raconte, me dis-je en introduisant ma clé dans la serrure de sécurité fabriquée en Allemagne de l’Est... ben non, il n’y a plus d’Est, Tournesol l’affirmait depuis longtemps : un peu plus à l’Ouest, rien de nouveau. Quoique, le Far West, n’est ce pas, la Californie, prolos d’Europe biomaîtrisés numériques : si vous voulez bien laisser votre place aux bronzés III, préparez vos valises et remplissez les bordereaux E111 (pas pour le colorant, pour les allocations de mutuelles). L’Europe, c’est la fin pour bientôt, voilà le message de Céline, le papier de Geoffroy , c’est cela qu’ils m’annonçaient, ils ne parlent pas de la fin du monde, les Templiers, ils parlent de la fin d’un Monde... mille ans que cela a duré, c’est bien assez ! Oh, pas tout de suite tout de suite, dis-je en poussant France au milieu du living, il faudra restructurer. Il faut attendre un peu...

 

— Non dit-elle en bouleversant mes habitudes.

— Vous verrez, des voitures françaises fabriquées en Roumanie, en Chine, au Brésil, c’est normal, c’est la victoire de la France, chère France.

 

Quand j’ai ouvert le pick-up qui était encore une bonne vielle platine avec radio incorporée, elle a dit, oui, oui la victoire, en chantant !

 

J’attendais mes mains sur tes hanches et c’est un speaker nocturne qui expliqua les vélos Faema qui n’étaient que des percolateurs malgré le coup de pédale de Merckx et les raquettes Donnay de Couvin devenues franco-danoises par la magie de Borg et de Ben Tapijt réunis, devenant indiennes comme l’acier de la Lorraine en sabots avec les Nanesse...

 

— Grand fou, prends-moi dit France....

 

 

 

15:49 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

24/02/2006

Frileux février

 

—Vous êtes Roger Thornill ?

 

Elle doit lire dans mon regard la décision que je suis au bord de prendre. Elle va l'interpréter comme un paniquant désir de fuite, un complexe de culpabilité, je sais que je vais lui dire que je ne comprends rien à ce qu’elle dit, que je vais lui répondre en parfait suédois, langue que je maîtrise parfaitement depuis que j’ai dégusté avec Anita Ekberg des harengs frits dans la fontaine de Trévi, je vais exploser devant une paire de mirettes bleu ciel, un cou cygne de grâce, une blondeur Marcel Amont, un bonnet bé rempli. Erreur de personne.

 

Je tends la main. Je secoue à l’américaine.

Je m’incline, je tire la chaise voisine, j’appelle le garçon.

— Henri de Lavallière, oui, c’est à moi que vous avez si aimablement écrit. Quelle chance, j’étais libre ce soir alors que le plus souvent, vous savez bien, galas, promos, télévisions, expositions, quel temps fait-il, avez-vous fait bon voyage, vous avez trouvé facilement, vous habitez chez vos parents ?

 

 

— Veuillez excuser mes appels, je ne voulais pas vous prendre pour quelqu’un d’autre, il fallait que je vous parle, on m’a parlé de vous, vous devez être celui qui peut ...

—Qui peut ? m’émeus-je.

 

Elle baisse le regard, comme une dernière chance qu'elle nous donne d’évacuer la politique, la finance, les troubles mondiaux, Georges Deubeuliou, merci dis-je au garçon, quel service !
Et, face à mon silence inexpressif, elle précise, c’est vous qu’il me faut.

 

 

Saint Valentin et les autres au ciel, que faire quand une madone vous assène cela à neuf heures en soirée au Roy d’Espagne ?

Pommettes un rien plates, une Slave ? une Russe ? Les Russes ne sont plus nos ennemis, cela fait cinquante ans que les chœurs de l’armée rouge chantent « Non, les Russes ne veulent pas la guerre » et comment savoir ? J’ai des Russes la même connaissance que vous, je les ai découverts avec Omar  Sharif "le docteur Jivago" mais cette après-midi-là, au Crosly, la voisine était brune, je crains de n’avoir pas tout suivi, j’ai des lacunes, heureusement, je le sais, bon sang ce qu’elle est belle, le pantalon un peu toile à voile, toile de salopette ouvrière, Cosette avec Gabin ou Ventura, elle aurait tenu le rôle parfaitement.

 

— Vous n’êtes pas en tailleur marron !

— Vous ne m’écoutez pas !  

 

— Commandons le repas, vous m’expliquerez moins vite, tout se bouscule, vous aurez la bouche pleine on ne parle pas autant, vous êtes ravissante, comment lui dire que je la voyais vraiment la bouche pleine, ce n’est pas une image saine au Roy d’Espagne à neuf heures et quart, oui le stoemp, vous m’en direz des nouvelles.

 

Ça ne s'entend peut-être pas, mais depuis l'instant où elle s'est assise près de moi, je me sens brillant, léger, bien dans ma peau.

 

Onze heures dix-huit, j’ai parqué la voiture au sous-sol, elle a su me convaincre que le dossier valait la peine d’être étudié, le mieux serait chez moi, rien ne pouvait être plus exact, j’y dispose de tout le matériel nécessaire pour déterminer le vrai du faux. M (nous garderons son nom furtif) m’a appris tous les secrets de laboratoire.

 

— Vous êtes timide, Henri ?

— Très.

— Moi aussi. Tant mieux

 

 

Et elle m'embrasse sur la joue, dans l’allée S 8. Les sens aiguisés, je tente d’écouter le silence, le malfrat qui m’assomme par derrière, les loubards de la Barrière, la police scientifique qui relève les empreintes, le voyeur qui se régale, le corps ondulant qui se colle au mien, l’ascenseur qui s’approche à pas de loup.

 

A-t-elle frissonné ? Ai-je pensé à la noyade de l'actrice Patricia Viterbo durant le tournage de "Le Judoka, agent secret" en 1966, je me demande bien pourquoi cela vient-il de me traverser l’esprit alors que je voulais appuyer sur ... l’extincteur n’est pas à sa place, le chuintement de la cabine est trop discret, la lumière est trop forte, qu’y a t’il d’anormal dans ce garage en sous-sol ? Il manque des tags, du bruit, de l’eau stagnante, noyade, je me noie dans sa bouche. Sait-elle que le vrai nom de Bill Gates est William Henri Gates III. Je repense à un message laissé sur mon répondeur automatique (on n’arrête pas le progrès) : Henri, Il faut parfois voir le bon côté des choses : le mazout de chauffage a diminué – il est vrai que c’est en qualité. Les vins de château français (sauf les tout grands) ont des prix qui baissent (concurrence d'autres pays). Tu ne bois pas des Château Laffitte ou Mouton tous les jours, je présume... Ensuite, relativisons : ta femme peut toujours, pour une heure de travail, se payer la petite robe qu'elle désire... que des enfants chinois ont mis une semaine à confectionner! Les vrais problèmes viendront dans vingt ans, quand une répartition des richesses "mondialisée" aura eu lieu... mais nous serons probablement morts tous les deux à ce moment ! Quick et Flupke seront des retraités "dans la gêne", je crains !

Pourquoi ce message, que veut-il signifier, plus spécialement concernant les grands vins, pour qui me prend-on, pourquoi ne boirais-je pas de bons vins quotidiennement ?

J’ouvre la porte de la cabine qui ne grince pas, j’y pousse France qui baisse la tête, va-t-on nous matraquer ? Que fais-je ici dans le repaire d’un de mes sous-sol secret avec une Ève que je ne connaît d’Adam. Ève reste, Adam part. C’est une affaire de guide, de sherpa, de bonne chère, de chair à canon, n’en oublié-je pas mon métier, ma passion, France me passionne. Minuit moins le quart.

06:17 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/02/2006

jeudi hivernal

Sourire Gibbs, tapotage tapotement touchettes MNO comment laisse-t-on le o seul ? oui, je suis là, j’ai frappé les touches trop fort, très mal, j’ai mal au cœur, je dépose le téléphone finlandais à nom japonais sur le coin de la table, je me rassieds et je contemple le bonheur en plastique noir.

Le garçon me regarde, se demande si j’ai l’air « trop bu » ou simplement stupide.

 

La table s’ébranle, le petit appareil avance tout seul, vibreur, trembleur, message, suis là, folie boum boum cœur trembleur quel âge-ai-je ? hagéjé gâteux imprudent je me redresse fou, … je scrute, je cherche, je dissèque chaque regard rencontré.

 

   J'ai étalé des cartes routières et des feuilles de travail sur ma table, à côté de l’antique IBM, j’ai laissé une bouteille de porto sur le guéridon et des boudoirs, j’ai disposé sur le sol, en plusieurs piles effondrées, des vieux vinyles d’Aznavour et de Bécaud, j’ai laissé la porte de la chambre entrouverte, je vais la rapatrier du Roy chez moi. Pas de vaisselle sale, des draps propres, une panoplie de linge de toilette pour une princesse. Il y va de ma réputation, trois minutes après la fin du dîner, nous serons dans la voiture et huit minutes plus tard dans l’appartement de la chaussée de Waterloo.

 

Finalement, je suis content qu’elle ait choisi le Roy d’Espagne, cela me permettra de placer un couplet sur Charles Quint, sur ‘T Serclaes et d’autres vaillants patriotes qui ont fait avant moi des métiers d’hommes comme on n’en fait plus. Y-a-t-il encore des hommes capables de défendre des libertés ? On me prend pour un reporter, un Tintin, on me prend pour un Bond, un James Bond, mais James n’est-ce pas un nom de valet de chambre, je n’en veux pas, on me compare à HH, à Hubert Bonisseur, à Francis Coplan, l’Aventurier, le Baron, Mandrake, qui encore ?... Je ne suis rien de tout cela, je ne suis que très ordinaire, un paumé qui tremble devant un téléphone noir, un objet dynamique qui n’existait même pas il y a une douzaine d’années... Je ne suis pas Superman, je ne suis pas l’un d’entre eux, au mieux, je serais Roger Thornill, et encore... oui, j’aimerais bien être Roger Thornill, oui, cela m’irait bien, voyager en Amtrak avec une blonde soignée, Éva Maria Saint, rien que le nom ...

 

Henri tu t’égares, tu bandes pour une affiche de cinéma et tu es tout seul un mardi soir de Saint Valentin, la tête encombrée alors que ta mission est de retrouver les traces de malotrus du Spiderberg jouxtant la Rose-croix. Fébrile, ce Nokia me brûle les doigts, le display s’éclaire : Je suis là.

A quoi joue-t-on ? Je torticolise, je regarde à nouveau ce téléphone en essayant de comprendre que je n’ai pas vu ce qu’il fallait voir.

Qui m’observe, d’où m’observe-t-on ? Où est ma panoplie de radars lasers à têtes chercheuses, si c’est Blofeld, je suis mort, c’est certain. J’attrape le pingouin en vol, un sabayon au chocolat. Nous ne sommes pas à Sluis ici, Monsieur, je servirai plutôt une Duvel fraîche, si Monsieur veut bien...

Monsieur veut bien.

J’écluse, je me soulève du siège, j’en ai marre, j’en ai assez, plus de petit jeu, je me fâche, je me tâte, je sens mon arme au fond de ma poche, je vais sortir d’un pas rapide, on ne m’aura pas.

06:02 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/02/2006

Message du mercredi

C’est dingue, les informations coulent de source...

16:43 |           Irak: 21 morts dans un attentat à la voiture piégée à Bagdad

16:30 |           Quelque 56 pc des Européens et 74 pc des Belges parlent une 2e langue

15:42 |           Pologne: interpellation de trois gérants du hall de Chorzow

14:10 |           Tennis - ATP Rotterdam: Christophe Rochus qualifié pour le 2e tour

12:34 |           La boîte noire du ferry Al-Salam remontée à la surface

11:49 |           Prévisions météo valables pour les prochains jours

11:14 |           Grippe aviaire: premier cas de H5N1 en Hongrie

et la météo ne respecte pas la Constitution européenne qui garantit l’égalité de tous :

Mercredi sera une nouvelle journée grise et nuageuse avec ici et là une averse. Le vent sera modéré de secteur est à nord-est. Les températures en milieu de journée atteindront 2° en Haute-Belgique et 4° à 5° ailleurs. De jeudi à dimanche inclus, les champs nuageux alterneront avec quelques timides éclaircies. Le risque d'averses hivernales sera présent vendredi. Le vent nord-est sera piquant. Les maxima seront proches de 3°. Il y a un faible risque de gel la nuit et le matin.

 

Coup d’œil circulaire, en forme de dent de scie, gauche droite devant derrière, miroir ce sont les mêmes...

 

Question tronçonneuse, y-a-t-il un lien quelconque entre le Roy d’Espagne et Henri Lundentreux, ... cela remet-il en cause certaines vérités comme dire que le 20 avril 1314, Clément V mourait d'une affection intestinale. De quoi me meurs-je ? Mes épaules s’affaissent, mon disque dur répertorie les situations excusables : elle a eu un accident, elle s’est trompée de lieu, elle s’est trompée de jour, elle a été retenue par un monstre, elle est prise en otage par les CCC, elle ne voulait plus de toi après y avoir réfléchi ... je vais me jouer la musique jusqu’au bas de l’escalier, puis en reprenant pied sur les pavés, alors, cela va déjà s’estomper en retrouvant ma voiture. Ma voiture pour aller où ? Qu’irais-je faire n’importe où ? Je n’ai rien à y faire.

 

Le temps est resté maussade comme je l’aperçois par le vitrail gris bleu.

Buzzer, busard, vautour, vibreur message vous avez un message : Tu es là ?

06:38 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/02/2006

demain, mercredi, congé l'après midi

Toutes les tables sont prises; je m’avance droit devant, monte les marches, je suis face à la loggia où je guettais l'aventure à vingt ans, je revois Éliane et Monique, je me souviens de Christine, sur cette chaise dorée, j’ai caressé Marianne. Marianne, France, pas de tailleur marron. Je ne suis pas patient.

 

Une table se libère entre la fenêtre et le mur, je m’y installe, en me penchant un peu je peux apercevoir les trois quarts de la salle, en bas. Avec une régularité consternante, la plupart des dames présentes fouille un sac à main, ramène son portable à hauteur d'oreille et dodelinantes ou mimiquantes, montent la voix pour couvrir l’ambiance sonore générale. Le garçon a compris mon geste, il dépose sur ma table une petite soucoupe garnie d’Edam et de Gouda, une sorte de poule faïencée à la tête percée de petits trous (c’est du sel de céleri, annonce le préposé) et un verre moussu de Julius.

Huit heures vingt-trois : j'ai cessé d'être en avance et je suis au-delà de toutes les consignes de sécurité. Je me demande si le géant pétrolier CNPC, China National Petroleum Corp., qui devait  racheter le canadien PetroKazakhstan pour 4,18 milliards de dollars a réussi son opération.

 

 

 

 

 

 

 

J’écluse le godet, je me lève, pivot grand phare, d’un horizon à l’autre, j’élimine.

 

Un couple, une jeune fille qui rougit seule, un faux couple, une jeune femme qui me jette des regards furtifs, gênés, pendant que son bouffon apostrophe un gamin à toque cornue et jupilérienne, un rendez-vous d’affaires, un groupe de Hollandais hilares de me voir tourner en rond, trois américains, deux touristes ordinaires avec Rolleiflex, à Ouessant, le phare s’est éteint, elle ne trouve pas sa route, elle sera très, trop en retard. Je serai parti. Le gens me regardent comme si je faisais partie du décor promis par Thielemans pour agrémenter les soirées bruxelloises.

 

 

05:47 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |