30/11/2005

Le monde est stone

Comme il est court ce chemin, bon sang, ces techniciens qui trouvent les X et les Y ne peuvent ils rien faire, comme nous sommes impuissants, imbéciles, on parle de banlieue, de drogués, de minables, de soldats de l’enfer, de fous de dieu, de paumés du bout du monde et d’ici. Ici, le bonheur et le malheur sont autour de nous ici, la vie est jour et nuit, avers et revers, nous y passons tous, n’est ce pas !

 

Recevoir un message de Betty Boop et savoir que c’est une saleté de virus Sober inventée par un de ces puants humains qui ne veulent que le mal de l’humanité ! Une racaille, un banlieusard, un fou un malheureux qui aurait pu apprendre auprès d’un père et d’une mère que le monde est beau et que les connaissances que l’on a peuvent être mise au service de l’humanité et non contre elle ... Pourquoi ont –ils tués Jaurès ?

 

Lire : 17 novembre, le réalisateur Mathieu Kassovitz a posté sur son blog une note intitulée «La France d'en bas...» dans laquelle il exprime son point de vue sur les événements qui ont secoué les «banlieues de France».

Penser que le monde est ... oui déjà dit revu sans cesse, c’est quoi Kasso et Sarko, deux passants dont les six milliards d’individus qui ayant autre chose à faire en ignorent le nom. Des ectoplasmes ! Des fantômes vides, des lutins, des nains de jardin.

 

Lire que : La loi SRU, qui oblige les communes à se doter de 20% de logements sociaux sous peine de sanctions, est un sujet qui fâche. Si Nicolas Sarkozy s'est bien gardé de l'évoquer, hier après-midi, devant des maires qui y sont majoritairement favorables, il a pris ses distances avec ce texte dans une interview publiée hier matin par Ouest-France. Se dire qu’en Belgique Bébé Antoine agit de même et qu’il n’y a personne pour se demander pourquoi il faut des logements sociaux, pourquoi pas des logements tout simples ?

 

Lire que le 13 novembre dernier, Shérazade Belayni, 18 ans, a été aspergée d'essence et brûlée à 60 %, par un jeune garçon dont elle a refusé la demande en mariage. Aujourd'hui, Shérazade lutte contre la mort dans un hôpital parisien.
Sa famille et tous ses amis réclament justice pour cet acte odieux.

Penser que la justice n’a rien à y faire, que la loi du talion n’a résolu aucun problème humain, se poser la question sur la vie et la mort, demander pourquoi l’école universelle et obligatoire ne nous apprends rien de la vie quotidienne, celle qu’il va falloir vivre, subir, gagner ou celle que l’on domine, que l’on maîtrise, que l’on honore, qui vous rend heureux, qui vous rend vous.

Qui vous renvoie à vous.

 Le choix d’être soi ou personne.

 

 

Terminer de parler avant de voir s’il y a un message océanique en lisant avec surprise, pire que Victor ! l’Henri, terminer parler lire et même écrire !

Un partenariat entre France3.fr et TV5.org permettra pour la deuxième année consécutive aux amateurs d'orthographe et amoureux de la langue française de participer en direct à la dictée de Bernard Pivot, le dimanche 27 novembre. La dictée sera diffusée gratuitement en ligne en direct sur le site de France 3 et les internautes pourront se voir retourner leur e-copie notée et corrigée.

 

CADEAU ! Une dictée gratuite !

Mais qui attendait plus ?

 

Oui, le monde est Stone, comme je suis gentil, ce matin !

 

Ah oui, encore s’étonner, en vitesse ... Le projet de loi relative à la lutte contre le terrorisme, examiné par l'Assemblée nationale française, donnera aux agents habilités la possibilité de pratiquer des investigations pour la recherche des utilisateurs de l'Internet... en dehors de toute procédure judiciaire.

 

C’est fou comme on aime parler de justice en préparant les dictatures de demain.


05:11 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

29/11/2005

Poursuivre sous les regards de Madame Océane

La banlieue, qu’est ce que j’en ai a foutre de la banlieue ? Banlieue : ensemble aggloméré autour d’une grande ville.

Une grande ville ? La grand’ville, ce sera l’affaire de Ketje. Allez-y voir dans quelques jours, lui aussi aura subit le raz de marée océanique.

 

Banlieue, une nouvelle dans les nouvelles nouvelles ? L’ai-je proposé au Forum des petits biscuits ? A quelque temps de là, Delbrassine, n’ayant pas touché l’argent promis, se fait déposer par un taxi devant le pavillon de banlieue où habite Ballantine.

— Pas l’air d’y avoir grand monde, dit le chauffeur. Il y a même un carreau cassé à la porte d’entrée… à vot’place, je verrais d’abord chez les voisins.

 

Banlieue... J’en avais parlé avec Aïda. La bâtisse en face de laquelle la belle fille aux longs cheveux bruns vient de poser sa petite valise, après un interminable périple en banlieue le long du canal Sikorsky, est un parallélépipède de blocs béton lugubre surmonté d’une enseigne de restaurant, près de la porte, un tableau noir affichant pour toute spécialité, écrit à la craie rose, un prix en roubles. Sur la porte mi-vitrée, s'étale en lettres d'or cyrilliques le nom probable des tenanciers de ce qui ressemble à une auberge pour ouvriers matelots.

Ça ne ressemble pas à cette affaire d’Henri en banlieue, pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

 

Aurais-je pu écrire :

Après avoir semé leurs poursuivants, les héros de Da Vinci Code remontent les Champs-Élysées (toujours en Smart), font le tour de l'Arc de Triomphe et partent se cacher rue de Longchamp, à proximité du Bois de Boulogne, dans le 16e arrondissement. Une fois encore, ces lieux n'inspirent à l'auteur aucune description ni aucun commentaire ayant la force d'une observation personnelle. Pour être une vitrine commerciale de Paris, les Champs-Élysées n'en restent pas moins un site unique, tant est puissant leur pouvoir d'attraction. Connaissez-vous en effet un autre lieu capable d'attirer à la fois les touristes, les jeunes de banlieues, les tziganes, les hommes d'affaires, les grands bijoutiers (Cartier), les grands couturiers (Boss, Vuitton, Armani), les industriels (Renault, Air France), les publicitaires (Publicis), les amateurs de macarons (Ladurée) et les nostalgiques de l'entre-deux-guerres (ils vont au Fouquet's) ?...



Puisqu’on en est aux héros et que je revois les agencements autant commencer par les boîtes à lettres, les postes d’espions, d’amants et de colporteurs.

 

79 messages, commençons par le plus sérieux, la pub.

 

Quoi de plus intéressant ? Comment aurais-je pu survivre sans savoir les bienfaits du Kerastase, du Bifidus actif ou de l’allongeur automatique de pénis ?

 

Répondre à ma fille.

Mais d’abord vérifier cette affaire d’allongeur.

 

Répondre à un message Lu, c’est chouette d’être lu.

Découvrir que Lari Poteur est en dvd et en trilogie, comment passer le week-end en ignorant cela. Tout de même, être en communication avec le monde, c’est fou. Le monde est stone.

Lire ce message qui fait plaisir, ah ! un lecteur !

Monsieur, c'est avec un grand plaisir que j'ai lu votre récit de la bataille de mai 40, à laquelle je m'intéresse tout particulièrement, étant le petit-fils du commandant C.A. que vous citez dans votre texte.

Pouvez-vous m'envoyer une version au format TXT ou Word ?

En vous remerciant d'avance, C. N.

Et répondre, ...

 Je n'y connais rien en informatique, pas même être certain de pousser sur la bonne touche, je demande donc à ma secrétaire (qui dort encore) de vous expédier cela en début de semaine.

 

Se dire qu’on a déjà écrit cela à plusieurs lecteurs et trices qui attendent encore.

Oui oui oui Madame Océane, je vous jure que les résolutions 2006 sont : ordre soin et méthode !

Lire un message avec décoration florale et texte à transmettre à sept personnes pour le bonheur.

Ne pas y croire une seconde et pourtant savoir que la personne comme d’autres est en détresse, que son compagnon est au bout du chemin.


06:38 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/11/2005

 

Henri ! Il est grand temps maintenant de te reprendre, de mettre de l’ordre dans tes affaires !

Oui M’dame Océane, oui, oui.

 

 

Je me suis levé, ébroué, secoué, pas facile tout cela. Je suis sorti du lit doucement et je me suis dirigé vers la salle de bains. J’ai uriné dans l’évier. Ça fait du bien de pisser où on ne peut pas.

J’ai allumé la lumière et j’ai regardé l’heure

Il était un peu plus de trois heures et demie au petit réveil rond, mécanique, placé sur l’armoire Grofilex en plastique blanc.

Une voiture est passée dans la rue, un bonhomme qui allait se coucher, ai-je pensé.

Macho ! Pourquoi pas une pute ?

 

Ranger ! Elle en a de bonnes, Madame Océane !  Un Henri range-t-il ? Elle se la joue maîtresse d’école alors que les maîtresses, c’est tout de même autre chose.

Je suis retourné dans la chambre et je me suis allongé tout contre le corps chaud de ma maîtresse.

 

Il y a eu un bruit infernal.

 

Ah oui, quatre heures moins des poussières, en bout de piste, un gros porteur s’élève.

Je m’imagine le gars Tupolev vrombissant, le gus Iliouchine saluant l’aéroport international des betteraviers, le supra Antonov aux valises pleines, lourdes, à bout de bras, un Çiva tentaculaire qui désespérément veut s’élever au ciel en une nouvelle et fondamentale ascension. Le dieu du jour aux colis multiples, cadeaux promotionnels pour Brésiliens et Chinois, transporteurs de bonnes nouvelles et de déroute... va-t-il s’arracher à la pesanteur terrestre ?

 

Les ailes comme le tarmac sont glacées, enneigées, ici où la pluie règne en maître, il a neigé à contretemps.

 

Ce serait un beau crash et la tranquillité pour quelques jours, plus d’avions sur la piste numéro 1. La deux est en construction mais l’argent a été distribué aux promoteurs de circuits automobiles tout aussi polluants et vrombissants.

 

J’ai envoyé une main vers la gauche, elle a rencontré une rondeur délicate, il y a eu un murmure.

 

— Caresse-moi entre les jambes, mais pas au milieu, dit Blanche-Neige.

 

Elle s’est rendormie paisible.

 

Je me suis levé et ça va faire plaisir à Madame Océane et aussi au poète roumain, j’ai commencé à décider de décider à commencer à mettre de l’ordre. Je suis monté à la passerelle et j’ai donné mes ordres à la nuit.

Je suis descendu à la cambuse et je me suis préparé un café que l’on ne boit que dans les îles entre la mer d’Oman et la baie d’Along.

 

Noir

 

Sucré

 

Bouillant


05:25 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

24/11/2005

Réunion

Les trois députés socialistes s’étaient donnés rendez-vous à la place colonel Fabian, qui aurait pu venir les déranger à la cafétéria déserte de l’ancienne centrale communiste.

Le chauve qui parlait un peu avec les lèvres tordues se tourna vers les sourcils broussailleux du plus grand d’enter eux qui s’était levé pour voir s’il pouvait faire fonctionner le percolateur ou au moins se trouver une boisson chaude. Un distributeur automatique de bouillons affichait Maggi Vide.

 

       Pourquoi m’avoir donné rendez-vous ici dit le troisième aux deux autres.

       Nous voulions de soumettre un projet.

 

Tandis que dehors la pluie s’était abattue sur la capitale, les deux premiers parlèrent à tour de rôle, on évoqua le World Trade Center, le mois de septembre qui secoua Wall street, les futures élections en Allemagne, la présidence de l’Internationale aux mains de Di Rupo et le projet Olonais.

 

A la fin de la conversation, le docteur demanda :

— Ça marchera ?

Sûr que cela va fonctionner, il n’y a que toi pour dire quand...


16:40 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/11/2005

"Ils" n'ont plus de pays ...

Ousma Khiravi avait apprécié la position des politiciens français concernant la guerre d’Irak mais il lui restait dans la gorge qu’ils avaient fortement contribués à la chute des talibans en Afghanistan et à la défection de l’opinion publique occidentale à ce sujet. Ousma avait des idées intéressantes concernant les nombreux musulmans qui habitaient dorénavant en France et militait activement au sein du parti socialiste tout en étant aussi actif, sinon plus, au sein de groupes invisibles des pouvoirs en place. Les dits pouvoirs ne comprenant rien à la situation sociale de tout un peuple.

 

Pendant des générations, les personnes issues de la colonisation furent considérées comme « de passage » sur l’hexagone. Ils gardaient et transmettaient à leurs enfants le mythe du retour « au pays ». Qu’on les considère alors comme des étrangers leur
semblait aller de soi. Comme le racisme et la xénophobie. Mais dans les années soixante-dix, des frères éclairés avaient mis les       gouvernements de droite en position d’instaurer le       principe du regroupement familial. C’est ainsi qu’Ousma lui-même avait bénéficié d’appuis important puis plus tard avait pu prendre une position de consultant au parti socialiste qui sous la houlette de Mitterrand prenait une place prépondérante dans la société française.

 

Vingt ans plus tard, une génération nouvelle faisait surface. Pour elle, le mythe du « retour » dans un pays qu’elle ne connaissait généralement pas n’a aucun sens.

 

Ousma créa donc des associations culturelles populaires et une fondation humanitaire destinées à aider les moins nantis qui ne pouvait se retourner ni vers les Français de gauche, ni vers les Français de droite. Bien entendu, les dites associations prônaient également la lutte contre Israël, les Américains et tous les empêcheurs d’islamiser en rond.

 

 

 

 

(à suivre)


17:41 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/11/2005

Rêverie

Ousma Khiravi regarda sans s’attarder les manœuvres du gros engin et s’enferma un moment dans ses pensées, au-delà des tôles rouillées clôturant l’entrepôt de Achmet. Ousma flotta un instant sur une piste aride entre un oued et un djebel, une montagne rousse barre l’horizon puis des murs chaulés, des hommes dans un paysage lunaire, une piste saharienne, les anciens bâtiments d’une société franco-algérienne proche de RHM1, une raffinerie construite en 1960.

C’est là qu’avait eu lieu la réunion, la semaine ou Chirac avait emporté l’élection face à Le Pen. C’est là que plusieurs amis qui avaient mal compris le message des politiciens de gauche avaient décidé de prendre leur sort en mains. Les prochaines élections allaient être surprenante, qu’Allah le veuille jusqu’à l’éternité de l’éternité.

 

Ousma avait longuement parlé à Madranne, Saïda hochait de la tête et le docteur Amar Houstein secouait de temps en temps sa crinière de lion. Avec fougue et pertinence, Ousma avait démontré l’incurie des roumis à gérer le fabuleux potentiel qu’offrait maintenant la Banque de France convertie à l’euro.

 

Les frères s’étaient quittés se souhaitant réciproquement longue et sainte vie et chacun était retourné à son poste d’où il avait, depuis, gravi quelques échelons.

 

Si Madranne avait été assez froid dans l’ensemble, Amar s’était montré plus sensible. Il croyait plus volontiers à l’avenir depuis que les Américains avaient envahi l’Irak et que la pression des Imans avait servi de levier à la politique occulte qui poussait le Président vers des prises de décisions anti-occidentales. On faisait croire au monde dirigeant qu’il dominait l’opinion publique alors qu’il s’agissait bien évidemment du contraire.

 

Ousma Khiravi avait repris ses fonctions à l’Euratom où peu de ses collègues soupçonnaient le sous-directeur du département  d’être un militant islamique actif dont le credo en un futur musulman était aussi vif que lorsqu’il militait à Jussieu et à Nanterre auprès d’existentialistes ubuesques comme seules les civilisations en déclin peuvent en faire naître.

 

(à suivre)


15:46 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/11/2005

Lundi de novembre

Henri en Banlieue

(Nuit d’enfer) (Henri Shy)

 

 

 

Autrefois ici s’étendait la zone, une sorte de no man’s land en bande circulaire autour de la grand’ville. Des chanteurs du Sud étaient venus avec les Rom’s et des brocanteurs. Petit à petit la zone s’était modernisée et du béton avait été coulé à plat et en hauteur et puis le dieu Otto Mobhil avait imposé sa loi et l’on avait tracé ce que tous les gens appelait le Ring et qu’ici on nommait ridiculement le Périf.

 

Tout le monde avait déménagé et sur les terrains emboués de vieilles usines désaffectées, on avait reconstruit des cabanes de tôles. On avait fait venir des cousins de loin, lorsque la guerre s’était éteinte faute de grands généraux.

La boue recouvre tout, le sol détrempé fut propice à de nouveaux mélanges, des entrepreneurs italiens avaient embauchés des carreleurs portugais, des plafonneurs roumains, des menuisiers estoniens, des plombiers viets.

San Kim, justement, avait ouvert une cantine. Plus tard, de nouvelles habitations longuement modulées avaient dessiné un horizon de grisaille.

 

Il y avait le métro, l’avenue Jean Jaurès (Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?) et le passage vers plus loin, Pantin, Bobigny, l’étranger.

Plus loin que les déchetteries, Achmet avait installé son commerce de voitures recyclées. Ici, on trouvait des pare-chocs d’aronde, des ailes de Ds, des pare-brises de Juvaquatre et quelques milliers de pièces de rechange.

Votre essuie-glace claquait sous les pluies acides, Achmet avait justement acheté pour trois mille anciens francs une vieille caisse pourrie comme la vôtre, vous pouviez aller y démonter le moteur d’essuie-glace qu’il vous fallait, dont coût sans facture vingt euros. Chez Achmet, le billet de vingt euros était la monnaie courante.

 Sans les fils et les relais dis donc, tu crois que c’est Crésus et armée du salut ici !

 

Ousma Khiravi regardait d’un air blasé un camion de cinquante tonnes de chez Lefebvre qui entrait en se traînant dans le dépôt du ferrailleur.  Il se dirigeait gentiment vers le coin des poids lourds où rouillaient des Berliet, des Volvos, un Gmc, des grosses caisses. Achmed était apprécié et connu de tout le monde. Les chefs de chantier venaient prendre le thé lorsqu’ils avaient un vieux Caterpillar ou un Allis Chalmers de l’ancienne génération à vendre. Chez Achmet, il y avait toujours des acheteurs et des vendeurs.

 

Regarde, dit Achmet à Ousma Khiravi, ce soir tout aura été vérifié et demain, ce bahut là sera sur la route de nuit, le chauffeur écoutera le successeur de Max Meynier et plus loin, après Irun et Gibraltar, il fredonnera des mélopées de chez nous.

 

(à suivre)


10:42 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |