22/09/2005

Henri serait-il un multi-résistant ?

Sabrina se réveilla, plusieurs fois tourmentée, regardant la bande vidéo à un autre endroit, relisant un passage de « The Age of Spiritual Machines »; elle repensa la question de mille manières, Henri a-t-il été professeur à la Carnegie Mellors University. La petite machine qu’elle tient à la main est-elle recensée au Smithonnian Institute ?

 

Les actes de Henri sont-ils criminels et, pire, la marque d’une folie meurtrière ?

Raconte-t-il « le vrai » ? ou ne peut-il gérer sa vie et encourt-il ainsi les milliers de milliers d’imprévus qui le frappent... sont-ce des imprévus ?

 

Est-ce Henri qui, le premier, a attiré l’attention sur l’apparition de bactéries « antibio-résistantes », infiniment plus redoutables que toutes les armes « inventées » par l’homme barbu enturbanné du fond des cavernes d’Afghanistan. (Puck reporter, pas celui du journal liégeois mais bien le petit personnage accompagné de son chien qui enquêta du côté de Paliseul, en avait déjà parlé vers 1949.) Des effets similaires ont été observés lorsque, en Louisiane, pays de catastrophes climatiques, on eut recours au DDT pour soi-disant éliminer les moustiques, lesquels ont développé des gênes multi-résistants.

La moindre modification dans un système provoque une onde de choc dont les répercussions sont impossibles à prévoir.

 

Sabrina se dit qu’elle allait tout de même pousser sur le petit bouton rouge.


04:49 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

21/09/2005

jour d'automne

 

Ce n’est pas possible pense Sabrina, comment peut-on être tout cela à la fois ?

Mais, est-ce possible de l’être ?

Cet automne naissant apportera-t-il une réponse à ses questionnements ?

Que peut comprendre un voyeur face à des images troubles ?

Que pensent les téléspectateurs des mensonges vrais de fermiers et autres perdus de vue dans des îles tentatrices ? Comment savoir si l’image est vraie ?

Alors Iliade, Bible, Guerre des Gaules, Les chevaliers de la table ronde, l’histoire d’Angleterre d’André Maurois et autres mémoires du général de Gaulle, du vent ? de l’air ? des trous dans la tête ? On dit que le pétrole augmente parce que le vent se lève devant les Bahamas... mais alors le monde n’a jamais tourné rond ?

E pour si muove disait-il et on lui a coupé les testicules alors ? Henri, cette bande vidéo, une confession ? un récit de vie ? une histoire invraisemblable donc réelle ? ...

Comment savoir, pourquoi savoir...

 

Sabrina s’est endormie avec sa petite machine à la main ....

 

 


04:56 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/09/2005

mardi de fin d'été...

 

Le pétrole est en hausse et Mister S a démissionné, serait-il d’une trempe habitée socialement, Henri s’amuse encore tandis que moi,Sabrina, je regarde cet écran où j’entends que les marchés financiers ont gardé leur sang-froid, ce qui est fort bien en ces temps où l’argent ne fait plus de petits. C’est Monsieur de Guchtenchair qui doit se retourner dans sa tombe.

Henri, sur l’écran, est-ce un retour de Poltergeist ?

J'abrège.

Je le veux, je l'ai voulu, j'aime ça, la baise avec lui, son corps de braise, il me dit que je suis sa baiseuse au goût de grenadine.

 

Sabrina regarde cet objet, regarde l’écran, pousse sur le petit bouton.

 


06:22 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/09/2005

 

 

Le vibromasseur à la main, Sabrina regarde sur l’écran une image un peu floue, vidéo d’amateur ? On dirait Henri. Henri ? ce n’est pas sûr, la scène est intemporelle, Le décor est-il une plage ?

 

 

L’image de plus en plus floue d’un Henri se désintéressant de la politique européenne est étrangement troublée par un penseur qui passe intelligemment.

Le café est servi cependant chaque matin chez Henri Lauteur. Henri, la rentrée ?

Henri serait-il encore un peu « vacances » dans, pourtant un monde fou parce que vrai ...

Va-t-il comme le poète roumain s’en aller sur le continent mystérieux pour des jours et des jours, à la recherche du monde perdu ?

Est-il dissipé par l’ami Ketje ?

L’ami bi-hebdomadaire passant chaque mardi et jeudi dès à présent : des chapitres étonnamment actuels de l’histoire Bruxelloise d’Henri premier dit Gambrinus, de la huitième merveille du monde qui n’est pas encore atomisée par le bourgmestre de Locquenghien, la féria des nuits espagnoles qui valent bien les gueux de Bruges, cette ville autrichienne de Van der Noot qui ne serait pas le fondateur de la clinique, on dit que c’est Saint Remy, Bruxelles une ville complètement livrée aux saints Gudule et Michel.

 


05:20 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

16/09/2005

Play

 

Le vibromasseur à la main, Sabrina regarde sur l’écran une image un peu floue, vidéo d’amateur ? On dirait Henri. Henri ? ce n’est pas sûr, la scène est intemporelle, Le décor est-il une plage ?

 


06:05 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

15/09/2005

Quinze septembre

 

Tiens, sur un guéridon, un ancien numéro de tram 2000 qui traîne, sans doute y raconte-t-on l’aventure du tram 15 ou alors dit-on que le 14 septembre 2005 on présentera à Bruxelles le super GTI GL des tramways superluxe pour taggueurs fous. Où peut-être y retrouve-t-on quelques dialogues de Virgile, surannés où ceux, en pastiche, qui émailleront l’aventure de Ketje Henri et son pousse-pousse qui roulait sans rails et même avec seulement trois roues.

Quelques livres traînent encore dans la bibliothèque, en attendant qu’un lecteur de passage les rouvre, peut-être ? Un ancien Presse de la Cité à la reliure décollée, un Bruce. Il lisait cela, Henri en vacances ?

OSS 117 en conflit à Bali. Hubert Bonisseur de La Bath, alias OSS 117, est dépêché de toute urgence pour découvrir ce qui se trame à Java et à Bali. Des Chinois qui préparent insidieusement leur revanche... Des Japonais dont l'emprise économique se fait chaque jour plus pesante... Les uns et les autres peu regardants sur le choix des moyens. De préférence expéditifs ! Et une jolie fille, une trop jolie fille... Hubert n'a vraiment pas le temps de s'ennuyer. Une parution vieille de trente ans, 1974, je n’étais pas née.

 

Dans un coin du salon envahi par la poussière, par terre, le 00 :00 d’un magnétoscope VHS, relié à un vieux poste de télévision, clignotait désespérément pour attirer l'attention. Sur le poste un papier où l’on avait écrit une phrase sybilline :

La guerre n'empêche pas les certitudes, peut-être même qu'elle les renforce.

Un horaire de chemin de fer, une publicité pour un musée, un article découpé dans une revue parlant de « Culture » : les Journées du Patrimoine à BXL, les journées Sans Voiture et Train-Tram-Bus, étonnantes préoccupations, terre à terre ... et la conquête de l’espace alors ?

 

J’ai enfoncé la touche « Play » du magnétoscope. Je me suis assise, genoux repliés sous moi, sur la causeuse.

L’écran a scintillé.


04:22 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/09/2005

Fin de vacances ?

 

 

Henri en vacances... Henri fin des vacances... mais que s’est-il passé, et comment diable les lecteurs vont-ils pouvoir l’apprendre ?

Et pourquoi seraient-ils intéressés par les vacances d’Henri, et même, au mieux, au pire, en quoi seraient-ils concernés ?

 

 

Le 27 juin dernier, patatras, la saga des Henri’s s’annonce « en vacances » et l’histoire, disait-on, sera racontée par une certaine Sabrina.

 

 

On avait donc un Henri en chaise-longue dite autrefois transatlantique et une jeune fille frissonnante sortant d’un torrent de montagne ou d’une cuvelle en bois emplie d’eau chaude au gré des lunettes que l’on chausse.

 

Quelques semaines plus tard, la maison ( cabanon, chalet, résidence, palais, manoir ) était vide et Sabrina montée ce matin à mobylette se demanda même si elle avait accueilli quelqu’un cette année. Un Henri laisse-t-il d’autres traces qu’une cicatrice au cœur ?

 

Sabrina pousse la porte, Henri ne referme jamais lorsqu’il s’en va, il dit que c’est mieux que l’on sache que l’on peut revenir, aller et venir, tiens, un machin qui traîne sur le parquet.

Un vibromasseur.

Comme c’est étonnant !

Henri chef de bureau utilisait un vibromasseur ? Que pouvait-il bien en faire, comme la montagne est belle, comme l’imagination court au devant d’elle...

 

Xian, est-ce le symbole de l’imagination ? Mille personnages dont toujours au moins un de trop d’après le poète roumain qui s’attache aux secondaires. Et pourtant, savez-vous ce que veut dire Xian ? : L'immortel !

 

C’est effrayant pense Sabrina. Alors, il vivrait depuis toujours et saurait comment je vais vivre demain ?

 

Quand suis-je venue ici pour la première fois, pensa-t-elle, en ouvrant la fenêtre qui donnait sur le ruisseau – un peu d’air frais ne fera pas de mal aux araignées...

Une dernière année en vacances avec les parents et la petite sœur, après avoir terminé la fameuse terminale de lycée, avant de se retrouver en faculté en octobre.

C’était la première fois que nous allions de côté et le cadre naturel me plaisait beaucoup. Malgré la chaleur assez forte des après-midi, le climat était radieux chaque jour, parfois un orage le soir ou la nuit, tribut au réchauffement de je ne sais quelle planète de science-fiction. Nous avions fait des excursions en montagne et des sorties à vélo. Ma petite sœur de 7 ans occupait l’attention de mes parents et je les laissais de plus en plus souvent s’en aller visiter un village pittoresque, une aiguille de glace, un pâturage de montagne. Moi, j’en profitais pour prendre un repos, lequel ne peut qu’être toujours bien mérité, un lecteur prendrait-il un repos immérité et oserait-il le dire ? - en me levant tard le matin ou en faisant de longues siestes l’après-midi.

La chambre où je logeais seule était calme, assez fraîche, avec une fenêtre pareille à celle-ci, donnant sur la garrigue.

 

Comme il était agréable, après avoir déjeuné de fruits et crudités de s’allonger nue, d’écouter vent et cigales un moment au soleil, un autre à l’ombre, un moment à la terrasse, un moment dans la chambre derrière les volets mi-clos.

Flâner, écrire, dessiner, prendre le temps de perdre du temps, savourer cette première indépendance.

Le mot ne me serait peut-être pas venu si je n’avais pensé à Henri qui disait toujours :

« On leur donne l’indépendance et ils croient que cela signifie qu’on va vivre de l’air du temps, de la pluie et du vent et de baiser des femmes blanches »

Henri avait son franc-parler et qui sait, disait des choses pour me choquer.

 

 

Un après-midi, alors que mes parents et ma sœur étaient partis après le repas, je paressais, je tournais, je suis sortie par la porte de la cuisine. Il n’était pas tout à fait trois heures.

J’ai bu un grand gobelet d’eau fraîche et je me suis éloignée des arbustes, buissons, oliviers et autres figuiers qui entouraient la maison de vacances. Je me suis dirigée vers le petit chemin, à droite de la route étroite et défoncée. Il faisait chaud, un peu de transpiration commença à perler sur mon front et à couler derrière mes lunettes de soleil, des vraies O Brien pour randonneur ! Je marchais sur le sentier montant doucement vers une forêt plus dense qui soudain caracolait, redescendait vers un petit vallon qui semblait à sec. L’odeur de l’herbe sèche et des essences d’arbres me plut beaucoup, je me sentais heureuse dans cette nature, longeant coudriers, bouleaux dépouillés et lentisques verdoyants. Des cigales chantaient toujours haut et fort à mon passage, criant aux autres animaux : Attention, un humain ! puis, un bruit d’eau vint percer le silence de la promenade.

 

En contrebas, un petit torrent scintillait entre rochers et galets.

 

Tout près, l’eau était d’une transparence incroyable, éclaboussant des pierres roses ou blanches en gerbes rafraîchissantes, plongeant soudain dans de larges vasques calmes et paisibles.

Ravissement, plénitude paisible, rassurance.

 

L’envie me prit de remonter le cours pour explorer d’autres recoins et découvrir encore plus d’enchantement, avec une sorte de peur stimulante.

Il n’y avait pas de passage tracé le long du ruisseau et je ne voulais pas m’aventurer dans des éboulis ou des pierres avec mes petites sandales de cuir citadin brantanesque. Même bien chaussée, je ne me serais d’ailleurs peut-être pas sentie capable de tenter une expédition. Je retournai donc vers le sentier et remontais un peu pour m’engager dans les buissons, à travers les arbres.

J’étais fée, j’étais Jane, j’étais la reine des forêts, le vent était doux, le soleil ici et là était chaud.

 

Quelques centaines de mètres plus haut, il y avait un passage qui redescendait rapidement au bord de l’eau. Mes vêtements n’étaient pas tout à fait ceux d’une exploratrice et déjà une griffure roncière égratignait mon mollet gauche.

Je découvris un endroit encore plus ravissant que le précédent. Le torrent serpentait entre de gros rochers et s’arrêtait parfois en marres où l’eau prenait une couleur cristalline. L’idée me vint de m’y baigner. Un bassin se calait entre des rochers aux formes variées, et des dalles très plates, de la place pour barboter, faire quelques brasses puis s’étendre lézardeuse.

Et là, il était plus aisé de sauter de pierres en pierres pour s’aventurer dans la petite rivière. Je marchais un peu, en gardant mon équilibre puis m’assis au bord de l’eau, calme à cet endroit. C’était merveilleux.

 

J’aurais bien aimé me baigner mais je n’avais rien apporté avec moi.

Je restai longuement assise ainsi. J’avais retiré mes sandales et je trempais mes pieds dans l’eau. J’aimais cette solitude dans ce lieu où il était sûr que personne ne s’aventurerait.

 

 

Un frisson, le soir ? déjà ? Je remis mes sandales et je regagnai les bosquets de genévriers et de chênes verts, en remontant le cours d’eau p d’où j’étais descendue.

 

Je ne savais pas du tout par où aller et pourtant je ne me suis pas perdue.

Sur le chemin du retour, je songeais à ma journée du lendemain, sûre que j’allais revenir au bord de ce rafraîchissant torrent.

 

A la maison, personne n’était encore rentré en cette fin d’après-midi. Voulant mettre une autre robe, il fallait que je passe par la chambre des parents.

Sur la pile des sous-vêtements, un curieux objet.

 

A quoi utilisait-on cette sorte de tube oblong ?

Je pris un drap, une nouvelle robe et je me déshabillai.

Une douche bienfaisante.

A peine sous l’eau, j’entendis la voiture de mes parents cahoter sur le chemin défoncé , s’arrêter et bientôt des voix peuplèrent la cuisine.

La soirée se déroula joyeusement, chacun racontant « sa » journée. Je me gardai de révéler ma découverte et détaillai simplement un après-midi en promenade dans la garrigue.

 

 

Alors, demain, une vraie rentrée ?

Comme la montagne était belle ...


04:28 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |