28/07/2005

Question d'emploi

Combien d'oeufs pouvez-vous manger à jeun ?

Un seul car au deuxième on n'est plus à jeun, avait-il répondu.

Ai-je du cholestérol ? pensé-je . Et c’est au cours du cheminement de cette profonde question que surgit la petite annonce de la page principale qui s’ouvre devant mes yeux :

John (BRAD PITT) et Jane (ANGELINA JOLIE) Smith forment un couple ordinaire, menant une vie morne et routinière. Mais chacun cache à l'autre une double vie beaucoup moins reposante : Mr. & Mrs. Smith ne sont rien de moins que des tueurs à gage, extrêmement bien payés et exceptionnellement talentueux, qui travaillent pour des agences concurrentes.

Tueur à gage, est-ce un emploi comme un autre, ces agences dont on parle sont-elles l’Onem, l’Anpe, Manpower intérim ou l’officine Creyf qui jouxte la boucherie du bout de la rue des quatre saisons ? Il y a donc encore tant de choses que je ne connais pas ! Il est temps de faire revenir Henri, Céline et les autres !


04:17 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

27/07/2005

Il ne cesse de pleuvoir d l'eau sèche.

Ciels gris où un canal s’est perdu, sables de rêves égarés de Paris plage, éclairs d’artifices aux sons de fêtes nationales d’Europe agonisante, personne n'en demandait tant à l'été. D'ailleurs, personne ne demande plus rien je crois.

Comme les vins de châteaux et la téléphonie fixe, le prix du mazout grimpe, la femme de ma vie m’en disait hier soir sa préoccupation et se demandait si avec toutes les conneries que j’ai en tête je n’allais pas devenir un nouveau Landru (c’est un gars qui avait résumé activement ses angoisses de chauffage, à une époque pas moins conviviale).

Alain, c’est mon ami médecin, m’engage à moins d’oppression, l’avenir sourit toujours aux audacieux me dit-il et il reste encore tout le mois d’août avant de faire revenir les Henri’s de vacances.

Il faut savoir s’évader, à l’instar de ceux qui s’explosent, en oublier ses circuits d’eau chaude et parler tourisme en des temps morts de chômage. Vacances, moment obligé de l’année, comme Noël au balcon et Pâques aux tisons.

Je tourne en rond ? Ai-je froid ? Alors, c’est vrai, Indiana Jones est mort ?

Suis-je un vacant ?


04:39 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

26/07/2005

mardi, fin juillet

 

L’extraordinaire de la jeunesse est de croire à l’invincibilité et de s’y croire. Ne pas imaginer que le monde existe depuis plus longtemps que soi, ailleurs, autrefois, demain.

 

Pour les lecteurs qui s’intéressent à l’Afrique « autrement », il sera publié « électroniquement » chez http://domino007.skynetblogs.be/ « La Croisière Noire », une triste prémonition de Xian qui écrit avant l’heure le génocide survenu au Ruanda (textes partiels sous forme de nouvelles mensuelles aux « Echos » entre 1977 et 1990, original rassemblé en un tome chez les défuntes éditions du Baron d’Obin (BNB 4903 250 1994) en octobre 1994- tirage limité épuisé en douze jours.

 

 

Une fois n’est pas coutume, j’ai failli écrire costume, tant m’ennuient ceux qui tentent de m’en tailler un :

Alors doncques, pour les abonnés des Delarue et Dumas, il faut savoir que j’ai quelques passions que chrolono,non, chroniquo, non, par ordre d’entrée temporelle on peut classer, si tant est-il nécessaire de mettre de l’ordre dans le désordre mondial, l’écriture (depuis 1953) (bonjour Monsieur Leveau), l’expression corporelle brutale qu’est le jiu-jitsu (depuis 1957) (salut Jules Bruaux), la mer (depuis 1959) (mes respects Commandant Ghys), une femme (depuis 1974) (bisous Pomme), ma fille (depuis 1990) (Comment te portes-tu ce matin à Bornemouth, ma chérie).

Les temps morts entre Port Everglades et Walvis Bay, entre Marseille et Shizuoka, se sont peuplés de chroniques matinales, de billets techniques, de commentaires politiques, de voyages au moins long cours, d’affaires – au sens très américain du terme et même de politique pas fiction du tout (c’est pis encore) depuis 1997. (Comment ne pas être tenté de se mêler un peu de ce qui décide de l’avenir de mon avenir et qui range mes petites affaires de guerres de Corée en petits tas gris de lumubistes assassinés, ne les méritaient-ils pas, puisque tout est affaire d’awards et autres simagrées constitutionnelles ?).

Grand ami de Tintin ayant assisté aux barouds des censeurs et en ayant subi les foudres, il m’importe peu de sourire à la bataille des « copyright » et des « droits acquis », il paraît selon certains qu’un dieu aurait créé le monde en sept jours (six, à vrai dire), s’il fallait qu’il procède à l’intention de tous les copieurs ou qu’il en dépose brevet, il s’en irait ailleurs.

Je pense que c’est ce qu’il a fait.

Un petit encart latéral donne un avis à propos de Xian, ce petit discours s’effacera à la rentrée sociale de septembre, pensent chacunes et chacuns ce qu’ils en ont envie, j’ai commencé à remuer très fort lorsqu’en troisième latin-mathématiques (ainsi qu’il se disait à l’époque) deux élèves se sont levés (on se levait !) à l’appel du même patronyme, nous nous sommes regardés, nous nous sommes souris, le décideur chef de l’instant (bonjour Monsieur Frenet) a décidé d’exclure les turbulents. Ils ne sont jamais plus rentrés dans le moule à gaufres.

La vie est très belle quand on la saisit à bras le corps et le temps ne fait peur qu’aux historiens manipulateurs, le temps ne passe pas : le temps est immuable. Ici et maintenant, je suis.

Pour votre plaisir et le mien, quelques Henri’s sèmeront encore fleurs et acide de septembre à la saison prochaine, et vous-mêmes, merci de garder le sourire : mirez-vous, vous êtes beaux !

(et pour les lecteurs de Lausanne et du Vaud, un scoop : Arthur rentre en octobre !)

 

Beaux, enfin beaux quoi... il y a tout de même eu Gainsbourg et Quasimodo...

Henri est encore un peu « vacances » dans pourtant un monde fou parce que vrai ...

Sera-ce plus sérieux dès lundi ? Faut-il être sérieux ? Ceux qui aiment la zwanze garderont la liaison sur le Ketje, imperturbablement revenant le premier septembre, il rentrera paraît-il par la porte Benelux de l’expo, y arrivant, comme c’est étrange, par un tramway souterrain. Le saviez-vous, c’est le 17 décembre 1957que la première section souterraine STIB ex TUB, sous la place de la Constitution, aux abords de la Gare du Midi, a été inaugurée. Ce fut la première application en Europe d'une mise underground ( ça c’est côser !) de lignes de trams (la ligne 68 de Marseille mise à part, qui reste un cas particulier à cause de la sardine du port).


06:11 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/07/2005

25 juillet 2005

Un Américain vient de gagner le tour de France pendant que Scotland Yard changeait les règles du bon vieux jeu des gendarmes et voleurs. L’été ouest-européen souffle le chaud et le froid. Armand se lèche les doigts en regardant la facture, bon sang, ce que les moules ont augmenté ! Tout augmente.


05:49 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

05/07/2005

Bientôt le 21 juillet

 

Raconter Henri à partir de septembre disait Sabrina, oui, mais alors avec les bons mots pour le dire  :..

Dans les Adrets, toi aussi, tu allais être du voyage. Mais je ne le savais pas encore. Prends l’allume-gaz, amarre la barque dans l’arène, Arena, Macaréna, Arno qu’est le ruisseau coulant de Florence. Ce jour-là, j’arrivais dans cette ville pour tenter une nouvelle aventure. Tu m’as vu négocier mon virage, à travers la vitre du restaurant de la place communale, centre ville, pas de tramway. Je ne te voyais pas encore. Tu m’as pris pour une folle, tu avais sans doute raison. Ai-je heurté la berme, sperme, vixen, brève, catalpa, cataplasme et espadon, céladon, centromère, Homer Simpson, ciselage, crapette, crosnes, Danaïdes, dédicace-moi ai-je peut-être dit ? Je souris à ces mots, mais je pleure dans mon fort intérieur. Fors, force, Faure Félix, le chat, Pourquoi donc et pour quoi faire ?

Avant la bio, il y aura les retours d’Henri, dans le bon ordre de lecture, désiré par Anne-Marie et autres poètes roumains.

Ai-je pu imaginer que c’était en 93 ? Mille neuf cent. Ai-je versé une larme en adieu à Fellini qui avait noyé une blonde iceberg dans la fontaine de Trévise ? Ou bien me demandai-je s’il y avait une morale à tirer des photos publiée de la salle de culturisme de Diana, que l’on appelait lady comme si ce titre allait à tout le monde, il y avait trente ans qu’un John K avait été assassiné et le meurtrier court encore, comme tous ceux qui tuent, ceux-là jamais ne sont inquiétés, le monde a peur des assassins d’empereurs, de double ducs, grands ducs et hiboux cailloux genoux écorchés, élémi, élévateur, éloges, ersatz, escorte, esséniens, étable, gemmage, grèbe, halle, Jésus, Marie, Joseph, Dieu du ciel et de l’enfer, dieux, dieu que tu es beau Bowie.

Donne-moi encore un Jack Daniels. Et je me demande si moi aussi, je n’ai pas eu un instant de peur devant cette blonde qui se cachait derrière son essuie de douche. Mon attention a été détournée par un membre de la famille Durocher (Vandersteen disait de Mocano) tandis que Patricia Kaas en robe de scène qui n’est qu’une combinaison de Nylfrance 1955 juste transparente là où il faut (le vaut-elle bien ?) descendait des marches... quand on chante, on descend toujours des marches, je me demande encore pourquoi, je n’ai plus envie de chanter, yodler, susurrer, larguer, lasure, lésion, légion, lèpre, lèvre, loir, Loiret, châteaux de là-bas.

 

Espagne ?

 

Je veux grimper, monter sauter, tiens, comme Michael Jordan, de joie peut-être de voir Vanessa Paradis nue dans les eaux d’un lagon bleu, sous un ciel lourd, masse, massé, Mérovingien, dard, nard, berne, Bernard, Massart, massage, Nasser, Navajo, beau mec, moto cuir et soies casqué, nèpe, Neva, Nicodème, nolis, oisive, opéra. J’ai grimpé de marche en marche jusqu’au second étage de ce bâtiment, jusqu’à cette chambre, la dernière au fond à droite. Mes pas m’ont conduit jusqu’à toi. Je ne le savais pas. Tu m’as reconnue, je t’ai connue. Ben oui, fatalement, c’était écrit, on s’était connu, on s’était reconnu, on s’était perdu de vue, on était allé chez l’opticien, nous en avions des choses à voir, avoir des choses, on en a voulu, nous deux, on en a eu, on les a eu, on les aura. Deux paires gratuites à l’achat d’un consortium cubain sous la menace de preneurs d’otages florentins, retour à la case départ Florence, les jours heureux. Nous avons passé trois mois intenses ensemble.

Était-ce donc trois, quatre, sept ans avant la fin du siècle, sept ans de malheur ai-je murmuré en brisant le miroir de la salle de bains. Orcades, orme, péramèle, périoste, pisé, ras-le-bol, râtelage, récitante, régale, rénette, rainette, grenouille, bénitier, roteuses, ressuage, révérend, robe, ruines, sacrum, saga, secrets, séides, sitelle, stemm, chaussettes.

Tailhade, tenue, têtes, téton, Tibre, Rome unique objet de mon ressentiment, tigre de papier, ressers-moi un Chivas régal, tige, tirets, ver,resserre-moi contre toi, enfonce-toi, village, clos du lac, salé, loco, palabre, verve, frôleur, Cère, songe, rote, calecif, té, titres, an, rotule, raton, œil, de lynx et cartel de Colombie. Nous étions plein du silence assourdissant d’aimer et c’est vrai qu’Aragon a occupé des heures sous les jupes d’Elsa. Les marches de l’escalier ont entendu toutes nos discussions nocturnes, assises l’une à côté de l’autre en tirant sur nos clopes, dont certaines, des gitanes, étaient silencieuses, tant nous étions complices.

 

Nous avons traversé le temps, les bons moments (car il n’y en a pas de mauvais) et les épreuves ensemble. Baisers d’amour et lèvres contre lèvres, mon sexe grand ouvert, bis, revers, avers et devers, golem, sil, au-delà, cap, pots, notice, ru, os, aven, galettes et acte notarié, soit gentil, encore un peu de Loch Lommond, Pô, sierra, malt, Némo, Ketje de Bruxelles et domino perdue dans la tourmente des déserts, and a dark round desert, mécano, tué, néroli, mise, verni, pale, mordu, Elbe, Lille, napoléon Berlin, Démer.

 

Comme deux inséparables nous vivons notre passé dans le présent des mots qui ne veulent jamais rien dire. Nous vivons toutes les choses, tous les événements, les moments et ce qui s’est passé pendant que notre passé s’écrivait, Beregovoy, la fin d'un homme et sur une autre page du livre de la vie, un nouvel amour pour Johnny.

Fergie, qui était-ce ? faisait parler d’elle autant que Madona en blanc tout habillée et avec une culotte mais qu’on voit quand même ses poils, à poil, perce, repérage, violettes, samedi, palette, vista, bécot sexué, date, sept, nivelle, général, manivelle, Verdun, crapette, poker et rami, mars, carter, tau, quota, mameluk, ciré, mille, doge, malart, nectarine, derrick, sans compter la polizei en voitures vertes, uniformes vert-de-gris, amis ulhans et chauffeurs de pieds de putains, corset, neuf, sol, race.

Trace, Thrace, Reille, tofu en pâte, bécane, métisse, cent, navel, serre, tell, imam, sur le palier, dans la chambre d’à-côté, Céline écrivit, ou ailleurs, que l’amour, l’amour c’est l’infini mis à la portée des caniches et Valéry parlait de baves et de basses béatitudes, une petite Évelyne ou une Laurence fait palpiter une bouche maniaque sur un sexe tendu, elle l’enveloppe, le catastrophe tandis qu’un Balladur discoure dans une petite lucarne scintillante. Le va-et-vient de ta bonne queue tendre et dure m’inonde.

 

C’est la guerre en Yougoslavie !

 

Mais voilà, ce jour, bien après, où je suis venue te voir, dans ton Nord natal, je n’ai pas compris à quel point ton âme s’était déjà envolée vers cet autre horizon, qui avant que je l’atteigne me sera inconnu. Je suis repartie chez moi. Aurais-je du rester ? Cela aurait-il changé ta décision ?

Pas mauvais du tout ce jasmin et bergamote, gamma, dégât, oxer, Ath, trente, jus, rami c’est une répétition, les textes seront-ils plus fous en septembre car c’est en septembre que l’air est connu. Hé oui, Éwé, égard, sixain, aparté, parsi, ortie, lai, raider, crème, laïc, noria, homme rêva, plan osé, canal à Panama, danois chien et chat, Suez canal et après l’amour dans les draps, Tage, otage ressassé aussi, Lesseps, épart, as, roi, dame, Nicée, logette, valet, Capri, onze, frise, dix, serf, fanal, huit, salacité, pire que tout : « c’est celui qui dit qui est ! »

 

Et le moindre moment de bonheur souhaité vaut mieux qu’une si froide et vaine éternité, aurions-nous dû penser à Corneille en regardant au cinéclub voisin « Les Oiseaux » ?

 

 

Plus tard, j'ai appris que tu avais mis fin à l’une de tes vies. J’ai haï le messager ! Oh ! Combien ! Ah ! De quoi se mêlait-il ? Qu’avait-il à me l’apprendre si singulièrement ?

Rouler, roulons, la civilisation où je vis se déplace sans compter, sans penser, se bouchonne, s’empile, fonce, klaxonne, crisse des pneus, clignote gauche droite, appelle des phares et des lanternes et des phares, mets tes codes croupion de canard !

Le mal est lié au temps qui passe et à notre emploi du temps qui est plein de trous. Des trous noirs, des enfers de physiciens qui ne croient ni à la matière ni au temps qui se dépasse et comme il fallait une limite, ils ont clôturé la lumière, elle va plus vite que tout le monde et sans elle, c’est le vide, le trou du cul de l’univers, pourquoi se limiter à celui de Lolo, infini de l’écureuil dans sa cage tournante, tourneboulante, un rond-point central, j’ai roulé toute la journée, tout en pensant à toi.

Toi qui habitait près du rond-point de Devos. Une lutte intérieure déchaînée. Que croyais-je donc trouver ? Qu’avais-je donc à espérer ?

Plus j’avançais, plus je ralentissais.

 

Inéluctable, je croîs, je diminue, je m’efface.

J’allume la radio, le chanteur s’étrangle, Patrick Roy est décédé, c’est le juste prix à payer, il le savait, nous le savons, je le sais, tous les hommes avant nous, et toutes les femmes et même les dinosaures ont disparus, ils sont morts, il faut bien y croire, il faut bien se contenter d’un savoir aussi banal, quatre-vingts milliards d’êtres humains sont déjà morts depuis le premier né. On ne dirait pas que cela va cesser. Bien qu’il y ait de plus en plus de vivants, de morts-vivants.

 

Je voulais retarder notre ultime rendez-vous.

 

Tout ce que je n'avais pas pu te dire, je l'ai versé en larmes ce jour-là. Jusqu'à épuisement. N’était-ce pas un peu égoïste, qui avait abandonné l’autre, était-ce un abandon, une conclusion ?

 

As-tu entendu la chanson du vent et celle de Brel ? Je suis sûre que oui. Oui, on peut se demander si l’homme n’a pas chanté avant de parler, s’il n’a pas dessiné avant d’écrire, s’il n’a pas aimé avant de faire la guerre.

Audrey Hepburn est morte, et puis aussi mademoiselle Servais qui avait été institutrice.
Et Florence Arthaud a failli disparaître dans la vague, c’est vague, la mer est démontée et me voici encore à Florence, l’as-tu si bien connue ? et la fille de la voisine aussi, je voulais te le dire.

 

 

J'entends encore ce bruit de choc sourd et brutal, qui m'a fait reculer et fuir. Je ne peux pas t'accompagner. Je crois que je ne veux pas.

 

Je t’ai aimé. Je t’aime encore. J’essaye de ne pas penser à toi, pour éviter de pleurer. C’est ainsi que j’y pense tout le temps, le temps, le temps, le mal est lié au temps et le rire, le rire est lié, nous lie-t-il, suis-je à lier, folle à lier ? Es-tu mon allié ? Amitié ville notre amitié, à tous ces instants qui n'auront plus jamais de lendemain. Je sais que tu le sais, je sais que tu me le pardonnes. Mon tendre souci d’un instant de folie, tu n’es pas tombé dans l’oubli. Simplement dans une parenthèse.

Je te retrouverai un jour et nous reprendrons nos échanges de maux là où nous les avons laissés, avec des mots, nos maux, le mal, le bien, tout est lié dans le rire, Sibérie, pèse-bébé, Gramsci, psore, pays, priorité, dopage, miroir, pastorat, sellier, ozène, grogs, Étolien, ut, penseurs, rameur, psi, Oslo....

Et dans les mots.

Quand tu es né, tu n’avais d’autre passé que celui du monde autour de toi, rien n’a changé, tu n’as d’autre avenir que celui du monde autour de toi mais je me demande si cette Sabrina saura nous raconter qu’Henri n’est jamais né, ja meneer, Djamena.

 

Rien de ce qui a été n’aurait pu ne pas être, autrement

Cela n’aurait pas été....

Tu bois bien, moi aussi, ...

Verse donc une larme dans la coupe, cinq, oc, Serbe, zéro, cèpes, Salem, nota bene, lac, scraper, races, oie, mélodies pillées, ulcère, noces, Abel, crèche, brute, gallo, Caïn, étalages, sérum, alerte, pelle, magret, nielleurs, Eire, génois, serpe, reporter, caïd, trêve, facéties, piéride, Nauruan, Stromboli, fédéré, Vésuve, rémora, Etna, jet, Erebus, édito, racket, rue, ocelles, cippes, lie, vertu, otarie, médian, émule, Sahel fertile, nervure.

J'étouffe dans un train vide plein d'une canicule, merguez-frites en camionnettes, huile bouillante entre les doigts, les narines et sous les bras javelot, cérat, saros, revenu, Hué, vase, décile, les gares défilent, les gens s’enfilent, ta queue m’inonde encore, vit, penis, vie du pénis, péniche, chatte, voyages Bruges, et les tours de Gand, les tours de rein, Sucre, Pasto, Liège, Isère, Gonesse, gonzesses, Venise se gondole, c’est sans Gênes, Imola, Hébron, Alpes, Rome, Rimini, Naples, Amalfi, Namur, Cognac, Albi, Hasselt, Lys, Araxe, Trèves, Palerme, Tirana, Pula, Visé, San Remo, Las Vegas, Tolède, Varèse, Boston, Accra, sauvons l’Afrique !

 

Henri serait dans un nuage, il se couche pour se réveiller le vingt-et-un juillet prochain, jour de drache et de crolles.

 


05:06 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

04/07/2005

La marée monte

 

Allongé sur un sable mouvant par marée montante, je m'enlise en m'endormant, je lisais, pour tuer le temps, un article sur la fin proche de l’extraction pétrolière, il me semble que je le lisais déjà en 1959. Passe près de moi une fille quasi nue, on ne peut tout de même parler de vêtement lorsque seule une ficelle passe entre vos jambes, elle se remue, se dandine, dépense le red bull qu’elle vient de boire à la buvette, je devrais saliver mais j’ai trop chaud.

 


05:31 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

03/07/2005

Pensée du jour

En dehors de quelques instants de pensée logique et abstraite par son raisonnement déductif, notre pensée n'est qu'une rêverie ressassée, faite d'un défilé incohérent de sensations d'images, de souvenirs, de désirs et de pulsions émergeant de notre inconscient. C'est lorsque ce torrent boueux qui encombre notre esprit s'arrête que nous pouvons enfin penser.

Sur cette pensée puissante, Sabrina décida de renvoyer à septembre l’écriture nouvelle de la biographie d’Henri. ( à moins que ce ne soit l’écriture de la nouvelle biographie ?)

 


05:51 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |