30/06/2005

fin juin

 

L’ai-je chanté ? Chez nous y a qu'l'été  Qu'les filles aient un corps.    C'est plein d'finissants  Qui soignent leurs souvenirs  En mouillant de rires  Leurs poiluchons blancs  C'est plein d'débutants  Qui soignent leur vérole  En caracolant  De "prosit" en "Schol"    C'est plein d"'Godferdomme"  C'est plein d'Amsterdam  C'est plein de mains d'hommes  Aux croupes des femmes  C'est plein de mémères  Qui ont depuis toujours  Un sein pour la bière  Un sein pour l'amour    C'est plein d'horizon  A vous rendre fou  Mais l'alcool est blond  Le diable est à nous  Les gens sans Espagne  Ont besoin des deux  On fait des montagnes  Avec ce qu'on peut.

 

L’ai-je rêvé ? Nu, les pieds dans le ressac, je me suis masturbé. Quand mon plaisir arriva, j'imaginai que je couvrais le haut d'une vague et partais à la conquête du nouveau monde…

 

 


04:36 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

29/06/2005

mercredi à la plage ...

 

 

Je viens de lire l’information :

BERLIN 28/06 (BELGA/AGE) = Un homme a attaqué avec une tronçonneuse une passante, la blessant grièvement, avant de se couper la main gauche avec une hache, a indiqué mardi la police de Berlin. Lundi, l'homme, âgé de 37 ans, avait tamponné quatre voitures avant de disparaître à pied dans des jardins ouvriers. Il en était ressorti armé d'une tronçonneuse et avait attaqué une passante, sous les yeux des deux filles de celle-ci, sans raison apparente. Peu après, il est allé se chercher une hache avec laquelle il s'est coupé la main gauche. Selon un témoin cité dans le quotidien Bild de mardi, l'homme a ensuite couru avec le bras en sang dans un restaurant puis dans une boulangerie avant d'être maîtrisé par la police. La victime et son agresseur ont été transportés dans un hôpital, mais leurs jours ne sont pas en danger. (LEC)

Et je me pose donc plusieurs questions :

Moi, Sabrina, puis-je considérer que cette affaire a un lien avec l’énervement d’Henri à cause de son téléphone, hier sur la plage ? de plus, pourquoi le brave homme ( c’en est un puisque l’on nous dit que la victime et l’agresseur ne sont pas en danger, on s’inquiète de lui... il ne peut être qu’ honorable...) n’a-t-il pas utilisé la tronçonneuse pour sa main ? Enfin, dernière question : quelle était la marque de l’outil ? C’est vrai, cela, en nos temps de récession économique, il importe de faire connaître les entreprises qui marchent ....

 

 


06:27 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

28/06/2005

Mardi sans pluie

 

Qui donc pouvait passer ici, au bout de cette garigue, qui connaissait ce trou d’eau fraîche ? Je me suis levée pour regarder les alentours, personne. Je fis quelques pas un peu nerveuse en scrutant de tous côtés puis je fis glisser lentement mon slip sur mes hanches, mes jambes, l’enlever complètement et me retrouver toute nue. Enivrée par cette sensation de sentir l’air me caresser la peau, je m’avançai vers l’eau. Craintive et émoustillée par le voluptueux de l’instant vécu, j’entrai dans l’eau frisouillante sans hésiter. J’y ressentis un sentiment inouï, le bonheur intense de pouvoir nager complètement nue, sentant l’eau courir sur mon dos, mes fesses, mes jambes, sur mon ventre. Je ris et je m’éclaboussais, la peau à vif à chaque nouvelle caresse naturelle. Je restais longuement dans l’eau à nager, tourner, plonger et m’ébattre toute nue.

 

L’instant plus tard, Céline attablée « Chez Marius » pense à ce qu’étaient les moments d’Henri. Racontera-t-elle tout cela à Sabrina qui aimerait en faire un livre ?

 


06:46 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

27/06/2005

un autre lundi ...

Henri allongé sur une chaise-longue en caoutchouc gonflable, essaye de se décoller du magma sablonneux de crème solaire couverture huit et de crème chantilly malencontreusement renversée par le ballon des volleyeuses en action.

Henri pensa que le monde n’était pas encore là où le voyait Paco Rabane, les jeunes femmes avaient encore de la ressource.


06:14 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

24/06/2005

Lundi prochain, au soleil ...

 

Henri s’éveille. Murmure d’eau bruissante. Henri s’étend. Henri est tendu. Caresse à un hérisson voisin.

Henri escalade. Henri entre sans frapper.

Henri est en vacances.

 

Henri pense au feuilleton de l’été (à parti de lundi, ici)

 

Ailleurs, il y a de l’animation, les unes après les autres, Claudine, Huguette, Éliane, Béatrice, Gabrielle, Isabelle tombent aux mains de l'ennemi. La vallée est tour à tour couverte d'un épais brouillard et d'une poussière suffocante. La troupe ne reçoit depuis plusieurs semaines aucuns vivres frais. Ceux qui sont valides ne boivent même plus le Vinogel. Quel sombre industriel camouflard et camouflé a bien pu inventer cette infâme boisson ?

 


05:15 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

23/06/2005

Le sablier du temps était coincé, bloqué.

 

Henri n'est pas resté longtemps avec moi. Il y avait, disait-il, du travail, il ne pouvait le remettre à plus tard.

Il a ajouté qu'il reviendrait rapidement. Céline, une de ses amies, devait passer. Il ne savait pas quand.

Elle avait beaucoup de choses à faire. Des gens à voir. Pour lui.

 

— Tu peux faire ce que tu veux. Il y a des livres dans la bibliothèque. Des journaux aussi. Mais surtout, ne te montre pas. Ne t'approche pas de la fenêtre.

 

Je lui ai demandé de ne pas s'inquiéter, j'avais l'habitude des secrets. Il m'a embrassée avant de partir. La porte a claqué.

 

Comment faire pour ne pas réfléchir quand on est seule ? Pour empêcher mes pensées se précipiter vers eux. Mes parents. Où étaient-ils ? Que faisaient-ils ?

 

J'ai essayé de me distraire, de penser à ce que j’allais écrire en septembre, vivre ... Les rêves éveillés sont les pires de ceux qui brûlent. J'ai visité la maison. Je l'ai fouillée de fond en comble pour ne pas rester sans rien faire. Chaque pièce, chaque recoin, chaque tiroir. J'ai même lu des lettres qui ne m'étaient pas destinées. Sans indiscrétion, sans chercher à comprendre ce que signifiaient les mots que je déchiffrais.

 

La petite horloge du magnétoscope clignotait 00:00 accrochée à son rythme, refusant d'accélérer les minutes et les secondes. Zéro zéro. Zéro heures.

 

Le sablier du temps était coincé, bloqué.

 


05:20 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/06/2005

souffler dans l'eau...

Faire des bulles et la regarder

Il fait beau, il fait chaud. Elle passe sa langue sur ses lèvres pour goûter une dernière fois au plaisir de la saveur intense de cette glace, synonyme de gourmandise déraisonnable et d'un brin d'égoïsme.

 

Entre Leonidas et Izmir, bruxelles-ma-ville.skynetblogs.be, tout le paradoxe que racontera Ketje Henri après l’été chaud en tisheurt et mayo chez http://perdumonnom.skynetblogs.be

 

 


05:09 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |