31/05/2005

Bien sûr, je vais te raconter Henri

 

— Bien sûr, je vais te raconter Henri, bien sûr dis-je en rassemblant mes vêtements épars, ce qui à mon âge est une gymnastique périlleuse, la flexion du dos et pis encore, celle des genoux est dramatiquement fébrile et arthritique, tu comprends bien que mes heures de gloires étant essentiellement incluses dans les passages henriesques dans la région, je ne peux pas me permettre de faire semblant de l’ignorer.        

Henri – Etienne et Henri, c’est tout de même deux ou trois aventures qui font frémir autrement qu’en imaginant Léonard de Vinci dessiner des aéroplanes. Cela a commencé vers six, sept ans, quand nos parents, le ciel ait leurs âmes, nous ont mis en vacances dans le même train, plus tard quand on s’est revu au même régiment, des souvenirs que n’ont plus à se raconter les adolescents d’aujourd’hui, il n’y a plus de trains cow-boys, il n’y a plus de conscrits en goguette. Le premier grand coup, c’était à Niederbronn, Henri était descendu à l’hôtel du Parc et le hasard nous a mis face à face à la sortie d’un stage concocté par Roland Maroteaux.    

Roland venait d’épouser une Christiane qui nous a présenté quelques dames et demoiselles du coin.  

À part quelques anorexiques égarées par le terrorisme top-model, les femmes de ce pays vert ne chipotaient pas sur le tablier de sapeur et le Munster onctueux à souhait. Et çà, c'est un signe : gourmettes à table, gourmandes au lit.  C’est intéressant quand on doit passer deux ou trois jours dans la région, pas la peine d’aller acheter le dernier poche de Françoise Rey, dont les héros font preuve d'une imagination débridée dans l'art de l'alcôve.       

J’étais, entends-tu, ma chère Sabrina, parti là-bas pour trois jours, Henri m’embarqua pour trois mois, j’ai rencontré d’étranges personnages (l’histoire fut racontée par Isa sur un autre bloc-notes), j’ai vécu à deux cents à l’heure entre Rhin et rideau de fer, la monstrueuse Lincoln Continental blindée d’Henri grimpait monts et collines de Saxe et de Bavière à des vitesses bolides.      
Ce n’est que bien plus tard, plus de vingt ans, je crois, que viendront d’autres membres de la famille tels Henri Sim, Ketche Henri, et les Lundentreux et plus tard encore que je rencontrai Céline. Céline, un vrai cas, elle n’hésitait pas appeler une chatte, une chatte et une bite, une bite, Xian à raconté leur rencontre et le voyage initiatique qui amorça leur longue et tumultueuse relation. D’elle aussi je te parlerai, mais ne vais-je pas m’attirer les foudres de celui qui contrôle tout ?

 

— N’y –a-t-il pas eu aussi une Claudine ?

 

J’ai sursauté, c’était tellement la même question que le colonel Bryan de Palma m’avait posée.

— Claudine ? avais-je répété.

 

Nous n’en sommes pas encore sortis. Je n’aime pas trop le fait que Henri n’ait pas rapporté cette rencontre. A votre avis, il pensait que c’était sa femme qui se trouvait à l’arrière de la voiture ?

— Oui, probablement, ai-je répondu sans m’entendre parler, je ne savais même pas Henri marié, puis j’ai ajouté : Henri réfléchit avant d’agir. Tous ces anciens agents de terrain deviennent ultra prudents. C’est pourquoi nous devons les retirer du circuit, mon colonel.

 

L’officier supérieur renifla et reprit:

— Ainsi, Henri n’a rien rapporté du tout. Je n’aime pas cela, Henri - Etienne.

— Moi non plus, monsieur, mais il n’y a aucune raison de penser que Henri est en quoi que ce soit déloyal. Ou qu’il envisage de le devenir.

 

C’est au cours de cette conversation-là que resurgit le nom de l’Olonais.

 

J’ai pensé un instant à ce nom entendu, joint à Flower power, et puis réécouté je crois dans xian's favorite blogs of 2004.

Informer. Informel. Information, vais-je vraiment raconter à Sabrina toutes les petites affaires cachées de Henri, oserai-je ? Et elle, que va-t-elle en faire ? Un livre, un bloc-notes, je suis un peu craintif depuis que je sais que bloc-notes dans leur langage de jeunes, cela veut dire blog. La campagne référendaire a décuplé l'ardeur des blogueurs, tout comme la campagne présidentielle avait dopé leur audience aux États-Unis. Dans le collimateur des blogueurs hexagonaux, les médias installés, leurs chroniqueurs et leurs éditorialistes, trop ouvertement partisans du oui à leur goût.

Relayée par les blogs et par Internet, cette accusation est comme le poil à gratter de la campagne. Réalisé début mai, un sondage CSA - Marianne sur le traité constitutionnel donne la mesure de ce désenchantement : moins d'un Français sur trois (31 %) crédite les médias d'être indépendants du pouvoir politique.

Dans nombre de pays, le reproche est le même. D'où le succès des blogs, perçus comme une alternative à une information prétendument biaisée. Selon une enquête on line du site Blogads, 80 % des internautes américains consulteraient les blogs "pour y trouver des informations qu'on ne trouve pas ailleurs".

 


05:40 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

30/05/2005

Matin frissonnant

 

Je ne te laisserai pas faire de remarques sur ma vie amoureuse qui n’a pas été si remplie que ça contrairement à ce que tu sembles croire. Je ne suis pas une bête de sexe. C'’est clair, je n’ai pas eu beaucoup d’aventures amoureuses, quant à Henri, qui d’autre que lui-même et sans doute Céline pour une part de sa vie est capable de le raconter ? Le sexe son chemin ? Je ne crois pas. Qu’il l’ait planté ici et là en macho insouciant comme disait une de ses amies des années quatre-vingt est sans doute assez vrai. Mais la vie change, le monde change, le goût du sexe change et parfois il est donc nécessaire que le changement ressemble à la vraie vie, il est parfois bon que les poseurs de bombes deviennent des hommes, il est parfois sain que la populace coupe le cou à ceux qui l’emmènent vers des mondes de matières inertes.

 

Nous vivons parfois des moments étonnants, ainsi, dans le ronron du mou pour chats d’appartements européens, des sauvages viennent de secouer quelques impotents qui s’accrochent encore à leur cassandreries, les voilà débusqués grâce à un pan de peuple rigolard, les délirants d’impunités de la plus abracadabrante imposture de l’histoire de ce petit bout de péninsule asiatique se réveillent frissonnants ce lundi matin.

 


05:58 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

28/05/2005

Elle était brûlante

 

Elle est revenue, malgré mon interdiction, elle est parvenue à me soutirer des bribes, des mots, des éléments.

 

Elle a mis toute sa séduction en branle, toute sa jeunesse en action pour faire mentir un vieil homme, moi Henri – Etienne, autrefois marié trois enfants, situation stable, belle villa de huit pièces à Brasschaat, plusieurs articles parus, parlant de moi dans Trends ou Times, moi, autrefois, le jeune loup dynamique qui court derrière une adolescente comme un maniaque ou comme un jeune obsédé... oh oui, montre moi dit-elle et j’oublie tout, l’oncle Henri, la nièce Sabrina :

— Déshabille-toi lui dis-je et va sur le divan.

 

Souvenirs, le pont mobile de Hogesluis sur l'Amstel est levé une carriole passe des clochettes tintent des rideaux de tulle frémissent A'dam vit et je ne veux pas mourir dans la montagne, la montagne est belle, une embellie.

 

Je me dévêts, elle pousse un petit cri lorsque j'entre en elle, elle est brûlante comme l'enfer.

 

Souvenirs, le pont mobile de Boudewijnsluis sur l'Escaut est levé, un lourd semi-remorque passe, des cornes de brume hululent, une porte sectionale glisse en douceur sur ses rails, Anvers vit.

C'est tout de même un contrat fabuleux qu’Henri avait emmanché avec les Belges et qu’on allait signer ce soir, au nez et à la barbe des gens de chez Lookheed.

 

 

Je me demande toujours comment il pouvait rencontrer pour affaires des ministres, des directeurs de cabinet, des fonctionnaires de tout poil directeurs de multiples formations politico-inutiles, gens qu’il méprisait tellement. Mais par-dessus son mépris sans doute était plus fort son plaisir de manipuler les millions et les milliards comme Pierre, son ami classe les apostilles des procureurs et ouvre les procès-verbaux ou comme je donne des ordres comptables aux employés de Bigcim.

 

— Tu vois murmura Sabrina, tu en sais des choses ! C’était quoi ce contrat ?

Je ne sais si j’ai frémis parce que j’étais à bout de souffle ou si l’image du grand Henri ombrait la chambre.

 

Anaïs anaïs, ai-je murmuré, Sabrina remua, se débarrassa de moi... comment aurait réagit Henri ?

 


04:47 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

27/05/2005

Parce que les politiques s'occupent de moi ...

 

Henri – Etienne secoua la tête, baissa la tête... que dire dans la tempête lorsque l’on n’est pas capitaine... il avait tenté de savoir si cette France qui était questionnée devait dire oui ou non à une question constitutionnelle... il n’avait pas trouvé de vraie réponse et en l’absence d’Henri 349 retenu sur un autre continent, pensait-il, il se disait assez simplement :

 

Oui, Sabrina, demain la France vote oui et nous nous retrouvons à l’état de simples numéros de comptes en banque au profit de la dictature de la banque mondiale ?

Oui, je le pense intimement.

 


06:26 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

26/05/2005

J'ai le téléphone.

 

Nous sommes le 26, Sabrina ne m’a pas convaincu de raconter les Henri’s, d’ailleurs, je me demande si j’aurais osé le faire. Je ne crois pas. C’est parce qu’ils savent bien que je ne dis rien d’essentiel qu’ils m’ont laissé venir ici et que j’y suis tranquille. Un jour j’ai compris le vide, éditorialiste à la Dépêche durant trente ans cela vous situerait, non ?

Non. Au contraire.

 

J’ai connu trop de choses, j’ai vu trop de mouvements, j’ai même soigné Henri un jour qu’il avait été salement amoché. La vie n’est pas simple et puis j’ai vu venir les machines à café, les ordinateurs, les liaisons en direct avec le peuple, pas avec les salles de rédactions ou les attachés de presse, non, les gens, vous et moi en direct.

Ça m’a trotté plusieurs semaines dans la tête et puis voilà que Chirac a décidé de faire semblant au-delà de tout, je n’ai pas supporté. J’ai laissé les amis reporters et Rose, la comptable Rose la comptable Rose, cette employée modèle, c'est la poule du patron, n’y touchez pas, sinon, vous êtes viré !

 

Elle est l'employée modèle mais aussi la petite scandaleuse sainte n’y touche qui se laisse tripoter par le patron et qui rougit des mots crus.

Rose a une belle chatte très poilue dont elle est fière je le sais, j’en sais d’autres, j’ai écrit sur des forums, des mailinglistes, et plus récemment sur des sites, des blocs, des ateliers

 

J’ai fermé. J'ai cessé mes ritournelles et mes gribouillis, mes mots du jour et je suis retourné à ce cabanon que j’avais acheté, il y a si longtemps, en prévision ... je suis prévoyant, je me suis acheté des pinceaux et un chevalet, des toiles et je vais m'acheter un établi, bricoler des étagères, des meubles, faire de la photo et de la musique, lire, et raconter le monde tel qu'il faudrait qu'on le voit à mes nièces et neveux.

J'arrête de me mêler des histoires du monde.

J’ai soigneusement rangé tout ce qui concerne l’Olonais.

 

Mes petites histoires, je vais essayer d'en tricoter un gros pull. Si le printemps ne suffit pas, je chanterai l'été et même l'année prochaine. Ça galope dans ma tête, et il vaut peut-être mieux - vu l'âge à ma porte - que je me dépêche.

 

Je ferme les racontars de journaleux, je balbutie avec des gamines et je fais mouiller quelques vieilles, cela devrait me suffire. Je ne parlerai pas de l’Europe à venir, du monde de demain et de tout cela, j’ai demandé à Sabrina de ne plus venir, je lui ai dit que je ne dirais plus rien d’autre que la pluie et le beau temps dont on sait avec certitude qu’ils viennent empiriquement. Je ferai de la poésie et je penserai à hier, à ceux qui achetaient le journal chaque matin pour me lire.

 

Je n'ai rien de plus à ajouter que je n’ai déjà dit dans les trente ans de Dépêche et les dix ans d’internet. J’ai rencontré des gens, ils se volatilisent, ils reviennent, il y a des complices, des râleurs, de l'attachement. De vraies gens, hein, des vrais gens ! Ça c'est incroyable.

Et puis un grand vide.

 

J’ai quitté, je suis revenu, j’ai eu de la satisfaction immédiate, une éjaculation rapide et la tête emplie de ce que je ne peux pas dire. Henri, l’oncle Henri pour nous tous m’a téléphoné. Il m’a dit bonjour, cela suffit amplement pour que je sache qu’il vaut mieux que je reste dans la montagne et que je me contente de plaisirs de mon âge.

 

Laisse-toi aller, laisse-toi vivre a-t-il dit et puis il a ajouté faudra que je passe, que je te voie... Laisse tomber les articles, les stat’s, les liens, les visiteurs, laisse tomber, ils vivent bien sans qu’on leur encombre la tête.

 

Je suis retourné au silence, à la lenteur.

 

 

Sabrina m’a téléphoné, j’ai le téléphone depuis le début de l’année. Paraît qu’on consulte les Français à propos de l’Europe, paraît qu’elle a fait un périple, un voyage qui se voulait initiatique, heureux qui comme Ulysse Gosset de TF1 a fait un beau voyage...

Ce circuit a duré 3 mois... J'ai bu beaucoup de coca light, m’a-t-elle avoué et aussi parlé de commerce équitable et de toi Henri – Etienne et j’ai essayé de lancer des conversations sur l’oncle Henri... mais là, rien, tout le monde le connaît, personne ne le connaît, il y a même une de ses anciennes maîtresses qui n’a plus pu me dire à quoi il ressemblait. Je n’ai retenu qu’une chose, il semble échapper sans cesse à un infâme nommé Palumbo. Tu le connais, ajouta-t-elle ?

 

 

J’ai tenté la convaincre que ce Palumbo ne vaut pas le déplacement, il est staracadémicien, il est sans doute de la jetsète, et puis Sabrina, ....

 

Tu t’es retiré, laisse moi écrire, dire, hurler a ajouté ma nièce. J’en ai assez d’avoir dix-huit ans quand vous en avez tous cent, mille ! bande d’embusqués, j’en ai marre des délirants d’impunité, des imposteurs, des opprimeurs, de ceux qui profitent de l'époustoufflement du peuple et des bourgeois par l'accumulation des frénésies creuses, des simulacres parasymboliques, le frénétique branlochage frauduleux... Des grelots tous !... des grelots !... même pas des bourdons ! de vils petits grelots! Pour petites bêtes rageuses ! 

 

 


04:42 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/05/2005

J’ai décidé de vivre une aventure

 

Les tenants de la grande culture, les continuateurs des classiques, sont à tel point avachis, parvenus à force de constipation styliforme, à un tel degré d'affaiblissement par grattage, branlette, pitrerie oiseuse, transmutations de fausses vessies, effilochage des symboles tombés en un tel degré de marasme, boursouflés de tels anasarques en fadeurs, insignifiances bullomateuses, qu'ils se ressemblent maintenant tous horriblement, gisants sur toutes les paillasses télévisées, applaudissants au succès sociaux dardeniens qui ressemblent aux triomphes bancaires d’autres politicards de basses besognes...

L’entrée en matière du texte qu’elle lui présentait avait secoué un peu Henri-Etienne qui trouvait fort de café la démonstration de Sabrina. Il est vrai qu’il l’avait fâchée en invitant chez lui Cécilia qui y était encore lorsqu’il avait entendu le bruit de la motorette et par ailleurs, elle avait mal pris, semble-t-il, la remarque :

 

— Céline l’a dit avant toi, cela ne l’a pas mené loin, les lecteurs n’aiment pas que l’on se roule dans le fumier, à la télé cela passe, suffit de zapper, en écriture c’est suivi, suivant, permanent comme dans les cinés de quartier de mon enfance.     
Et ne dis pas de mal de Cécilia qui est la fille de Minie, une douce du temps où j’étais en seconde, j’ai
assuré ma place à côté d'elle au cours de français (au 1er rang même !) parce que je la trouvais mignonne. Elle a toujours été assez distante et pas trop déconneuse en fait.     
On se soufflait de temps en temps mais hors du cours, on
ne se voyait pratiquement pas.    
L’ami Alain craquait pas mal sur elle et d'ailleurs je crois que nombreux étaient
ceux qui bandaient en y pensant. On se marrait bien quand elle s'engueulait avec le prof de français, Grochoco, faut dire, la classe était vachement solidaire et cool comme on dit dans les lycées actuels. Puis vers la fin de l'année, elle s'est maquée à un mec avec qui elle a eu Cécilia et elle n’a plus parlé à personne. C'est beau l'amour !

 

Tandis que j’étais songeur, me disant que l’ami plongeur matinal allait trouver tardive la chronique du jour, Sabrina a disparu sans un mot dans la salle de bains où s’était refugiée Cécilia. J’ai écrit un petit poème sur la fragilité du sexe. C’est de mon âge.

Je me suis demandé si Sabrina allait réussir à me faire raconter tout ce que l’oncle Henri ne pouvait lui dire et si je n’étais pas un peu jaloux. En réalité, Sabrina voulait écrire plutôt l’aventure d’Henri le grand que la mienne ou celles des autres de la famille.

 

Elle est revenue complètement à poil. J’ai eu le temps d’apercevoir la cordelette du tampax qui lui pendait entre les jambes et d’une certaine manière j’ai préféré ça. Elle s’est avancée vers le lit avec une grimace boudeuse. Elles sont bien à dix-huit ans, parfois on a l’impression qu’on pourrait les consoler.

 

Voilà, me dit-elle en s’asseyant près de moi :

 

J’ai décidé de vivre une aventure, une aventure comme j’ai appris que les oncles en avaient vécu : Henri Kiss devenu propriétaire d’une bâtisse sur la colline de la Marlagne, ancien homme politique, lecteur du Monde, amoureux fou de toutes les filles qui passent à sa portée, chasseur de nazis ; Henri Day, l’ancien vis-vis du 349, lecteur de Voici, très intéressé par la lingerie et autres petites culottes de dentelles et Henri, le mystérieux, celui dont on sait tout et dont on ne sait rien et puis toi aussi, rajouta-telle rapidement en me jetant un baiser accompagné de «  Je vais prendre un bain de soleil sur la terrasse ».

 


07:59 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

24/05/2005

Mémoires d'éléphants

 

Ils disent que l’heure est importante, ils disent qu’il y a beaucoup à lire, je sais qu’il y a beaucoup à dire. J‘ai caché l’oslibos en ivoire là où seule Sabrina le trouvera. Peut-être ne la verrai-je pas aujourd’hui. Peut-être est-elle déjà sur la piste aux mémoires d’éléphants, peut-être a-t-elle osé téléphoner à Henri comme elle avait annoncé vouloir le faire ...Peut-être le monde est-il déjà envahi, ici, le soleil se lève sur la montagne et j’entends bêler un mouton. J’ai appris que l’Onu avait salué le cessez-le-feu au Burundi. Comme c’est étrange, on ne salue plus son voisin de palier mais on apprécie un cessez-le-feu alors que la saison de barbecue s’annonce à peine.

 


06:21 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |