24/02/2005

Dernières nouvelles

On dit qu'Henri est parti en bateau avec son ordinateur
On dit qu'Henri a vendu son bateau et son ordinateur
On dit qu'Henri avait reçu un bateau parce qu'il a fait échouer la grève
On dit qu'Henri est en vacances avec Solange et qu'il se fiche des ouvriers de l'usine
On dit qu'Henri serait un agent secret yougoslave
On dit qu'Henri est un prêtre défroqué
On dit qu'Henri a une dent contre les foromaniaques

14:20 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

22/02/2005

Les grévistes parlent entre eux...

Bon, de quoi ont parlé les grévistes ?
01  saint valentin
02  code du travail
03  auschwitz
04  jacques villeret
05  sante
06  sonnerie mobile
07  villeret
08  placement financier
09  etat des routes
10  sejours cuba
11  shoah
12  airbus a380
13  sncf
14  crepes
15  alarme
16  bilan de competences
17  carnaval
18  chauffage
19  formation a distance
20  billet d'avion
21  camp de concentration
22  vendee globe
23  chandeleur
24  rallye monte carlo
25  mickael jackson
26  enduro du touquet
27  tnt
28  constitution europeenne
29  greve sncf
30  people
31  handball
32  tennis
33  meteo france
34  patch minceur
35  assurance
36  location appartement
37  formule 1
38  concert
39  mode
40  itineraire routier
41  meteo des neiges
42  gites
43  interim
44  antivirus
45  java
46  franchise
47  broderie
48  meuble
49  mariage
50  paroles chansons


16:56 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Maintenance des PC

Henri, chef de bureau, a décidé de mettre la grève à profit :
il a ordonné la maintenance des ordinateurs...

11:32 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/02/2005

Greve sauvage

Communiqué de Radio Télévision Locale :
Brusque débrayage aux établissements SSMJ, le personnel occupe symboliquement la place de parking du Président Directeur général.

17:21 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/02/2005

Attendez pour tourner la page.

 

Trente pas, d’un long couloir, porte poussée...

Trente-deux candidats, c’est déjà moins qu’à la Star Ac’... faut dire que l’offre salariale est moins belle aussi. Le petit local est encombré de soixante-quatre paires de jambes, des masculines, des féminines, pas d’handicapé, pas de maghrébin, cela ne représente en rien la société, on engage quoi, ça engage à quoi, ici ? On dirait la salle de recrutement de la caserne des pompiers, rien que des volontaires pour bosser... Société étrange... Un monde à part, rien que des mondes à part, ubuesque, voerenisten, dardenique, pas même un grafiti sur le mur.

Un !  parce que l’écriture découverte par Jorael est bardamuesque, mots neufs, un f comme dans un œuf car si ces graphes sont au pluriels avec une consonne redoublée, ils évoquent Pompéi et pas du tout les coussins de première classe des tramways et wagons de chemin de fer chers aux artistes de rues qui les emplissent de grafignades.

 

Le type de gauche, nonchalamment appuyé contre le radiateur, pas dangereux, belle tête d’ouvrier spécialisé, à côté une fille avec des lunettes hublots, tête à claques, éliminée. Tiens, vont avoir des ennuis avec le consortium administratif de l’égalité des chances, les recruteurs ! Vingt mâles et douze femelles... L’annonce précisait cependant : emploi ouvert aux deux sexes. René avait failli ne pas se présenter, n’ayant qu’un seul sexe.

 

Le dangereux, c’est celui qui ressemble à un curé défroqué. René baissa les yeux au moment où une jeune dame en tailleur à la jupe assez courte pivotait sur le séant, lançant à l’assemblée un instinct basique.

 

Pas un mot, pas une mouche, une salle d’attente de spécialiste, à qui le tour, des magazines sur une table basse, s’en saisir, apprendre avec satisfaction que l’année dernière le ministre des finances avait réalisé un beau score et que la vedette de la chanson avait utilisé avec succès le nouveau shampooing au jojoba.

 

La formule « logement sur place garanti » avait-elle emporté plus de succès que « émoluments en rapport »  dans la petite annonce ?

 

René pensait à toutes sortes de choses, les idées se téléscopaient, il s’en voulait de ne pas pouvoir faire le vide avant cet entretien d’embauche déjà un peu hors du commun, six heures précises .... La porte s’ouvrit sur une élégante blonde qui invita tout un chacun à prendre place et ses aises derrière une table formica inclinable, ne touchez pas encore au dossier qui est devant vous, pas non plus au crayon.

 

Pourquoi René pensa-t-il qu’il aurait mieux fait de se jeter par la fenêtre comme son ancien voisin, Henri Sim, il est vrai que celui-là n’était plus dans la norme, et s’il l’était, il venait de la quitter, ébranlé par le choc, l’hôpital, la belle Hélène, sa secrétaire qui le vampait à l’ancienne et cette enquête qui n’avançait pas. On disait sur les campagnes à poires d’Aubel que le Sim allait se ratatiner, que son agence allait capoter, prenez la chemise devant vous et retournez- là dit une voix de type ertéélisante pour dotation nouvelle au télévie.

( http://xian.skynetblogs.be )

 

René saisit les feuillets, les retourna, il allait avoir voix au chapitre. Le chapitre est l'assemblée des moines ou des chanoines lorsqu'ils se réunissent pour discuter de leurs affaires. Les moinillons, les serviteurs n'ont pas voix au chapitre. Plusieurs dans cette salle faisaient illusion, ils allaient rapidement se retrouver grosjean comme devant.

 

La dame sur la droite de René ressemblait à une gothique évaporée de http://climaginaire.joueb.com/

René pensa qu’elle n’avait aucune chance d’avoir le poste puis il se demanda comment tant de personnes d’aspect aussi différent briguait un même emploi.

— Vous pouvez lire la première page, dit la voix téléviesque.

 

Bruits, remue-ménage, feuilles froissées, postérieurs déplacés, chaises raclantes.

 

La lecture de la première page permet de comprendre que le recrutement durera de trois à cinq heures selon le poste, plusieurs postes à pourvoir, une présélection sévère a déjà eu lieu, n’ont été retenus que les meilleurs.

Je suis parmi les meilleurs, pensa René.

 

Un moment l’esprit de René divagua ... les femmes moyennes sont en voie de disparition d’où lui venait cette idée... Tytyre tu patulae sub tegmine fagis....reminiscences de la guerre des Gaules à moins que l’Ovide, qu’est ce qu’on a à en foutre du latin quand on veut bosser dans la communication ? Toujours sourire, toujours courir, c'est ça notre drame, quand on arrête de courir on tombe... humains en déséquilibre permanent ...

 

Écrire son nom, adresse, numéro de téléphone fixe, de mobile, sa date de naissance.

 

Attendez pour tourner la page.

 


07:50 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/02/2005

Recrutement

Relevant des principes de Lavoisier et de Boyle – Mariotte, pour autant qu’il s’en souvint, René se laissa mollement glisser, soumis par la loi de l’inertie. Le métro ralentissait vigoureusement.

A côté de lui, une adolescent rougissait au contact d’une grande délurée qui poussait ses nichons contre lui, pivotant un peu d’un côté et de l’autre pour le bloquer, enfin pas vraiment, s’appuyer très fort sur lui dans un prochain cahot de boggies. René respirait en même temps l’odeur d’une présence masculine soignée derrière lui.

Nouveau regard à la grande qui, retournée sur la droite, se pousse de l’arrière-train, secoue son popotin contre le bas ventre du pauvre garçon transpirant. Cinq heures trente, l’heure de pointe.

Encore deux, non, trois stations soupire mentalement René, quelle plaie !

La brunette roule un brin de côté, chavirant des fesses le jésuite à casquette qui s’enflamme, succès féminin éphémère...

Excusez-moi, ravage-t-elle, en s’interstiçant, se dressant contre René qui attend l’essoufflement du Westinghouse. Elle va les laisser martyrs, pense-t-il, en route vers un quartier d’étudiant, un deux pièces cafetière automatique, brandis, elle descend au prochain arrêt, c’est celui où René mettra sac à terre, se laissant porter par le flux descendant.

Le flot montant se rue dans l’ouverture béante, les portes glissent, la rame s’éloigne. Des yeux effarés regardent au travers de la vitre l’image excitante tandis que la jeune pine massée un moment rangera en mémoire une sensation de rondeurs agréables.

 

René n’était jamais venu à Bruxelles, René n’avait jamais pris le métro et les noms avaient défilé comme un appel casernique, une résonance d’adjudant. Parc. Delta. Kunst-Wet. Maelbeek. Schuman. Mérode.

René avait rendez-vous chez la psychosociologue Durand – Forbem, il y venait en gagnant, cette place postulée à la SSMJ, il allait l’avoir, les deux doigts dans le nez, il avait le profil type détaillé sur l’annonce, bac + vingt, trente ans d’expérience, quinze langues vivantes, alma mater et master of busines, service militaire non accompli pour cause de suppression de la conscription, célibataire, peut voyager, permis B avec tous les points et photo d’identité en double exemplaire couleurs. Niet naar buiten leunen. C’est idiot avait pensé René qui avait des notions fouronnesques, les fenêtres ne peuvent pas s’ouvrir.

 

Il regarda les cuisses de la jeune filles, hip hop, se décida à les suivre, certainement elles allaient le mener à une sortie qui ne pouvait être que la bonne, comment des gens pouvaient-ils voyager quotidiennement voire double quotidiennement ainsi ? Il cligna des yeux devant un néon blafard, pensant qu’il était un peu jaloux du jeune homme, lui aussi aurait aimé le contact des cuisses et des fesses de la belle. On grimpa l’escalier à la queue leu leu. On vit le jour.

 

Coup d’œil à la montre Tissot, d’après le plan joint à la convocation, il en avait pour trois minutes de marche après l’arrivée au grand air. Il était dans les temps, le rendez-vous était fixé à dix-huit heures précises muni de votre carte d’identité.

 

 

Immeuble ancien, architecture entre Horta et Schuitten cuisine cave comprise escalier de marbre, paroi de stuc, petite affichette : Essuyez vos pieds, tentation d’écrire : pas ceux des autres, deuxième affichette : Archives, copie de notes, photo de l'auteur et autres carabistouilles sur les aventures d’Henri’s : émilez-moi : xian@swing.be .

 

Xian... Henri ‘s... Étonnante conjugaison au sein d’un personnage multiple, quatre métiers et trois passions, des claques plein la gueule jusqu’à vingt ans et puis l’idée de dire : maintenant c’est moi qui donne les claques... et que du bonheur depuis...

 


06:35 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/02/2005

Avis du CA de la SSMJ

Suite au massacre de la Saint Valentin, le conseil d’administration de la SSMj prie ses adorables lecteurs de prendre leur mal en patience, retour prévu dans le réseau normal pour le 20 courant, malgré la forte opposition syndicale et papautaire.

 


15:54 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |