31/10/2004

dimanche

Dimanche 31 octobre

Des idées de comprendre quoi qui s’passe ici et dans le monde réel que l’on vit tous les jours et que si vous croyez encore ce qui se dit à la télé ah ah ha ? activité onirique chahutée, dégoût du quotidien banalisé, envies de s’évader...Passez donc sur les sites de Xian ....A partir du six novembre prochain, retrouvez Henri et Céline de passage sur l’ensemble des sites de Xian....

En particulier, on annonce... (mais c’est un secret à ne pas dire à tout le monde, n’est ce pas) :

Henri imagine éros, correspondance étonnante publiée par l’ex-secrétaire d’Henri Belle... et puis une enquête détonnante ... Le pont des Arches lui-même s’estompait de brume, comme noyé dans le brouillard. Quelques ombres s’y profilaient, toutes grises, pressées, et l’on devinait les cols relevés, les nez violacés et les mains enfouies tout au fond des poches...

(ex citatio Au Pont des Arches, Paris,Presses de la Cité, 1991)

 

Entre la première ligne d’un roman et sa publication il se passe de deux à trois ans, les amis d’Henri n’ont pas envie d’attendre ! C’est pour cela que l’étonnante collaboration de Henri Sim et de Henri Carter-Brison débutera le ...six novembre,

 (n’est ce pas, juste au lendemain des élections américaines... un scoop ?)

Les sites seront illustrés d’images et de dessins, rien que pour vos yeux ! Le principe de la communication par l'image est de créer un impact immédiat, qu'il soit humoristique ou grave, technique ou onirique, le tout est que l'illustration vienne préciser ou démultiplier le texte et vous amuse, vous charme, vous intrigue.

C’est parce qu’il sait que la violence est potentielle en chacun de nous qu’il se refuse à nier son existence. (Le pratiquant d’art martial)

Se tenir au courant : ICI

 

En attendant Godeau et Dubonnet, passez toujours quelques minutes chez Barbara si vous n’y êtes pas encore allé voir, et si vous vous y êtes fait voir, tournez la page et prenez quelques jours de repos.


02:55 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

30/10/2004

Une caravane passe

Mes doigts se posent sur le clavier ; un mot vient, un autre, une phrase, deux, trois… un chien aboie, une caravane passe, je me demande si je ne vais pas fumer un cigare. Je cherche la phrase à suivre ; on dit que la fumée est bonne pour l'inspiration ! On peut perdre l'inspiration et ne plus jamais pouvoir la retrouver, c’est la mort. L’inspiration, ce n’est pas comme l’expiration, cela ne vient pas tout seul, faut un bruit, une remarque, une femme de l’entourage qui passe, à poil de préférence. Il faut serrer les dents ou les poings, il faut aller voir dans les salles de sport comment on transpire quand on inspire, il faut regarder l’autre au resto quand il fait ce régime qu’on devrait faire, il faut sucer son crayon que l’on a soigneusement rangé derrière le pavillon, si le goût est amer, c’est que vous l’avez utilisé pour vous curer l’oreille. Il faut continuer à se gratter la nuque, au risque de se perdre dans des mouvements désordonnés qui aboutissent invariablement à faire glisser la tasse à moitié remplie sur la moquette, juste sur le clavier qui vient d’y choir.


06:44 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

29/10/2004

Café du matin

Le matin, je bois mon café en lisant mes émiles, foin des bonnes résolutions de ma môman. On ne lit pas en mangeant, disait-elle, mais cela doit venir de ce qu’elle avait peur que l’on renverse le chocolat sur le journal fraîchement apporté par le facteur.

Tout de suite, je me mets au travail. J'ouvre les différents fichiers dont j'ai besoin, là où s’écriront les textes, cela fait des années que j’espère qu’ils vont s’y placer eux-mêmes, comme des grands, mais le rêve ne devient jamais réalité, puis j’ouvre la fenêtre qui donne sur le monde, l’Univers est connecté à moi, vous imaginez ça ! Je décide de mettre en stock provisoire des fichiers thématiques, une photo de Sioran qui montre son nombril, un coup de gueule d’une blonde cassée, je me gratte la nuque (c’est là qu’il me reste encore quelques cheveux que les croupies veulent arracher).

Je me lève pour me resservir un café (plus jeune j’avais imaginé une belle esclave genre Cléopâtre Liz Taylor courtement et diaphanement vêtue qui, sur un regard simple et onctueux, se serait approchée silencieusement avec le nectar) et…je fais signe à mon voisin insomniaque qui allume sa cigarette, c'est déjà la troisième, ou la quatrième, c'est selon le temps qu’il fait, il est sur son balcon. Moi sur le mien, nous regardons le monde sans nous voir.

S’il vous arrive de ne pas tout comprendre du vocabulaire céans transportez-vous chez l’ami Riri.


05:33 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

28/10/2004

Céline s'est assise sur ce banc, en attendant la rame. Elle

Céline s'est assise sur ce banc, en attendant la rame. Elle a hâte de rentrer au petit appartement où elle vit seule, pour le moment, faire tomber le tailleur, prendre une douche, rester en petite culotte; mmm, et prendre un café les pieds sur la table, à ne penser à rien. Elle ne pense à rien. Elle voit, sans le regarder, cet homme ébouriffé affublé d'un imperméable, elle a d'ailleurs du prendre sur elle, pour ne pas rire. C'est nerveux, sans doute. Elle imagine, — pourquoi ? qu’il ressemble à cet italo-américain qui joue un policier en 404 pourrie. Le suivrait-elle ? Que n’imagine-t-on pas ? Il est vrai qu’elle a la tête qui lui tourne un peu, elle vient de boire, chez André, assez rapidement une Amsterdam Navigator, une de ces bières ultra-fortes vendues en canettes de cinquante centilitres, à l'image de la Bavaria.

 


05:17 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

27/10/2004

Elisa Kubly

Gérontophile pour un garçon de café nous a mené à ce poison que les Indiens brûlent dans le calumet, frustration pour d’autres, jouer avec des mots sera amusant dès le retour de Henri, qui, eh oui s’absente un moment. Pour se divertir avec lui, les mignonnes peuvent venir dès le 6 novembre, les autres vers le dix. Henri s’es tétonné diable, la langue fourche, Henri donc y est allé de stupeur en éblouissement, feuilletant des skyblogs de jeunes filles en string aspirant à un avenir foudroyant. Cependant qu’à l’usage il constatait qu’elles gardaient une âme d'enfant, postérisant le mur de leur chambre de Jennifer, de chevaux, de Winnie l'Ourson. Henri a été manipulé par des adeptes du loft à la poitrine siliconée et à une blondeur invérifiée aux racines. Un avantage de la conversation fatigante avec les blogueuses est offert par la grammaire, qu’elles ignorent souvent et avec laquelle on peut jouer, la manipuler et lui faire faire des contorsions pour que le sens convienne parfaitement au non-sens. Quelle saveur alors de leur écrire. Question écriture, il paraît qu’une secrétaire indiscrète (Némo ?) publierait dès ce mois de novembre la correspondance secrète qu’entretenaient Elisa Kubly et Henri Belle. Question manipulation, il est très agréable de passer un moment chez Barbara. Némo, toujours elle, en parle aussi, elle indiscrète même un Henri Carter-Brison, photomateur de son état qui regardait plutôt la fille adossée au mur couvert de graffiti, le ventre en avant une cigarette au bec, le jean moule son sexe oblong et gonflé, ses jambes qui sont ce qu’elle a de mieux sont pourtant bien cachées dans les tuyaux de poêle que sont les pantalons masculins. Qui a inventé cette imbécillité, les braies ont été faites pour les cavaliers, pas pour les filles du siècle de la plage et de la belle voiture, c’est plutôt oblong déclara tout à trac Lepic, un ami d’Henri qui habitait Montmartre à l’époque, oui, oubliez tout ce que vous avez appris : la terre n'est pas ronde, elle est oblongue, le ciel est à portée de main.


06:09 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

26/10/2004

Fumer tue

Tout à son courrier, Henri n’avait pas vu la secrétaire intérimaire remplaçant Némo se déplacer silencieusement et venir s’agenouiller sous sa table de travail. À quoi ressemble-t-on à 39 ans ? était-il en train de penser. Est-on est déjà vieux ? Peut-on encore être drôle et spontané ? S’écrier, étonné, Pitchoutte, mais que fais-tu là, lorsque l’on a la sensation d’une main coquine qui vous ravage la fermeture éclair.

Peut-on craquer pour une fille de vingt ans ?

A-t-on des rides et un ventre tout flasque ?

Ma voisine suce régulièrement le grand-père Henri, pensa-t-il, donc aucune raison qu’une bonne secrétaire ne soit aussi aimable qu’une plaisante voisine. Et quand bien même j’aurais quelques problèmes d'érection, une nouille flasque se redresse jusqu’aux âges les plus avancés, mais comment savoir, comment en être sûr.

 

C’est alors qu’Henri comprit que son choix avait été judicieux, Némo à vingt-trois ans tirait sur les ans et les rides commençaient à se voir alors que cette petite nouvelle avait tout pour plaire, la forme revenait au galop et la petite main avait fort bien disposé le courrier, les factures à gauche, près de la poubelle, les réclames dans la corbeille à papier, les lettres d’admiratrices décachetées et déjà annotées pour réponse, un journal québécois bien en vue :

LE GÉRONTOPHILE



Canada, Province de Québec, francophone

Parutions annuelles : 4 numéros

Tirage : 1,000 exemplaires par numéro

Est-ce dans ce journal-là que j’ai lu qu’Andrée nous a quitté, c’est fou, jusqu’au bout il y aura eu plus forte que sa volonté cette fringale de nicotine qui la poussait dans la tombe, ces longues bouffées rassurantes qu’elle aspirait jusqu’au fond de ses poumons. Ah ! Je n’aime pas plus les fumeuses que les fumeurs. Horreur du regard vague, des crachotements toussotements du champignon béat du nirvana extatique, langue tirée, yeux hagards et rouge de surcroît, l’homme saoul qui fume me répugne, toute drogue est le crime des crimes horreur de la chimère molasse chiennerie de paradis artificiels, inexistence des mondes réels, fuite en avant pas de fuite pas de coulis d’oeil enamouré pas de prunelle dilatée pas d’herbe, l’herbe ça leur va bien, des bovins, des ruminants, des dépendants, Andrée, c’était surtout la vitesse, sa Lancia Montreale est retournée, l’habitacle est un peu étroit, maintenant qu’il s’est enroulé autour de l’arbre...Andrée est restée longtemps étendue dans l’herbe, projetée loin devant sa voiture capotée sur le tilleul, de sa main l’ambulancier enleva le paquet.

Grâce à l'étiquetage, tout le monde le sait maintenant : "Fumer tue".

J’ai mal supporté que l’une d’entre elles, encore une, s’en aille, jai eu une de ces migraine, dis-donc, ça tape dis-je à Céline qui m’avait emmené à une party, comme elle appelait les petites sauteries sociales.

Après un moment, la maîtresse de maison (et d’Alfred) eut pitié de moi et m’emmena vers sa chambre, viens te reposer un peu, tiens avale un cachet ajouta-t-elle, me poussant sur le lit. Je m'y laissai tomber, mes mains devinrent baladeuses vers la généreuse poitrine de Sonia quasi jusque sous son soutien-gorge.... Incorrigible, tu ne penses donc qu'à cela, allez, cesse, dors un peu.............. frustration, la médication aidant, je m'imaginai en train de culbuter Sonia les deux jambes sur mes épaules, Sonia referma la porte et me laissa à mes brouillard, j’ai dû dormir puisque je me réveillai deux heures plus tard, mes yeux à la hauteur d’un placard semi-ouvert, je fixai un bout de tissu dépassant la porte. Était-ce du tulle noir que quelqu'un aurait coincé pour tenir la porte contre ? Intrigué, je me levai, j'ouvris discrètement la porte et j’y libérai un bas noir à couture, cette vision me fit un effet troublant, je poursuivis indiscrètement la fouille, découvrant un porte-jarretelles, des guêpières de couleur rouges et noirs, des bas de soie, des petites culottes assorties. Sonia était une femme de goût qui devait avoir conscience du désir masculin.

Ça se lit en cliquant dessus. Pierre nous rapporte des nouvelles de Baudouin de Roosdael qui, délaissant sa splendide femme, aime une belle Allemande dans une propriété voisine de celles des de Lafontaine à Cap d'Antibes.


05:34 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

25/10/2004

Interactif

Des idées de comprendre quoi qui s’passe ici et dans le monde réel que l’on vit tous les jours et que si vous croyez encore ce qui se dit à la télé ah ah ha ? activité onirique chahutée, dégoût du quotidien banalisé, envies de vacances...Passez donc sur les sites de Xian ....A partir du dix novembre prochain, Henri et Céline de passage sur tous les sites .... demandez le programme !

 

Activité interactive : inscrivez un mot dans les commentaires, deux jours plus tard votre mot est utilisé ( à sa manière ) par Henri ou Céline.

 


05:53 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |