31/05/2004

Les élections approchent...

Tandis que Chicon devisait en aimable gentilhomme (même si d’aucun ont imaginé ici des gestes placés, peut-être même déplacés), Henri tenait à affirmer n'avoir rien plus à cœur ni plus recommandé de Madame Mère que de remettre les affaires en leur état et se préparer au scrutin européen. Des actions ponctuelles furent menées à Issoire et à La Charité-sur-Loire. On parla beaucoup de lady de Poitiers, qui après Diane était sans doute une chasseresse.

 

Henri eut a cœur de créer diverses nouvelles stock option et donna à une association caritative dont il se nomma président le nom d’Ordre du Saint Esprit, ce qui laisse peu de place aux revanchards. Si Greenpeace ne reçut pas son aval, il s’exerça tout de même à aider l’Oratoire de Notre-Dame-de-Vie-Saine (à Vincennes), puis deux autres associations sans but lucratif dont le storting club de Barcelone qui permettait de se rapprocher des Espagnols qui lançaient leur armada à la conquête de la Grande Bretagne.

Barnabé Brisson fut chargé de rédiger diverses coutumes juridiques et de faire percevoir des amendes pour tous ceux qui s’imaginaient que leur auto était leur liberté !

Les socialistes malcontents restèrent dans leurs locaux et l’on connut même un moment de calme quand José Boeuvé s’étrangla d’un grain de maïs transgonflé par Kellogs.

 

A Usson (en Auvergne, à ne pas confondre avec le château d’Usson, Pineau de Charentes), les négociations avaient été bon train entre Chicon et Marguerite et rapidement le messager d’Henri avait pu rentrer à Paris, ses investigations manuelles et personnelles lui ayant permis d’obtenir d’excellentes nouvelles concernant Céline.  Ceux qui attendaient de croustillants détails de cette histoire en marge de l’histoire ne peuvent reprocher à l’éditeur d’avoir occulté des jours et des jours, que le pape lui-même, et ce n’est pas peu dire, supprima, changeant le julien en grégorien.

 

Comme les élections approchent dans l’indifférence générale, je me suis dit que moi-même Henri devait faire un geste, je pensai aux intermittents du spectacle et je créai derechef l’Académie du Palais, avec l’aide d’Amyot, de Ronsard et Du Baïf, des gaillards à la verte plume. Un écriteur de Mes lèvres, les avant-portiers Du baiser, se rougissent d'aize, Et de mes souhaitz tous entiers, Me font jouïr quand je te baize ne peut être qu’un galant homme. J’en ai profité également pour rappeler le port de la robe noire aux Séances royales, et de la robe rouge comme distinguant le Lit de justice. Bien entendu j’eus de nombreux détracteurs, surtout ceux qui me trouvaient trop familier avec François d’O, encore une autre histoire, et c’est faire grand cas de moi alors que le maire de Paris, un président de parti wallon, un chanteur canadien sans compter quelques Suisses qui ne sont pas gardes au Vatican s’exhibent sans reproche. On raconte beaucoup trop à mon sujet, on a même essayé de me mettre à dos des affaires comme celle des fossés de Caylus où quelques bretteurs s’affrontèrent, ce qui n’est que normal à deux mois des jeux olympiques.

 

A l’instar de Garros et Lacoste, Jacques de Lévis, comte de Caylus, Louis de Maugiron et Livarot, lancèrent défis sur défis, le plus célèbre, à trois mignons d'Henri de Guise, Ribérac, Schomberg et Entragues ; seuls Livarot et Entragues survécurent, beaucoup de sportifs disparaissent ainsi Peter Collins, Nungesser et Colli, Raymond Kopa et combien d’autres. En réalité, le sponsoring de la SA Hexagone a toujours su s’accommoder des faibles recettes et de peu de médailles mais il faut bien dire que j’ai hérité d’un paquet cadeau avec des concurrents protestants de leur bonne foi comme Henri de Navarre toujours prêt à en découdre et Henri de Guise qui n’en faisait qu’à sa tête, c’est même passé dans les mœurs, en faire à sa guise, emmerder le monde alors que tout est cool et organisé !

Pour chapeauter le tout, un maître magnétique du barreau d’Arlon me rappelle la loi sadique qui précise que mes parts dans la société sont encore en partie sous tutelle parce que je n’ai pas d’enfant avec Louise. Est-ce ma faute si cette conne se prend pour une sainte et déplore ma conduite stupréenne, le mot est d’elle !   Je me marre comme administrateur de société et comme candidat aux élections européennes, comment veulent-ils rivaliser avec moi ? Les de Guise se prétendent de droit depuis Charlemagne, je m’en fous, les syndic de Joinville peuvent blablater, j’ai rameuté mes amis Polonais, j’ai engagé quelques cogneurs, des colleurs, des coffreurs, j’ai piqué au vif quelques patrons d’entreprises publiques, j’ai secoué deux ou trois syndicalistes de droite, j’ai promis une augmentation de la retraite, des sous pour les personnes sans emploi temporaire et de nouvelles pointes bic pour remplir les formulaires officiels. J’ai toutes mes chances ! On s’amuse bien, les batailles se succèdent, aucun des partis ne cherchant vraiment à aller jusqu'au bout des campagnes.

Le plus important pour le moment est que l’ordre règne, Chicon et Joseph m’assistent dans la nouvelle gestion, on parle même de déménagement.

 

NDLR : pour des raisons techniques indépendantes de notre volonté (ça c’est causer hein !), le texte de mardi à vendredi sera mis en ligne ( si elle veut bien cesser de se curer les ongles) par Némo, secrétaire appétissante et lunettique qui travaille à des heures normales, la lecture du news sera donc aléatoirement de huit à dix-huit heures, merci de votre compréhension. Accessoirement passez chez elle pour des nouvelles complémentaires.


04:54 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

30/05/2004

D'un geste simple, en peu de mots, il lui couvrit les épaules.

Henri Lundentreux

 

Les lecteurs d’Henri 349 sont restés cois lorsque trompant Palumbo affalé dans sa vieille Peugeot, l’Henri joua la fille de l’air sans que l’on sache très exactement ce qui était advenu de celles qui avaient franchi le seuil de son immeuble... l’enquête suit son cours ...

Le texte à l’endroit est encore disponible, l’original feuilletoné va disparaître quand le marabout va régénérer les sols autour de nous....

Henri (nommons-le Jourdan, en référence à la place autour de laquelle il semble avoir rencontré Céline), dit Jourdan Coupe-Tête, semblait s’assagir et même travailler en catimini pour un gouvernement très officiel bien que Palumbo le soupçonna d’atrocités commises autour de la Glacière d’Avignon. Se déplaçant en Cadillac rose tantôt, tantôt en vieille ambulance Dodge des surplus de l’US Army, 89ème bat d’Af, il s’est autant évaporé que son frère d’armes du 349, avec Céline dit-on, bien que son rapporteur ait souvent laissé entendre que ce chaud lapin avait peu de considération pour les dames, qu’on l’affublait d’ailleurs d’un nom mexicain dans les cafés et bars-tabacs de la chaussée de Ninove(1791) :Henri le macho. Comme il se doit, le texte à l’endroit mais toujours sans conclusion est encore disponible, il va lui aussi s’estomper sous les coups probable de ce que redoutent le plus les lecteurs : Mandrake et son aubergine pourrie.

Henri Troyes n’est pas de cette trempe et Charles Lauter qui est son biographe tandis que Xian s’esquinte à mettre les mots après les idées, un peu de bon sens dans une mare d’angoisse, Henri donc, Troyes de son nom, le dix, disent-ils en riant outre Quiévrain, mais on rit vite dans les chaumières raffarinesques, se tâte et se demande si une descente au Carré à moins qu’une virée entre Falcon plein et le Steen ne siérait pas à son teint, il se tâte, se dit que la solution ultime est toujours la bonne et qu’à force de regarder le temps passé, on constate que l’heure tourne.

Un an de cellule déjà s’esclaffe un certain Laurent, tandis que les lectrices pleurent à chaudes larmes, je n’ai pas d’emploi, je n’ai plus d’emploi, j’ai perdu mon mari j’ai liquidé mon ami je chausse du trente-huit et je me trouve trop grosse, l’un plante des orchidées et l’autre des sapins, on a même un Nicolas qui descendant de son traîneau s’est colleté avec des vantards dans le couloir du métro, il en a perdu sa crosse sa mitre et son auréole.

Le romancier, expliqua donc Lauter à Xian, est un homme ou une femme tranquille, assise derrière sa table de travail ou fumant la pipe sur un banc, le portable sur les genoux. Les mots à mots viennent, se déroulent, le goutte à goutte englue l’esprit du lecteur, lequel se croyant humain, s’en vante, rigole de l’auteur et de son héros, moi, j’aurais fait autrement, j’aurais écrit correctement, je me vante mais jesuis humain, que faire d’autre, la lectrice verse une larme parce que le méchant docteur qui est aussi l’administrateur de la société secrète en aime une autre et la gamine du sixième a raté ses exams de septième, tout est foutu, on mange trop comme le disait in peto le dernier-né. Si ça ne marche pas bien, le romancier revoit sa copie, l’envoie chez Gallimard qui regrette tout desuite de ne pouvoir aider pareil talent mais la collection tire plutôt vers le rose, maintenant, vous savez ce que sont les lecteurs, les lectrices et les ménagères ( de quel âge avait-on dit ?), àdoncques le romancier clicote, azertit, biffe trace corrige démonte remonte efface repasse une chemise à col blanc pour se présenter chez Pocket où le tirage est supérieur à la moyenne, revient rarement déçu, il a été bien reçu, il a pris note des remarques, il remet son ouvrage sur le tas et se remet à l’ouvrage, il réefface, gomme tippexe annule contrôle zède copie colle merdalors qui a touché à la bécane, un nouveau texte plus vigoureux s’élabore tandis qu’une secrétaire, court vêtue se penche pour arroser une hellébore. Patience et longueur de temps disait un buveur d’Evian qui faisait parler les bêtes font plus que grands coups de poing sur le dessus du disque dur.

Sommes toutes, le romancier est un type peinard ou une ménagère sans âge qui relisant le catalogue d’Yves Rocher y découvre matière à maux et les corrige tout de suite. Il ou elle écrit dans son coin, empile les manuscrits, les relie soigneusement, les tiroirise.

 

Le feuilletoniste, lui, ce n’est pas ça du tout ! Pas de chance mon gars dit Lauter Charles de son prénom, canadien et néanmoins civilisé, à Xian ébahi : le feuilletoniste est observé quotidiennement par une bande de malades avides, des buveurs de café matinaux aux troncheurs de Johnny Walker nocturnes en passant par les liqueurs douces bleu colbalt cointresques, vert véronese bananières, un professeur en retraite, un défonceur de pianos, une star évaporée, un dictateur bruxellois, un pilote de chasse de Bierset, une demoiselle de Coëtquidan, trois Sénégalais dont un de Saint Louis, un ancien judoka recyclé, une Juliette des esprits et une autre évanescente qui n’en finit pas d’acheter des fringues, tout un monde interlope et permanent qui t’ausculte, te microscopise, ils sont là hurlant :

 

Et alors ?

 

 

Bien entendu Henri le sauveur, martiniquais ( ou de par là... ) avait déjà donné une réponse pour ainsi dire suffisante en appelant à la rescousse le héros du roman de l’Américain Johnston McCulley The Curse of Capistrano vengeur masqué habile au fouet et à l’épée, dont il se sert avec une habileté diabolique pour signer Z.

Suffisant ... sans doute quand les peuples communiquaient avec le télégramme Chappe, quand du haut Barr on disait à Napoléon que le soleil se lève à l’Est (redécouverte imaginative), oui amis,

Mais de nos jours que ce n’est plus comme avant, que le monde est même changé et que Chirac est encore là, de nos jours .... cela ne suffit plus... alors, il faut de l’imagination pour plaire à tous (plus spécialement aux filles de 15 à 35 ans, mais ce n’est pas exhaustif)....

(Ce texte ne fait pas partie du feuilleton Henri Troyes, il est venu ici par un de ces hasards skynet dont un ami S (taisons le nom) s’interroge en déboulant chez des ceusses qui ne l’attendent pas ... )

 

Henri Troyes, texte original résumé de l’épisode précédent :

— Si Madame, voulait bien me faire l'honneur de m’écouter, cela faciliterait beaucoup l'entretien que je désire avoir avec elle, rien n’est ici question des d'Épernon, Louis Béranger, Jacques de Lévis, Louis de Maurigon. Henri est relancé par la veuve de Charles, cette Autrichienne, il a restitué au duc de Savoie les places qu’il possédait encore en vertu du traité du Cateau-Cambrésis, notamment Pignerol, il avance ses pions politiques.

— Mais alors, mon brave ? demande Margot, se décidant à grimper la petite échelle inoxydable et se trouvant ainsi nue et dégoulinante.

Henri Troyes, épididyme du jour :

Chicon, ami d’Henri, ne pouvait être qu’un gentilhomme. Voyant venir Marinette, il se saisit du drap qu’elle apportait pour en couvrir les épaules de Margot.


09:03 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

29/05/2004

Aucun voile ne masquait ses formes charmantes


 

La piscine intérieure du petit pavillon de chasse restauré (lequel sécurisait autrefois les amours de Diane) abritant Margot ses suivantes et ses courtisanes est entourée d'authentiques arbres exotiques et le soleil plombe des verrières sur ce coin de jungle miniature, on a amené ici des Amériques lointaines des arbustes et des fleurs exotiques à profusion. La piscine est toujours propre, nettoyée chaque jour par cette petite Philippine importée par un ami de Magellan. Tout est toujours impeccable, la patronne ne supporte pas la moindre impureté dans l’eau. Cette Pulvia n'avait pas pensé en quittant son île que la vie serait aussi triste, elle était traitée comme un chien un peu moins bien qu'un chien, son travail commençait à l'aube pour finir vers minuit elle mangeait les restes à la cuisine et dormait dans un réduit, elle n'avait de liberté que le vendredi et seulement de trois à cinq heures pour se courber vers l’orient. De temps en temps un visiteur surgissait comme un diable dans la cuisine ou dans son cagibi, il descendait son haut de chausses et l'obligeait à un acte immonde.

 

Chicon, aperçut, au milieu de l’eau parfumée, la soeur d’Henri. Aucun voile ne masquait ses formes charmantes. Elle était nue comme la main que ne recouvre aucun gant.

— Bonjour, ami Chicon, cria-t-elle gaiement. Soyez le bienvenu !

Sur le bord de la piscine, Chicon, abandonné par la femme de chambre, se confondait en salutations.

Margot lui dit en fendant l'eau gracieusement pour se rapprocher de lui :

— Je ne vous donne pas ma main à baiser, parce qu'il me faudrait sortir de l'eau et que je suis toute nue. Dans la piscine, l'eau me vêt. Ne trouvez-vous pas, Chicon ?

— Cette onde cristalline est le vêtement idéal ! répliqua sérieusement Chicon.

— Vous venez de Paris, paraît-il, en droite ligne.

— Oui Madame.

— Vous avez à me parler de la part de mon frère.

— Oui Madame.

— Ma mère connaît-elle le but de votre visite ?

— Non Madame... Votre auguste frère a tenu à ce que dame mère ignore ma démarche.

— Alors, il y a peu à deviner, nous aurons question d’Henri de Navarre mon époux ou alors, des actions qui s’écoulent en douce entre l’IG Farben et nos usines, des élections européennes ou bien serait-ce plus coquin, mon frère se serait-il entiché d’une nouvelle mignonnerie ?  

— Si Madame, voulait bien me faire l'honneur de m’écouter, cela faciliterait beaucoup l'entretien que je désire avoir avec elle, rien n’est ici question des d'Épernon, Louis Béranger, Jacques de Lévis, Louis de Maurigon. Henri est relancé par la veuve de Charles, cette Autrichienne, il a restitué au duc de Savoie les places qu’il possédait encore en vertu du traité du Cateau-Cambrésis, notamment Pignerol, il avance ses pions politiques.

— Mais alors, mon brave ? demande Margot, se décidant à grimper la petite échelle inoxydable et se trouvant ainsi nue et dégoulinante.


07:55 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

28/05/2004

Chicon au bain


La bonne idée est d’être bien avec tout un chacun, politiquement correct et fort civil avec les dames, les cardinaux et les procureurs (lesquels aujourd’hui sont souvent des dames). Je suis resté courtois le plus longtemps possible avec celle qui m’a été présentée comme ma mère et à qui Nostradamus avait promis que je serais un beau parti. Je suis repassé à Lyon (on repassait beaucoup en ce temps-là !) où je m’étais arrêté en venant, j’y ai fait quelques déclarations européanisantes, j’ai restreint le Conseil d’administration de la SA Hexagone à huit membres : le chancelier Birague, Jean de Monluc, Morvilliers, L'Aubespine, Paul de Foix, Pibrac, Philippe Hurault, sire de Moulinsart et Bellièvre, renouant ainsi avec un Conseil étroit appelant au dynamisme individuel. (Ce qui a fâché paraît-il le cardinal de Lorraine, de la maison de Guise et Gaspard de Saulx-Tavannes, un militaire des meilleurs).

Je suis donc allé en Avignon faire pénitence, pieds nus, regarder danser sur le pont et couler le Rhône.

J’apprends que ma vie privée suscite parfois l'hostilité. Il paraît que certains n’approuvent pas mes goûts raffinés, les bijoux, les parfums, les vêtements coupés par Jean-Paul, on dit que je ne donne pas une bonne image d’un président de conseil et que porter robes, talons et perruques ne se fait pas dans des cortèges officiels, pourtant, il y a quelques jours à Bruxelles ...

On dit que je suis dépensier mais j’ai trouvé, en prenant ma fonction, un état comptable lamentable. Il est clair que l'écart se creuse entre les valeurs légale et commerciale de la monnaie, appauvrissant les sujets les plus humbles, les sans papiers, les sans abris, les sans autos, j’en ai même rencontré un sans télé...

Chacun son caractère, le mien est ordonné, j’ai demandé à Joseph de dresser un règlement pour remettre ordre et police en ma maison comme elle était sans doute du temps des feus administrateurs précédents que je n’ai point connu ou dont je ne me souviens pas.

Je suis cependant resté inquiet de cette étrange rencontre hier soir, Céline ! Celle-là ne pouvait être Céline, qui donc pouvait me le dire sinon Margot, ma sœur. Je lui dépêchai donc mon Chicon, la scène de la rencontre est connue, narrée plusieurs fois par des sbires, des reporters, des journaleux à l’affût, des paparazzi qui attendaient que la Mercedes se disloque contre une pilasse mal venue.

 Chez Margot, l’étiquette fonctionnait comme autrefois, sur des roulettes, un laquais s’empara des clés de la Lamborghini, un autre conduisit Chicon à un petit camérier qui, effaré d'abord, s'inclina ensuite respectueusement lorsque Chicon, impérieux, lui eut déclaré être envoyé par le frère de Madame.

Le chambellan le fit entrer dans la très belle demeure où Margot, toujours très déshabillée, paraît-il, recevait ses amants et ses courtisans, ses admirateurs et ses quémandeurs, des flambeurs, des placeurs, des farceurs des cascadeurs des paradeurs des annonceurs des noceurs des ambassadeurs, des videurs et des danseurs, des pourfendeurs des vendeurs des sondeurs des accordeurs des boxeurs, des maraudeurs, des fraudeurs, des voyageurs, quelques bridgeurs et autres messieurs, pas toujours majeurs.

 

Il se rappela soudain qu'il ignorait le nom de cet ambassadeur extraordinaire.

— Chicon ! Vous dis-je.

La bouche ouverte, les yeux écarquillés, le gros chambellan contempla la haute silhouette de Chicon, ne sachant trop s'il était bien éveillé, s il avait bien entendu.

Chicon aimablement lui dit doucement :

— Je suis sur le point d'attendre, mon ami.

— Oui... oui... monsieur Chicon... bafouilla le pauvre homme, mais... mais je crois que Madame est dans son bain.

— Qu'à cela ne tienne, j'irai jusqu'à la piscine. Conduisez-moi.

Le chambellan, assommé, les idées en désarroi, ne sachant plus ce qu'il faisait, se dirigea d'un pas rapide à travers les couloirs vers une porte dérobée qu’aucun voleur n’avait encore emportée, qui aboutissait dans le fameux pavillon équipé de saunas, jaccussis et autres jets d’eau.

Chicon allongea ses grandes jambes, se maintenant constamment à la hauteur du malheureux qui finit par courir.

Chicon était toujours à ses côtés.

Le chambellan pénétra dans le pavillon, essoufflé, se heurta à deux caméristes qui jacassaient dans le vestibule.

— Une visite pour Madame... de la part de Monsieur...

Chicon salua gracieusement les deux aimables personnes qui le dévisageaient curieusement.

— Mon ami, dit-il au chambellan, vous pouvez vous retirer... Je n'ai plus besoin de vous.

L’ordonnance ne se fit pas répéter l'invitation et toujours affolé, se sauva du pavillon.

— Dites à Madame, dit Chicon, que je viens de Paris et que je désire lui parler de la part de son frère. Ou plutôt non, dites simplement mon nom : Chicon.

I1 parlait avec une telle autorité qu'une des deux servantes alla tout de suite prévenir Margot.

Elle revint un instant après, le visage souriant :

— Veuillez me suivre, monsieur Chicon.

Elle le conduisit dans la vaste salle où Margot, dans une très grande piscine qu'entouraient des colonnes de porphyre, avait l'habitude tous les matins de prendre son bain. Parfois avec un poète, parfois seule, elle nageait voluptueusement dans l'eau tiède et parfumée où se délassait son corps parfait, véritable modèle pour un statuaire.

(Il serait maladroit de ne pas remercier les sieurs Féval et Dumas qui décrivirent avant nous les beaux carrelages, l’eau chaude et les reins de cette belle personne)


05:35 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

27/05/2004

Margot faisait scandale...


N'ayant pas les moyens financiers de lutter, j’ai cherché la paix avec les banquiers et les actionnaires de référence, nous nous sommes réunis à Poitiers où nous avons signé un accord que personne ne respectera, c’est le but même de la signature d’un accord.

Pour une fois que je réside à mon domicile métropolitain, Joseph est resté en Anjou, Margot a son logement dans la tour de Nesle, Catherine est au Louvre, Charles guerroie tandis que la route poudroie et je trouve, devant la porte de l’immeuble, trois jeunes femmes, visiblement professionnelles de ce bon vieux métier sur lequel il faut sans cesse se remettre à l’ouvrage, qui font le pied de grue. Ce n’est pas le genre du quartier, il n’y a pas un taxi qui passe, pas un naïtechope ouvert, tout le monde à cette heure-ci est déjà au lit ou encore un peu effondré entre bière et pommes chips devant un écran de télévision illuminé.

Claquant la porte du carrosse, je voisualise trois blondeurs outrageuses et trois jupette encore plus courtes que ma ceinture.

Quand j’arrive à la porte battante, une des trois m’interpelle à la manière dont un Arnaud de Chassipoulet a raconté l’affaire plus tard dans Signé Furax : « Vous êtes Alexandre ? »

Bizarre, vous avez dit bizarre, depuis mes pertes de mémoires, blanches nocturnes et polonaises, tout le monde m’appelle Henri, même ma propre mère.

— Ne jouons pas au plus fin, je pourrais vous dire que je ne connais qu’un Alexandre qui fut grand  M’enfin gastonnesque, oui, je suis celui-là, sans doute.

— Eh bien, mon gros lapin, tu ne me reconnais pas ?

Je la dévisage.

— Non, vraiment, je ne vois pas. Pourtant j’ai la mémoire des visages.

— Le visage, ce n’est pas ça qu’tu regardais, mon loulou. C’est ça...

Et là, elle remonte le bas de son vêtement d’un centimètre, ce qui le chiffonne tout entier. « Ah mais alors non là euh », bredouillai-je.

— Alors, t’as rien remarqué ?

— Que vous n’aviez pas de culotte ?  et dans l’instant, je lance mes réflexions tous azimuts, qui me joue un tour de pendard ? Henri (l’autre) joue au Monopoly et au Stratego de Saumur à Nérac, il emmiêle royalement les gens de Cahors, ce qui m’empêche de boire mon habituelle cuvée carte noire, j’enrage, mais il ne peut m’avoir dépêché de fausses duchesses.

— Et

— Et euh, non, à part ça, rien d’autre.

Elle remue, se tortille, la voici plus que nue emboudinée dans le tissu. Essoufflement, tisonnement, sudation, bouffée d’air, mains moites, arythmie cardiaque, halètement...

— Et le percing ! Fieu ! le piercing dans le clito, la touffe rasée, ça te dit rien ?  et elle se met à gueuler :

Céline ! Je suis Céline !

Je verrai demain dis-je en lui claquant la porte au nez alors qu’arrivaient mes amis Arthur, le page de la duchesse de Guise, mon Joseph et ce brave Chicon.

Nous parlâmes de cet Henri foutant le bordel partout, jouant les lock-out à Sommières, les black-out à Lunel et faisant cesser le travail aux salins du Midi. Tout rentrera dans l’ordre lorsque je ferai comprendre aux petits porteurs que c’est moi qui détient les parts de réserve de la banque D de Verviers, ne citons pas abusivement le nom, ces gens-là seraient débordés de demandes de crédit que l’on sait que j’accorde facilement aux mignons qui me plaisent.

Ne se plaisant qu’au guerroyage et au baisage, Henri mon mien beau-frère s’en alla vivre à Pau où le rejoignit ma sœur Margot, qui y resta pendant trois ans et demi, durant lesquels leur vie fit scandale. Ils avaient ouvertement tous les deux des amants, et se querellaient fréquemment.

 Il reste quatorze pages pour en parler et autant de mignons pour amener un peu de douceur dans toutes ces fébrilités brutales.


05:35 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

26/05/2004

Massacre pour passer le temps

Mais que va-t-il se passer ?

Il y a environ un an, Monsieur Charles Lauter, que certains auraient reconnu sous le pseudonyme de Xian des milles soldats, passant dans un nouveau quartier de la gare du Nord serait entré par hasard dans un bloc squatté par un certain L qui se faisait appeler J ou K voire K et J. Quelques conversations et un hold-up commun du côté de l’avenue Chazal ont créé des liens qui ne pouvaient s’établir plus solidement, le sieur Kaji ou Cajot s’étant entiché d’une cheftaine au nom étrange de liqueur italienne douceureuse et totalement traîtresse qui sévit encore dans le quartier, séduisant de cil en cil quelques malheureux passants hagards.

Comme cela est arrivé dans la province chinoise aujourd’hui bien connue, chaque petit soldat découvert en a fait découvrir un autre et sous le regard hagard de Lauter un Xian pieuvresque au mille visages s’est installé dans les nouvelles constructions découvrant ainsi la duplicité traditionnelle et bien connue des fils du Yang tsé Kiang.

A l’instar d’un certain Georges Sim, de Jean Bruce que l’on appelait Jean Alexandre, Jean Alexandre Brochet, Joyce Lindsay, Jean-Martin Rouan, il semble donc que Xian ne sache plus où donner de la tête, pareil à ses personnages.

On a connu pire ou mieux, l’ami Kenny patron de Francis Coplan était civilement un Jean Libert ce qui est peu à côté de l’impressionnant carolo de Marcinelle : Peter Randa. Peter qui n’était qu'André Duquesne aura été tour à tour comédien, éditeur pornographe, joueur professionnel propriétaire d'un cabaret, voyageur de l’espace. La vie lui aura donné pendant quarante ans sinon le goût du risque, du moins celui d'une vie de bohème qu'il se targuera toujours d'avoir été un des derniers à connaître, ce qui est évidemment un rêve égoiste que Xian et d’autres comparses ont mis à mal. Tout de même, Peter, je veux dire André aura été Jules Hardouin foncièrement hostile au christianisme, mais aussi un Jean Jacques Alain, Urbain Farrel, Herbert Ghilen, Jim Hendrix, Henri Lern, André Ollivier, H.T. Perkins, F. M. Roucayrol, Diego Suarez, Jehan Van Rhyn, Percy Williams anti-conformiste cependant attaché à un certain nombre de valeurs, marginal jamais démobilisé.

Sentirait-on Xian le rejoindre sous le concept multiple policier, espionnage, aventure, anticipation, fantastique, érotisme...où la nostalgie du surhomme et de la volonté de puissance puisée chez Nietzsche est culbutée avec quelques belles filles par un optimisme délirant, une foi en l’homme et en l’avenir d’icelui.

Michel Lebrun en parlera-t’il comme d’un écrivaillon spontanné ou Ezdanitof en aurait-il dit du bien entre deux manuels de physique nucléaire et un traité de cosmétologie zen.

Henri pourrait-il décider à la place de son rapporteur ?

Décider d’importantes choses alors qu’une certitude existe, dix-sept pages !  Ce n’est pas possible. Et pourtant, la paix de Monsieur, Lady de Beaulieu, j’en ai marre !

Margot qui avait de très beaux seins les montrait volontiers à Henri, duc de Guise, mais notre mère refusait de voir accéder aux plus hautes fonctions un va-nu-pieds. Elle proposa sa fille en mariage au fils de Philippe de Castille, Don Carlos, mais le mariage ne se fit pas. Comme on a pu le voir dans la petite lucarne magique, récemment, les Espagnols aiment choisir leurs princesses eux-mêmes ! De sérieuses négociations eurent alors lieu pour la marier ensuite à Dom Sebastian du Portugal mais furent abandonnées, les affaires de famille, quelle guigne ! Les seins de Margot sont superbes, d’accord je les ai pelotés, mais zut alors, conflicter pour ça !  et voilà maintenant des quidams qui me demandent si je ne suis pas Henry Mandell ou Henry Mayo ou encore Henry Mcleod Robertson, qui sait, n’êtes-vous pas Henry Meyer me dit un autre rustre.

 

Finalement, on arrangea les épousailles de Margot avec Henri de Bourbon qui se fit appeler plus tard de Navarre, fils de Jeanne d'Albret, une autre mignonne que j’ai tenu longtemps dans le collimateur. Jeanne  s'opposait à ce mariage, mais plusieurs de ses courtisans y étaient favorables et comme toujours en haute finance et politique les desseins de dieu sont entendus par le diable : Jeanne d'Albret mourut avant que le mariage se fige.

Margot épousa donc Henri selon des rites comico-syndicalistes, le marié demeura hors de l'église sur une estrade dressée sur le parvis durant la majeure partie de la cérémonie. Devant une foule immense, les mariés regardaient droit devant eux, sans jamais se tourner l'un vers l'autre. Lorsque le cardinal, ne sachant où fourrer son regard tant la robe Paco Cabanne était de peu de vêture, demanda à Margot si elle souhaitait prendre Henri pour époux, elle ne répondit pas. Mon frère posa alors sa main sur la tête de ma sœur qui était aussi la sienne et dont on peut voir la trombine sur le site du Suisse, l'obligeant ainsi à accepter par un hochement de tête. Henri, l’autre, conduit ensuite sa femme à l’intérieur de la cathédrale. Comme il en a été décidé, il n’assiste pas à la bénédiction et quitte les lieux. Moi Henri, je conduis alors ma soeur à l’autel. Quelques heures plus tard Henri, l’autre, revient chercher son épouse pour la conduire à l’hôtel.

Les 3 jours de fête qui vont suivre seront, je m’en souviens précisément, maintenant, une véritable provocation. Un spectacle est donné où Henri (l’autre) et les siens représentent des chevaliers vêtus à la turque tentant de forcer les portes du paradis qui sont repoussés par trois cavaliers célestes incarnés par mes frères et moi-même travestis en amazones.

 

La venue des quatre mille gentilshommes de la suite en armes d’Henri (l’autre) excite la hargne des Parisiens bons catholiques d’origine pure et garantie, aiguillonnés par les prêches haineux du clergé. Trois jours après la fin des noces, l’orage éclate sur Paris.

À l’aube du 24, au signal du tocsin de Saint-Germain-l’Auxerrois, les assassins se répandent dans la ville et massacrent les irréligieux. Ils sont aussitôt suivis par la populace des pillards. Il y aura quelque trois mille morts. Le prince de Condé et le futur Henri grand paillard devant l’éternel n’échappent au massacre qu’au prix d’une conversion éclair, que prolonge une détention dorée à la cour, assez stricte.

Une douceur attentive et discrète dans le fond de l’écriture, lignes de lectrice douce qui n’imagine pas qu’un bain de sang est tout à fait normal pour régénérer la race. On s’amusa beaucoup, je coupai moi-même quelques jambes, je transperçai des chevaliers, des malandrins, un mien banquier qui le méritait bien et profitai de l’occasion pour renverser dans les ruelles quelques Gaby bien portantes ce qui me changeait des péronnelles attifées, des chef de service de Belgacome, des maigres danonesques, des vertes amies de Magda, des nullissimes candidates aux élections européennes  à défaut d’être autrement branchées.

 

Tout cela va nous ramener à Corinne, Céline, Eliane et autres demoiselles de Rochefort et d’ailleurs, retour aux sources murmurent les détracteurs de mon rapporteur, il ne sait plus où il va dit-on dans les chaumières.

Mathématiques logiques je vous hais, pense Mac en regardant la blonde pulpeuse et souriante qui était à elle seule toute la géométrie des courbes dans l’espace. Il la regarde comme un Américain regarde une fille, elle avec son carnet de chèques, son sexe fendu, ses seins d’amour, ses jambes de déesse, son arrière-train qui que quoi dont où, enfin je veux lui dire mais où est donc Ornicar ?

Il glisse légèrement vers elle et pose la main sur le fermoir horizontal qui barre la combinaison de latex au niveau des reins.

Voilà des thèmes à l’Isa qui n’ont rien à faire ici, ....demain le meilleur bloc du quartier, après-demain l’Europe dont Némo se fiche, une chronique japonaise dans un roman à l’Ernie Clerck dissous, une promesse roumaine de changement qui fait dire à Charles Lauter : Xian dit NON à l’aubergine pourrie !

Et Henri ?

Henri ?

 Demain...

T’es nog een dag (ce qui aurait pu être du Brel et me poser auprès de la pictureuse unilingue mais qui n’est que bassement Marolllien.)


04:53 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

25/05/2004

Irai-je à Blois ?


 

C’est épouvantable et je viens seulement de m’en rendre compte, beaucoup de gens croient encore que Henri n’est pas mon vrai nom. Et moi qui essaie depuis près d’un an de me faire un nom, pendant que les gens croient qu'il a été fait de toutes pièces...

Ce ne peut être un nom d'emprunt, car quand on en est à emprunter son nom, que vous reste-t-il comme crédit ?

Pour me distraire un peu, je suis allé au cinoche, on jouait 37.2 ° le matin. On m’avait dit : tu verras, c’est étonnant, Béatrice Dalle montre ses poils de dessous de bras, je ne sais pas ce que mon interlocuteur a voulu dire, je n’y ai vu que la course d’un paumé un peu mon genre et une délurée au balcon. Je me demande si la petite Némo qui m’a servi de secrétaire se serait conduite comme ça, n’oubliez pas de passer lui dire un petit bonjour, surtout qu’aux prochaines vacances, c’est elle qui vous dira où je suis – si elle a encore tous ses esprits !. Je m’demande ? Margot pour sûr, c’est autre chose qu’elle lui aurait présenté, mais Margot présente toujours les choses autrement que les autres.

En fait, si je me suis rendu compte de l’erreur que peut susciter mon patronyme, c’est que semblant flotter dans une forêt ou un cimetière ou un champ de blé à cause des pilules pour la toux que je suis obligé d’ingérer (faculté obligatoire et mutualité libérale associées) je sens une énergie m'inonder de mille pensées et j’ai comme l’impression que mon cerveau va éclater.

 La question fut plus brutale :

— C’est quoi ton blase ?

J'étais au bureau de police, et le sergent-chef hurlait à la fois dans le cornet du téléphone et dans le local d’accueil dont il faut reconnaître que les peintures étaient à refaire. Heureusement Villard m’a dédouané mais j’ai bien compris que rien ne serait simple, ce Palumbo restait à fouiner, respirer, traquer. La police serait-elle aux ordres de Montmorency ? J’entends une voix féminine dans l’écouteur mal posé sur l’oreille en chou-fleur du policier :

— Ce jeune homme m'appartient, et il a cru devoir attendre de moi-même.

Puis une autre, comme un glas déjà qui sonne :

—Plusieurs membres de la Sainte-Union se rassemblent cette nuit à l'hôtel de Guise ; les portes en resteront ouvertes jusqu'à une heure du matin ; vous pouvez, à l'aide d'un costume de ligueur, passer sans être aperçu... L'appartement de Madame de Guise est au deuxième étage...

— Que diraient mes amiset les vôtres, même, s’ils savaient que de Guise a meurtri un bras de femme avec un gantelet de chevalier ?

— de Guise en rendra raison à quiconque viendra la lui demander !

Etait-ce une invitation ?  Mais, ne dois-je pas me rendre en Avignon où la bonne saison commence ?  Et à Blois aussi ? j’aime beaucoup Blois et sa chocolaterie Poulain qui embaume la petite rue tortueuse qui descend vers le beau château, oui, je vais aller à Blois, la douceur du climat est autre que dans le Sud mais les vins sont de meilleures qualités et quelques péronnelles dont Chicon m’a vanté les caprices m’y attirent.


06:22 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |