31/01/2004

Le blaze en pleine tronche.

 

 

Omar, le mot me revient le nom sourdoie qu’est ce accor Mercure et Saint Joseph réunis...ça lui a coupé le chewing-gum qui blanchit les dents et l’argent du producteur que je l’appelle Simplet, je veux dire que je lui envoie son blaze à la gueule. Omar Kallogero secoue sa tête entre ses deux oreilles et jaspine ou are you n’imaginant pas un instant, en fada irlandonew-yorkais que tout le monde n’a pas l’honneur et l’humeur de jacter la langue véhiculaire qui s’est répandue plus vite que le swahili.

Je continuerai donc dans la langue de Bush, père et fils, concessionnaires de l’entreprise générale de démolition Universal Suprême Accaparement pour qu’il me comprenne et surtout pour que la louloutte dont j’aperçois le profil dans l’ombre esgourde convenablement. Bien entendu, pour la facilité du récit et pour montrer mes connaissances linguales aux lectrices pâmées et aux lesteurs ébaubis je traduis illico presto de la v.o. à la langue de Brantano.

— Pourquoi m’avez-vous assommé et ligoté ? demandé-je poli car dans ma situation faut faire courbettes et sensibleries avant de prendre des forces pour mettre la révolution en marche.

Inutile de faire le malin, le contenu de la valise, malgré l’autocollant RTL trompeur, démontre à souhait que vous aviez l’intention de pénétrer subrepticiellement dans la propriété privée de Monsieur le Docteur et de Madame ici présents.

— Un docteur m’exclamé-je, c’est justement ce dont j’ai besoin ( just that what aïe need, vous réécris-je en bon anglais pour que vous compreniez la feinte, le aîe n’étant pas théâtral mais parfaitement chirurgical, le bougre avait tapé de toutes ses forces peu communes !). Je poursuis mon idée comme un farfadet lancé aux trousses de Mélusine : Rien ne justifiait que vous me tabassiez. (Pour les malins, allez-y dans votre anglais d’église, ah ah ! ) Appelez la police déclammé-je plus haut, pour que le docteur l’entende bien.

Tout en parlant, j’ai viré un peu sur la hanche et je sens que mes poches arrière n’ont pas été délestées, le Walthéry à droite, le Nokia à gauche, rien n’est perdu comme diasait Houdini dans la caisse au fond de la Tamise.

 

 

Je sifflote à l’instar de mon Henri parti trop tôt me manque le vrai calin du matin, ce ne sont pas les jeux d’eau qui m’ont calmée, que du contraire. Je brosse mes frisures et me dirige vers la garde-robe.

Je passe sur mes charmes une petite robe diaphane genre sari pour hippies des années où Krishna pensait que les gentils allaient tous aller camper dans les clubs méditerranéens. Jaune un peu transparent soie d’inde bretelles ficelles dos un peu échancré, dessus moulant bas flottant. Par la température qu’on annonce encore, cela sera très suffisant.

Je ramasse le fourbi dans la salle de bains, récupère l’ordinateur portable rien de cassé, l’écran clignote messages nouvelles j’ai le temps de lire avant de partir sur les traces de mon homme et à tout le moins de faire un tour en ville. Ce n’est pas idiot de venir à Tours et s’y promener, voir pourquoi la Loire est en décrue, comprendre la vallée des Rois et manger des rillettes.

Je clique, je survole les informations en vrac ...

Bon Dieu et diable, foutre sang et eau, feu d'enfer, elles arrivent enfin...

Elles devraient débouler de février à septembre ou octobre...

dans le bon ordre ...

 

Première nouvelle                 Babette             (déjà sur le bloc)

Voyeur                                             Bécassine        (déjà sur le bloc)

TV-distance                          Corinne            (en retard mais se dessine sur le bloc....)

Dans le temps                                  Monique

Expérience                           Marie

La lune dans l’eau                 Martine

Wonderwoman                                  Nathalie

Viol                                     Ingrid

Dojo                                    Pénélope

Présence                              Sylvie                selon P. Nord

Amsterdam                          Calypso

Étalon                                              Josiane

Spaghettis et Coca                Sabrina             selon Exbrayat

Moche cou à Moscou              Nadège             selon J. Bruce

Silhouette                            Inès

Le vieux Speedy                               Laureen            selon P. Cheney

Le paparazzi                         Anne-Sophie

B.A.S.                                              Tulipe               selon G. de Villiers

Berlin                                              Rebecchi

Défense d’aimer                               Albert et les autres

 

Ne devrais-je pas accélérer plutôt que de tenter de lire tous les avis de vents forts ? Pas de précipitation annonce-t-on, et Fant’cheu disait d’ailleurs que Bruce Lee disait qu'il y a plusieurs vitesse, celle de l'enregistrement du stimulus, de la réponse et de l'exécution. Si l'une de ces vitesses est inférieure à celle de ton agresseur tu vas subir. Attention vitesse ne veut pas dire précipitation ou bien uniquement être le plus rapide.

J’ai l’intuition qu’on a fait du mal à mon Henri, je vais faire colère, durcir mes phalanges comme Fant’cheu disait et faire le vide. Je suis très capable d’oublier ma condition de petite donzelle ex-étudiant en communication tout en gardant mon sang-froid, la maîtrise de mes gestes, indifférente à la douleur de l’autre, et, parfois, être capable d’en rire ? Il ne s’agit pas d’un moment d’égarement, où l’être bascule dans un état second, celui que les eskimos baptisent amok, folie furieuse et meurtrière. Je sais que si je glisse dans mes profondeurs, je finirai par découvrir les mêmes dispositions froides et mauvaises, tapies dans un recoin sombre que celles qui ont dominé chez ceux qui embêtent mon Henri. Accessoirement, j’ai aussi une petite mission à remplir, le coffre à outils et le vieux frigo sans joint de l’ambulance d’occase vont servir.

Me couper de toute logique, foncer comme un V2 inventé par Wernher von Braun qui disait qu’il fallait garder des réflexes humains et non ceux des machines virtuelles dont les logiciels se plantent car ils se basent sur la théorie qu'avec neuf femmes enceintes vous pouvez avoir un bébé en un mois.  

Dernière lecture à l’écran avant de couper, un mot de mon pays, ai-je dit que je suis Belge, qu’est-il écrit ? Ah ?

Le gouvernement wallon est comme une personnalité un peu névrotique. Comme quelqu'un qui aurait besoin d'une cour d'esclaves pour le rassurer sur son pouvoir... et Jimich a crée un bricolobloc...


06:34 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30/01/2004

Simple communication de Xian suite à la lecture d'un mot "H

Simple communication de Xian suite à la lecture d'un mot "Haro sur le blog", site internet 3le Soir" :
 
A plusieurs reprises des journalistes "officiels" ont décrit l'univers des blogs d'une manière trop particulariste, se fixant uniquement - (peut-être comme il se doit lorsque l'on écrit dans les médias connus ?) sur des faits idiots ou répréhensibles, y notant plus spécialement le langage déstructuré des jeunes d'aujourd'hui ( le verlan des zazous ?) et une manière de s'exprimer agressive et "bafouant" les droits des autres ( comme à l'image très exacte de notre société tout entière !).

J'aimerais faire savoir au plus grand nombre que l'échange de paroles et d'écrits, d'images et de musiques sur internet, sites habituels et blogs est le reflet exact d'une société, celle dans laquelle nous vivons, ainsi, sur Skynet, on trouve quelques adolescents en panne de bonne humeur mais aussi des médecins, des retraités, des ingénieurs, des pères de familles, des politiciens, des prof de philo et d'autres de musique classique, des commerçants, même un marchand de frites, des contrôleurs aériens, des infirmiers, féminisons le tout pour doubler la donne... ajoutons-y les heureux, les mélancoliques, les fantômatiques, les lunatiques et quelques uns qui écrivent ou publient des images ou des textes qui valent bien des écrits "officiels" et que l'on cesse enfin, pour chaque "nouveauté" de trouver au préalable à son succès une masse d'inconvénients pour en écarter les frileux, en soustraire des amis du futur... en 1994 lorsque je parlais de mon téléphone de voiture ( qui ne servait que pour recevoir des appels de clients, ne pas dépenser de sous "bêtement" ) on me demandait : à quoi ça sert, ça ne va servir qu'aux gangsters aux drogués aux jeunes (les mauvais....), aujourd'hui, le téléphone mobile a envahi toutes les habitations de mon pays, est utilisé par toutes les catégories de citoyens, de tous les âges...

Si vous avez l'intention de parler de ce petit mot, merci de respecter la grande idée du blog sur "l'anonymat" qui n'est que dans le vent, une cour d'assises belge ne vient-elle pas de fonder un jugement sur un témoin anonyme ?
Xian

07:02 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (70) |  Facebook |

Saucisson d’Arles

 

 

Que se passe-t-il, moi, jeune homme vigoureux pétant de santé, je suis ficelé comme un saucisson d’Arles qui se dessèche auprès des chaussettes de l’archiduchesse.

La conscience et la douleur que Nurofen et Dafalgan réunis ne pourraient empêcher me sautent aux yeux comme les quatre cents cloches du ballon de Tournai qui se mettraient à branler toutes ensemble. Il y a du liquide qui suite, m’a-t-on fracassé à ce point, ma vie s’échappe-t-elle par une blessure béante coup de baïonnette guerre quatorze kriss malais sabre de bois tournevis Conforama, cutter d’homard ben salade, glissé-je ad patrès en douce ?

 

Céline qui me voyait virer aromatique va y trouver à faire, Cronin, Slaughter et tous les docteurs vont pouvoir venir à mon chevet, pour autant que je puisse dire à quelqu’un que je suis ici, dans cet état-là. Omar.

Je cligne de l’œil subrepticement pour m’orienter sur une paire de roberts moulés dans du vert pomme, un crâne plus désert que le Sahel par beau temps et un chapeau mou qu’est plutôt d’époque Philippe Marlowe, le chef ou le traître ?

Mon tour d’horizon n’est pas passé inaperçu, une des trois silhouettes s’avance vers moi sur des semelles crêpe silencieuses, le chauve se penche, éructe au travers de la commissure de ses lèvres :

— Anda so wat hare you douingue hire ?

Comme de normaliche les lecteurs et moi-même n’y entravons que dalle de Shakespeare, encore moins de Caldwell et Miller qui causaient déjà beaucoup moins bien, cependant, futé comme le renard, je décèle un accent chicagolien mêlé de slang de Soho et du vice de Miami bien connu des lectadmiratrices de Dan Johnson, le cousin de Ben, du côté de la mère de Nick.

Alors Kallogero de mon cœur, dis-je faiblement car le choc me travaille encore et la position est malhonnête pour un concours de déclamation, tu jaspinerais pas comme on t’as appris dans la cité phocéenne, entre rue de Rome et la plage du Prado où tu vendais des pittas ?

Le gros lard en a la chique coupée et les deux autres qui n’avaient pas cessé leur auto-jactance se figent, se tassent, silence de mort ça ne m’arrange pas !


05:51 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

29/01/2004

Matraque

 

Ce qui devait arriver est arrivé, patatras, le portable a glissé lentement, il a accéléré et s’est abîmé sur l’émail Jacob Delafon. La journée s’annonce radieuse, Céline prépare ses boucles et je vais pouvoir conclure avec l’équipe de Touraine, je suis certain d’avoir bien mené ma barque.

Même si la barque se nomme Cadillac et qu’une nana d’enfer m’accompagne, vous avez saisi, chers michetons petit à petit au fil de cet émouvant récit un certain nombre de facettes de ma personnalité intime et ambiante. Vous ne connaissez pas mon blaze exact, Henri, c’est vague pensez vous avec raison, des turlupins de ce type , on en a connu des masses et cela a rempli les médias de tous les temps, canicule to-day comme hier, n’empêche vous sombrez dans la certitude que ce n’est pas une gonzesse qui jette les ordinateurs dans le bain qui va faire la loi dans cette affaire, j’ai, c’est vachement ancré dans votre ciboulot plus d’une ficelle à mon Robin des bois.

Je descends en lousdé, escalier de service porte de derrière, la Cad est rutilante au soleil levant, pas un Japonais dans le collimateur, pilote à bombardier, sœur Anne que vois-tu, rien du tout, je m’avance dans la lumière comme le matador dans l’infante, sifflot, chansonnette, air de rien, la clé dans ma poche la serrure le coffre le petit attaché-case qui me donnera l’air de l’employé modèle qui ne peut s’empêcher d’arriver à l’heure chez son brave patron, merci patron pour la nouvelle pointeuse.

Ne vous attendez pas à ce que je vous décrive des horreurs ou des technicités, vous trouverez les premières à la page une de votre Déhache habituelle et les autres dans toutes les revues technologiques de pointe vulgarisée par lot de trois sous cellophane avec étiquette cinquante pour cent. Donc, vous n’aurez rien à cirer de la journée que je vais passer pour m’en sortir avec les honneurs et les fleurs, baisers de la môme de l’étape et main qui traîne. Je me ris des obstacle et au moment où le bon peuple prends le tram à Bruxelles, le métro à Paris les gondoles à Venise, je longe les façades, je couleure de muraille, je me ris des obstacles et passe la petite porte de la conciergerie du 18 impasse de l’avenir, une ruelle perpendiculaire aux quais de Loire. Je m’oriente en soufflant question de pousser mon gyroscope au bon moment lorsque j’entends un bruit suspect.

Évidemment, vous avez compris, chères lectrices, que je suis capable de retenir ma respiration au bon moment. J’esgourde attentif, plus rigide qu’un lézard au soleil, rien sous le vent, les lions sont au marigot, gourrance !

Astérix en avait une trouille caca épinard, je m’en foutais comme des boches de l’an quarante, patatras, il m’est tombé sur la tête, le ciel, l’univers, l’aérolite fracassant, un grand clac sur ma citrouille, pas un de ces trucs en mousse du théâtre Bonhivers, non, un solide manche de cognée lancé avec une vigueur de canadien qui déboise m’a été balancé sur le caberlot. C’est la nausée, ai-je ma vignette de la sécurité sociale pour la réparation des dégâts ?

Combien de temps suis-je resté aux abonnés absents ? J’entrave un murmure, une chanson, Claude François se demande s’il n’a pas un marteau, je cligne du gauche mal m’en prend, la terre se violente, l’ouragan, hurricane Ginette traverse la Louisiane, le prophète sonne la cloche, me faudra six tablettes de Vitdeboo pour reconstituer la valse des heures, d’après la position de l’ombre que je connais depuis l’époque Baden Powell, je peux vous dire que je suis resté le nasillard dans le ruisseau, sans Voltaire et Rousseau au moins plus de temps que pour relever les tickets d’entrée au match de coupe.


05:00 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

28/01/2004

Moulinex turbo 1000

Sécher les cheveux occupation primesautière et bruyante avec l’appareil inclus dans le prix de la chambre, découvrir dans la trousse en fouillant d’une seule main le nécessaire vital lime à ongles curongle (le mot est ignoré par Bille Gates !) support banane pour adoucir les petites peaux du bout des doigts, petites tiges de bois pour repousser les chairs encombrant la lunule, potin d’enfer, regard à gauche, coup d’œil par en dessous pour ne pas troubler les ébats d’Henri qui jure comme le capitaine Haddock et le perroquet des îles réunis, il s’est coupé en voulant se faire beau, je n’ose pas lancer ma remarque habituelle concernant les petits bouts de chou qui se prennent pour des grands garçons, il a l’air vraiment fâché.

Clin d’œil au portable, regards pivotant vers le rideau de douche accumulé en boule dans le coin, tout mouillé, tentative de mise en route du buzzer ventilo pour dame qui le vaut bien, je tente une première sortie de la baignoire vidée. Équilibre déséquilibre le buzzer vibre comme un gafofonne des grands jours. Je manque laisser tomber ce séchoir à cheveux à main, je déséquilibre dans l’autre sens. Me semble que je pivote un peu me souvenant très bien de ce que disait Madame Bielsty, la prof de physique du lycée, le déséquilibre est en général réparti à travers tout le rotor, mais peut se réduire à un déséquilibre statique et à un couple de déséquilibres décrits par trois vecteurs de déséquilibre dans trois plans particuliers, ou à un déséquilibre dynamique représenté par deux vecteurs de déséquilibre dans deux plans spécifiés.

Henri regarde dans le miroir, sourit dans sa mousse à raser, frissonne, ne dit rien, cela vaut mieux, il tient dangereusement un nouveau Bic jetable à la main qui risque d’entraîner de nouvelles blessures. Heureux, nous avons le même groupe sanguin, c’est lui qui me l’a affirmé l’autre soir. Mais le soir il dit n’importe quoi, il dit toujours n’importe quoi.

Click, l’écran de veille s’efface, le portable oscille sérieusement sur le rebord de l’évier, c’est le fil de l’étuve mobile qui tire par l’arrière. Pourquoi ne pas se contenter de simplement faire sa toilette chacun son tour et à l’aise, deux plus le portable dans cette petite salle de bain c’est tout de même une foule.

Je m’assied sur le bord de l’évier, je pousse un peu tout du derrière, je clicke sans le savoir, cela donne un texte étrange : Disons que ça ressemble à un berger allemand sauf que ça a le poil ras et la couleur est brun très foncé. Puis ça a une toute petite queue je crois. Encore une autre différence. Elle, elle s'appelle Monica. Mi-italienne mi-vietnamienne. Mon seigneur et maître n’est pas le seul à raconter des bizarreries ! Toute la toile est emplie de trace de pattes d’araignées aussi étranges. Tu devras te contenter de ce qui reste, et ce qui reste n'est pas particulièrement affriolant : les glaces de l'extrême Nord, celles de l'extrême Sud, et peut-être aussi quelques déserts de cendres et de lichens, annonce un autre.Et ceci... Que penseraient-ils les morts quand la guerre est finie dans les deux camps ? L'idée reste flottante, comme entre deux eaux. Ce n’est pas tout, Lundentreux annonce froidement : Henri Kiss est devenu propriétaire d’une bâtisse sur la colline de la Marlagne, c’est un ancien homme politique lecteur du Monde, amoureux fou de toutes les filles qui passent à sa portée, chasseur de nazis. Ela vire politique avec des informations sur raffarin qui dirige la France, comment est-ce possible ? et qui se plaint des malades. Il se demande s'ils ne jouent pas les malades imaginaires. Entre 1997 et 2002, les arrêts maladie ont littéralement explosé. Sur cinq ans, les dépenses d'indemnités journalières auraient progressé de 46 %, c’est tout profit pour l’emploi et les bénéfices des compagnies pharmaceutiques. Dans le collimateur de l'équipe Raffarin: les arrêts abusifs. C’est vrai ça, y a trop de bus et trops d’arrêt.

—Qu’est ce que tu en penses ?

—Mmmm ?


06:24 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/01/2004

Émergence

— Si je comprends bien, dis-je émergeant de l’eau mousseuse, il n’y a plus de dentifrice. Tu crois que quelqu’un a voulu nous jouer un tour ?

Je regarde Henri qui fait des grimaces et joue de la musculature devant le grand miroir embué et dégoûtant, les hommes, quelle engeance, comment cela peut-il être para - commandos et petits gamins, tarzan et neuhneuh. Je l’aime, il est beau, je suis en train de faire la bêtise de ma vie mais à quoi servirait la vie si ce n’est pour y faire des bêtises.

Je me redresse en détournant le petit loquet qui débonde, l’eau s’encourt par le petit trou, je me dit qu’elle va faire un long voyage et d’après mes études retomber en forte pluie quelque part, pas par ici semble-t-il, il est tôt ce matin, et déjà la chaleur se fait sentir. Je ne suis jamais allée en Afrique ou en Indonésie, comment est-ce quand il fait chaud tout le temps ?

Tandis que je m’essuie, on entend un grand Vlouf chchhh relheuh un petit tourbillon s’excite autour de la décharge et hop, tout est parti ! Je me demande si Henri avait fait pipi dans l’eau ? Mon amie Isabelle dit que les hommes font toujours pipi dans l’eau ! C’est dégoûtant ! C’est fou ce qu’on fait de choses surprenantes !  Qu’est-ce qui me prend de transporter ce portable dans toutes les pièces, je deviens folle, accroc, comme dirait Henri, je ciboulote de la cafetière, je clapote du couvercle. Click, fatalement le truc se débine quand on le touche, écran de veille et appel aux facteurs, images défilantes et télévision du net. Tiens, c’est une vue de où encore en Angleterre, ah oui, Leicester, l'une des villes où les Indiens sont les plus nombreux. Ici on voit une sortie d’école, rien que des bruns, pas de gamins anglais.

Tiens, on dirait Henri Hitch celui qui réside, je le suppose, à Loverval, c’est l’homme qui en savait trop, fantasque et lecteur de World Tales, un extra-terrestre avant l’heure – ou après ?

HH chercherait-il à venger ceux qui ont empêché une précédente mission de repartir, a-t-il investi Mars avant que les Américains n’en captent l’eau pour en faire du Coca ?

Click, tiens, la belle en cuisse, qui ne se souvient des cuisses un peu fortes de Pascale élève secrétaire candidate guide touristique internationale et qui accessoirement aimerait être directrice d’agence de voyage, attirant toujours le regard des hommes. Click Hollinkx, Annemarre, Sophie, Lesbos ou quoi ? Click.

Un film nazi, à cette heure-ci ? Peut-on souffrir à toute heure ? Dans le catalogue infini des souffrances que l’homme est capable de faire endurer à son semblable, les seules limites à quoi se heurte le bourreau sont celles de son imagination dépravée et celles de la résistance de sa victime. 

 


04:59 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

26/01/2004

Élévation subite

 

Coup d’œil au portable déposé de guingois, elle peut pas s’en passer ou qui, c’est sa drogue son gardénal prozarc. Dans la petite case centrale, chaque matin des nouvelles de la bande dessinée chez http://petitedetente.skynetblogs.be/, me dit Céline qui s’intéresse à tout, c’est normal pour une bouquinière.

— On dit bouquiniste ilote ignare !

— Y lotte quoi ?  Elle devrait pourtant savoir maintenant que j’aime ce qu’elle aime, les livres, moi aussi j’en cherche un, bien particulier : Le livre qui vous réjuvène l'âme, boyaute le boyau ! poudroie les soucis !... humeurs, avaros ! avaries.

 

— Je dis qu’on ne fera jamais rien de bon de toi

Ce qui est totalement idiot puisque c’est le contraire dans cette baignoire où nous sommes face à face il joue des orteils comme le dieu Pan bon là c’est moi qui déboule des cercles de la culture Pan avait de gros sabots c’est bien connu et une flûte, Henri aussi, pas de gros sabots, mais un instrument de musique à coulisse qui ne cessait de m’émerveiller.

 

Comme bonhomme blizzard je m’élève me secoue gicle geysère cascade bombarde balance la flotte sur les murs le carreau la vitre le rebord les essuies et le rideau pas tiré, je soulève un pied s’égouttant cela dégouline perfuse dégouttule, Céline en a partout, manifeste sa mauvaise humeur.

— Mes cheveux tu as vu mes cheveux mais enfin cesse comment tu arranges tout là tu as vu ma trousse et mes bigoudis.

Ai-je révélé qu’elle transportait toujours ses bigoudis ?

Je dépose le pied sur du dur qui mollit, putasserie un tube de Pepsodent que même les prisonniers pendant la guerre n’en auraient pas voulu, du Vim à l’état pur, le Bref de l’émail à éléphant.

— Dis-donc tu laisses tout traîner alors ? dis-je en secouant mon pied vaseliné au dentol pur.

Je chantonne, je vocalise, j’accapellise en clickant d’un doigt mouillé sur http://www.netmalin.fr/.

Sifflotement essoufflements ...

Je remont'rais sur scène

Comme dans les années folles

Le long de tout l’bahut-u

Et puis l'année d'après

Je recommencerai

Et puis l'année d'après

 Je recommencerai

Je me prostituerai-ai

Pour la postérité

 Et les vieux de l'école

Diront que j'suis pédé

Que mes yeux puent l'alcool

 Que j'fais bien d'arrêter 

 

Équilibre mouvance crème sublime déséquilibre rattrapage au rideau deuxième chute de la matinée, cette fois hors de l’a baignoire réception dure.

J’aurais préféré le rôle d’un Francis mais il paraît qu’il n’a pas eu droit à la mousse, un athlète cela ne se douche qu’après les forts. Perd rien pour attendre la femelle, je laisse discrètement la flacouse, on va rire quand ce sera son tour, maintenant elle ne voit rien, elle brouillonne elle shampouine, elle savonne, elle tripote sa touffe, elle effile elle démêle elle brosse elle capilliculture.

Nouveau regard sur le petit écran qui commence à rerssembler à un aquarium, quelles nouvelles dans le poste, a-t-on des mails des courriels des notes des machins des liens des trucs pour recoudre un bouton à son falzar, que se passe-t-il chez Domino qui est dans le bain ou chez Herbert qui n’y est pas ? 'L'orage cosmomédiumnique gronde !...

Là-bas, Jean-Pierre a pris ma place en riant, le sot ! Aujourd'hui, il est à l'ombre, je suis au soleil...

 

Hé hé...

On parle du grand nez ... "En 1975, Jacques Chirac, alors jeune Premier ministre, pose aux côtés de son "ami personnel", le dirigeant irakien, Saddam Hussein. A cette époque, l'Irak et la France signent plusieurs contrats militaires portant sur la vente de Mirage, missiles, blindés, et un accord de coopération nucléaire pour un programme civil qui conduira à la livraison, par Paris, de deux réacteurs (Tamuz 1 et 2), détruits en 1981 par un bombardement israélien. Pendant la guerre Iran-Irak, la France reste l'amie fidèle du régime de Bagdad, fermant les yeux sur la nature même de ce régime. Les ventes d'armes continuent et la France assure Saddam Hussein de son soutien "face à la poussée iranienne". Les gestes amicaux se poursuivent tout au long des années 80, atteignant leur sommet en juillet 1990, quand Paris signe avec Bagdad un accord sur le rééchelonnement de la dette irakienne..." et ailleurs, on joue dans le ruisseau, faute à Rousseau ?

 


11:39 Écrit par Xian | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |