30/01/2008

Féminin comme la virilité

 Raymonde, Renée, Claudine, Mireille, Éliane, Suzanne, Marcelle, et puis les Gisela, Antonia, Lullah et autres Tania et Samira, m’émilent quotidiennement ou presque.

(La suite est ici)

16:28 Écrit par Xian dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/01/2008

Message de l'an neuf

 

Un mercredi comme les autres, je ne sais même pas pourquoi c'est un mercredi, je n'ai jamais trouvé Mercure très intéressant et j'aime mieux le calendrier japonais qui me fait changer de siècle au gré des empereurs.

 

C'est bien les empereurs, pour le moment, il y a Busch, Elio et Sarko qui se rejouent les grandes plaines, découvrent que le socialisme peut imaginer du pétrole sous les siècles contemplant les pyramides. Le monde va mal dit-on, disent-ils, pour conserver leur privilèges et maintenir des hommes sous leur domination militaire, économique, sociale.

 

Le monde va bien, la Chine se réveille, le pape n'ose plus dire que les Portugais sont propriétaires de l'Ouest et les Espagnol de l'Est, d'ailleurs le Réal de Madrid n'est plus ce qu'il était et la Juventus a pris de sérieuses rides.

Le monde va bien, je peux téléphoner à mon ami astronaute qui répare la plomberie d'une station orbitale qui va me permettre de regarder StarAc' en couleurs plus véritables sur écran mou. Le monde va résolument bien, on peut se permettre de faire des guerres, créer des déserts, empêcher la pluie de tomber et découper la calotte glaciaire pour agrémenter « ontherocks »un véritable Martini, ® TM garanti sans ONG.

 

Le monde va bien, vous roulez en automobile, moi aussi mais moi, je pense à mon grand-père qui a quitté son village de Bouvignespour « monter à Bruxelles », à pied, qui jamais n'a vu ni la mer ni la montagne et qui a peut-être pensé à tous ces aïeux qui n'ont pu aller plus loin que le marché du bourg voisin, personne n'avait assez de liards pour se payer une carriole et un cheval, pas même un baudet.

 

Le monde va bien, il y a me dit-on, de plus en plus de chômeurs, c'est formidable, on va enfin faire mentir l'adage crétin : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front. »

 

2008, ça me botte !

 

Envie de lire quelque chose de contrariant, tous les jours ? Quelque chose qui fait sourire et réfléchir ou même pas réfléchir ... Réfléchir ? Bah ! Y a ka acheter un miroir, c'est le moment, ils sont en solde.

 

Bonne année

Xian.

10:00 Écrit par Xian dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/11/2007

Arlène

De mon septième de cet immeuble de huit paliers, je vois très bien tout ce qu’ils font, il y en a, vraiment, je vous jure, pff !  Je suis bien content que Boma, elle, ne voit pas cela.

Tiens, par exemple pour le moment, Arlène, qui habite le premier à gauche, traverse sa cuisine d'une marche extrêmement discrète, sans l'ombre d'une provocation. Je la suis et comme elle se ployait à peine pour écarter une chaise j’aperçois un court instant le creux délicieux que faisaient ses jambes, à la hauteur des genoux.

 

Elle entra dans son salon et se dirige vers le guéridon qui supporte le combiné téléphonique, j’ai comme l’impression d’être enfermé avec elle dans l’étroit espace aménagé entre le fauteuil semi-rond et un pouf rapporté d’un voyage en Tunisie.

 

Très près de nos têtes, une de ces lampes, qui me rappelle toujours cette blague idiote que l’on faisait lorsque nous demandions à un invité de faire tourner une assiette au plafond, nous inonde d'une lumière crue. Ses hanches ne pouvaient pas ne pas toucher mon corps. Elle tend la main gauche, hésite une seconde puis saisissant l’appareil, elle pivote sur elle-même manquant me faire basculer avec elle sur le fauteuil où elle s’abandonne, converse avec un lointain correspondant. Je ne suis pas jaloux.

09:01 Écrit par Xian dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/11/2007

Charlotte

 

Comme c’est étrange.

En face, un immeuble vieux.

De là, il regarde se retourne va-t-il parler à quelqu’un, parle-t-il à quelqu’un ... il semble dire.

Il semble dire qu’il ya des tas de locataires dans cette ancienne gare que l’on vient de rénover, de réhabiliter, maintenant ce sont des appartements ici.

 

Il regarde, il se dit qu’il y a du monde, que toute cette vie, ce n’est pas rien.

 

De chez Boma, on voit l’ensemble de la façade et puis la petite cour arrière du côté gauche, parce que la bâtiment est un peu oblique par rapport à l’autre. L’autre, peut-être était-ce autrefois un hôtel ?

On ne sait pas. Il ne sait pas.

 

Au troisième, à gauche, il n’y a personne, enfin, pour le moment, on dirait qu’il n’y a personne. De chez Boma, on voit la cuisine et une partie du salon.

A l’étage au dessus, une dame nettoie les vitres, perchée sur un escabeau qui n’a pas l’air trop stable, cela paraît dangereux. Il suffirait de si peu de choses pour qu’elle bascule dans le vide.

Elle pourrait s’écraser sur le trottoir ou alors tomber sur le toit d’une voiture en stationnement et rebondir. Une abeille, une crampe, une poussière dans l’œil, un geste brusque, une sonorité stridente et soudaine, l’ambulance qui passe et ramène un corps à l’institut médico-légal qui n’est pas loin.

 

Elle ne sait pas qu’on la regarde, qu’il la regarde. L’immeuble vit un peu au ralenti, c’est le début de l’après-midi, il ne se passe jamais grand-chose vers cette heure-là.

 

Tandis que quelqu’un rentre dans l’immeuble par la porte principale, la dame qui faisait les vitres est descendue de son support et maintenant elle inspecte son travail, elle en semble satisfaite, elle fait aller le battant une ou deux fois , comme le charpentier qui vient de huiler les gonds.

 

Après avoir refermé, la voici qui rentre en tirant l’escabeau vers elle. Un coup de vaporisateur annonce qu’elle va s’occuper de la fenêtre du salon. Mais l’attention est détournée par un scintillement, une lumière qui s’allume à l’étage plus haut. Les volets étaient clos, l’un d’eux, roulant mécanique, se relève et laisse apercevoir une lueur blafarde de néon cru.

 

Il ne se passera rien de particulier pourtant.

 

Les vitres du quatrième côté rue sont propres, une fenêtre s’est ouverte un moment au second et une main a secoué un chiffon jaune. Il faudra attendre quatre heures, des retours d’école, cinq heures, des retours de fonctionnaires et puis jusqu’à neuf heures pour voir rentrer Charlotte.

 

Charlotte c’est une pulsion sexuelle garantie.

 

06:00 Écrit par Xian dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/10/2007

Loup et lapin

 

Isabelle refuse de se laisser emmener à l’hôpital avant qu’on ne dépose le copyright traditionnel. J’ai beau lui dire que je vais m’en occuper, elle s’en fiche comme de sa première chemise, voire même celle très abîmée qu’elle porte pour le moment.

 

Ils l’ont amenée chez moi en piteux état en me disant que j’étais l’auteur et que je n’avais qu’à tire mon plan avec elle. J’ai téléphoné à Arthur pendant qu’on plaçait la pauvre fille sur mon lit, sous les yeux effarés de Chimère qui roule les yeux en boule de loto et les r comme aucune Chinoise ne saurait le faire.

Ma petite amie jaune place une poche à glace sur l’abdomen endolori de l’Isabelle en question et s’empresse de prendre dans notre armoire pharmacie les cotons, flacons de désinfectants et antiseptiques nécessaires à soigner un peu mon héroïne.


— Ce n’est pas la peine de rester dans la chambre me dit Chimère, tu as suffisamment regardé les seins de cette fille de peu et de bien d’autres, tu vas te fatiguer les yeux mon petit loup.

 

Quand elle dit mon petit loup, c’est que ça va barder, comme l’autre fois quand elle m’a surpris avec cette fille de la jeune et belle génération actuelle, comment était-ce encore, ah oui ! Sophie Marceau, il est normal pourtant comme auteur que je rencontre des personnages vivants pour bien comprendre le monde dans lequel faire évoluer mes amis. On ne peut aujourd’hui se contenter de l’imaginaire. Déclarer que cette Sophie-là parle beaucoup de ses seins sans les avoir vus, c’est mal faire son boulot et maintenant qu’on se connaît, vous avez compris, amis lecteurs, que j’aime le travail correctement fait.

Par exemple je suis contrarié de ne plus savoir vraiment qui sont Céline Dion et Georges Clooney dont Chimère ma parle souvent, des amis québécois à elle ?

— Pendant que tu glandes, va un peu voir à ma voiture, j’ai une petite lumière rouge qui reste constamment allumée, hier c’était même ennuyeux pour les yeux.

— Une lumière rouge ! m’exclamai-je à haute et vigoureuse voix, mais c’est souciant cela, mon petit lapin.

Loup et lapin c’est très zoophile mais ça dit bien ce que cela veut dire.

06:45 Écrit par Xian dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/10/2007

Femme d'affaire

Henri privilégie les femmes d’affaires ayant des solutions simples...

http://img337.imageshack.us/img337/3012/medemlavement2pl3.jpg

 

06:30 Écrit par Xian dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/10/2007

Jeudi 4, oui, certains s’en souviennent ...

Jeudi 4, oui, certains s’en souviennent ...Henri se rappelle la jolie commerçante de ce magasin, comment était-ce encore ? la bouquinerie ? Le souvenir du lieu est flou tandis que celui des aventures vécue lors d’un long périple européen repassent en idées folles, en vagues successives, les bombardiers attaquent, les Jap’ attaquent. Faces de citron, non, on ne peut plus, il faut rester politiquement correct, rigide intérieur et extérieur.Céline, oui, elle disait des choses étranges ...Vous vous rappelez ? « Je m'endors, je ne te vois plus. Alors je te convie dans mes nuits où mes rêves ne sont pas de tout repos. Il te faudra d'abord terrasser les dragons, affronter des monstres de feu.       
Allons mon amour, on ne t'a jamais expliqué à quoi rêvaient les jeunes filles ?
J’envisageai assez naturellement de prendre des substances illicites et que la principale action des psychotropes porterait sur les flux oniriques et sur la capacité d’attention, la coordination des mouvements, la gestion de mes déséquilibres, j’intellectualisais mon grand amour, vous pensez bien, une marchande de littérature !  Cependant, une chose échappait à mon intuition : l’hallucination directe des sens. Voilà bien une chose que la littérature aussi bien médicale que romanesque ou autobiographique rend mal. En définitive, je me suis contenté d’un pastis qu’en plus c’était un Ricard dans un verre de 51.

05:45 Écrit par Xian dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |